Cannabis : 150 nouveaux écotypes identifiés pour la Beldya au Maroc
"Pour la Beldya, rien n’est fait au hasard. Les recherches sur cette variété locale se poursuivent et donnent de bons résultats, d’où son autorisation cette année" par l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis, a expliqué son directeur général, Mohamed El Guerrouj.
La culture de la Beldya, variété locale du cannabis, a été autorisée cette année pour la première fois au Maroc par l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC), après une année test de la culture des semences importées de cannabis.
"Pour cette variété, les recherches se poursuivent", a déclaré Mohamed El Guerrouj lors d’un atelier de travail organisé ce vendredi 17 mai par la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques (FMIIP).
"Une convention de 10 millions de dirhams a été signée avec l’Institut national de la recherche agronomique, et nous avons déjà identifié 150 nouveaux écotypes", a-t-il souligné.
"Nous n’avons pas autorisé cette variété pour rien. Nous avons de bons résultats", en termes de recherche. "Les agriculteurs sont demandeurs, car si tous attendent la semence importée de cannabis, nous n’avancerons pas par rapport aux objectifs des petits agriculteurs qui n’ont pas l’eau. La Beldya, c’est le bour. Ce sont des semis de février ; ça n’a rien à voir avec les semences importées", a encore expliqué Mohamed El Guerrouj.
Et d’ajouter : "La Beldya a été traitée d’une manière intelligente avec les coopératives de production, la situation est maîtrisée."
"En octobre 2024, nous aurons la première semence marocaine de Beldya à commercialiser"
"Cependant, la totalité des écosystèmes identifiés ont un THC supérieur à 1%. L’article 6 de la loi en vigueur régissant les activités du cannabis est clair. Il stipule que l’industrie pharmaceutique est la seule à pouvoir utiliser le THC supérieur à 1%. Ce qui fait que pour la Beldya, il y a un engagement direct selon lequel seule l’industrie pharmaceutique constituera l’utilisateur final", poursuit Mohamed El Guerrouj.
"Dans la convention signée entre les opérateurs de transformation et les industriels pharmaceutiques, il est clairement indiqué que dans le cas où ces industriels n’achètent pas la Beldya, les opérateurs de transformations devront détruire du THC et n’en laisser que 1%. Il y aura donc un retour vers le 1%. Et au Maroc, nous aurons, vers fin octobre prochain, la première semence marocaine de Beldya à commercialiser, avec un THC inférieur à 1% et un CBD maximum".
"Avec les experts, nous avons toutefois constaté que tous ceux qui ont fait l’extraction pour réduire le taux du THC sont également obligés de réduire le CBD. Sur le plan de la rentabilité économique, ils pourront être perdants. Sauf que si au Maroc nous sommes à un THC inférieur à 1%, lorsque les opérateurs voudront commercialiser leur CBD en Europe, le taux devra être inférieur à 0,2 ou à 0,3%."
"Cela signifie que même s’ils ont de la semence légale avec un taux de THC de 0,9%, ils seront obligés de le réduire, et en le réduisant, ils réduiront également le taux de CBD. Dans ce cas, la rentabilité entre en jeu. C’est pour toutes ces raisons que l’on continue de travailler sur la Beldya, sur le plan de la rentabilité quant à l’utilisation du CBD", conclut Mohamed El Guerrouj.
À découvrir
à lire aussi
Article : Prévisions météorologiques pour le lundi 20 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 20 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie (DGM): - Températures en hausse avec temps […]
Article : Dette hybride. Au-delà de la levée, le modèle et les contraintes d’OCP
Derrière le succès de son émission obligataire hybride d’avril 2026, le groupe OCP révèle une équation financière complexe. Entre montée de la fiscalité, politique de dividendes, investissements massifs dans la transition verte et dans des activités hors cœur de métier, le champion des phosphates doit désormais arbitrer dans un environnement compliqué.
Article : Un nouveau “dictionnaire critique” pour relire le Maroc colonial
Un ouvrage collectif dirigé par l’anthropologue marocain Hassan Rachik propose une relecture de la période coloniale à travers un format original de dictionnaire, réunissant une vingtaine de chercheurs marocains, français et espagnols.
Article : Sahara: despite Algiers’ efforts, Washington’s position remains unchanged
On the sidelines of the Antalya Diplomacy Forum in Turkey, Algeria’s foreign minister and the U.S. president’s senior advisor for Arab and African affairs discussed several regional issues, including the Sahara. Yet behind the carefully worded Algerian statement, Washington’s support for Morocco’s territorial integrity remains clear and unchanged. Since December 2020, that position has taken on the weight of state continuity, suggesting it will endure regardless of political turnover in Washington or diplomatic initiatives from Algiers.
Article : Santé animale : Biopharma et le Tchad passent à la phase opérationnelle de leur partenariat
La société pharmaceutique marocaine Biopharma a signé à N’Djamena une feuille de route de coopération avec l’Institut tchadien de recherche en élevage pour le développement (IRED), dans le cadre du renforcement de la coopération maroco-tchadienne dans le domaine de la santé animale.
Article : Casablanca : les autorités démentent auprès de Médias24 une rumeur sur une fermeture des commerces à 23 heures à Anfa
Les autorités ont démenti, auprès de Médias24, l’existence d’une décision imposant la fermeture des commerces, cafés et restaurants à 23 heures dans le ressort de la préfecture d’arrondissements de Casablanca-Anfa, après la circulation d’informations en ce sens sur certains sites et réseaux sociaux.