Le dialogue social au cœur d’une réunion de haut niveau à Rabat
Le ministère de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences a organisé ce mercredi 8 mai à Rabat une réunion de haut niveau sous le thème "Dialogue social : pilier d’un État social solide", avec la présence du directeur général de l’Organisation internationale du travail, Gilbert Fossoun Houngbo, en visite officielle au Maroc.
Sous la présidence du ministre Youness Sekkouri, et en présence de Chakib Alj, président de la CGEM et de leaders syndicaux, la réunion a été l’occasion de débriefer avec le directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT) la dernière session du dialogue social.
Dans une allocution, Youness Sekkouri a affirmé que le modèle marocain de dialogue social était unique, car selon lui, toutes les parties prenantes forment un corps compact, uni par des aspirations communes centrées sur le progrès du pays et le bien-être des citoyens.
Chakib Alj, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), a de son coté souligné l’importance de l’accord social conclu le 29 avril, qui n’aurait pas été possible sans celui signé en avril 2022, car ce dernier avait selon lui "établi un premier climat de confiance, de dialogue et de collaboration" entre le patronat, les syndicats et le gouvernement.
Abordant la question du Code du travail, M. Alj a plaidé pour la nécessité de sa révision afin de garantir un équilibre plus juste entre employés et employeurs. Le patron des patrons a également insisté sur l’importance de placer la formation continue au cœur des réformes pour "mieux servir les besoins des entreprises". "Il est également impératif de réformer le système de retraites pour qu’il puisse répondre aux défis actuels", a-t-il conclu.
Miloudi Moukharik, secrétaire général de l’Union marocaine du travail (UMT), a pour sa part mis en avant l’importance de l’accord du 29 avril, soulignant la transformation du dialogue social de conjoncturel à institutionnel. "Désormais, il y aura deux sessions annuelles de dialogue social, en avril et en septembre", a-t-il rappelé. Le leader de l’UMT a également noté la bonne foi du gouvernement dans ces négociations, affirmant que cet accord représentait un progrès significatif dans la lutte pour l’amélioration des conditions de vie des salariés.
Gilbert Fossoun Houngbo, directeur général de l’OIT, a salué la volonté politique manifeste de faire de l’État social un élément central du développement économique du pays. Selon lui, les acteurs marocains semblent tous déterminés à "transcender leurs différences" pour parvenir à un consensus qui satisfasse toutes les parties prenantes. Il a enfin incité les acteurs du dialogue social à saisir le momentum pour aller de l’avant et réaliser le maximum d’acquis possible.
Lahssen Hanssali, représentant de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) a, lui, prôné la création d’un observatoire national du dialogue social qui servira de plateforme d’échange et de consolidation des avancées historiques, et l’établissement d’une académie de renforcement des compétences administratives des syndicats, à l’instar des meilleurs pratiques internationales.
Akhannouch reçoit le DG de l’Organisation internationale du travail
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