Mondial 2030. L’Espagne fixe sa liste de stades
Le Camp Nou, le Stage Front Stadium de l’Espanyol, San Mamés, la Reale Arena, le Santiago Bernabéu, La Cartuja, le Metropolitano, la Romareda, La Rosaleda, Gran Canaria et Riazor sont les 11 stades retenus.
Selon le journal espagnol spécialisé Marca, l’Espagne proposera 11 stades dans le cadre de la candidature tripartite pour l’organisation du Mondial 2030. Le Portugal en proposera trois et le Maroc six (Casablanca-Benslimane, Rabat, Tanger, Fès-Meknès, Marrakech et Agadir). Tous ces stades, des trois pays, devront être conformes aux normes de la FIFA, à qui revient la décision ultime de retenir ou de récuser un stade.
Comme l’avait expliqué Médias24, ce qui compte, ce ne sont pas les stades, mais les matchs, aussi bien en nombre qu’en qualité.
Outre les déboires juridiques dans lesquels est embourbé l’actuel président par intérim de la fédération espagnole de football (RFEF) pour des allégation de corruption, et la mise sous tutelle de la RFEF en mai dernier, la candidature espagnole subit fortement la pression des régions. En effet, la régionalisation est très avancée chez notre voisin ibérique, et la fédération a essayé de satisfaire les régions les plus puissantes et/ou insistantes. D’où l’inflation du nombre de stades candidats.
Onze stades ; cela signifie une dispersion de la compétition qui imposerait aux spectateurs venus de l’étranger une mobilité pas forcément aisée.
Dans le cas marocain, on s’en tient aux six stades connus. Si le quota marocain est d’une quarantaine de matchs, cela signifie six ou sept matchs par ville. La ville du Mondial deviendrait ainsi une destination, et c’est plus confortable pour le spectateur venu de l’étranger.
De plus, la décision ici ne revient pas exclusivement aux trois pays candidats. La FIFA a son mot à dire.
Le dossier de candidature conjoint, ou Bid Book, qui doit être envoyé avant le 31 juillet est un document volumineux plutôt fastidieux, comportant les engagements des gouvernements de chaque pays ainsi que des villes candidates, des détails sur les stades proposés justifiant leur existence, les terrains d’entraînement en nombre suffisant, les hôtels de différents niveaux et une capacité d’hébergement idoine, les éléments concernant les loges VIP, les tribunes, les camps de base des équipes, les exigences relatives aux sites de diffusion, aux sites d’événements liés aux compétitions, aux fan zones, etc.
Un document qui répond en fait aux exigences du cahier des charges FIFA.
La FIFA examinera en détail le Bid Book et décidera si tous les stades proposés par l’Espagne, le Maroc et le Portugal seront finalement retenus. Ensuite, tout devra être ratifié lors d’un congrès extraordinaire de la FIFA qui se tiendra en décembre 2024.
Autre élément à prendre en compte : la plus prestigieuse des compétitions internationales sportives fêtera ses 100 ans en 2030. Pour célébrer ce centenaire en bonne et due forme, le Conseil de la FIFA avait décidé en octobre dernier qu’une cérémonie unique aura lieu dans la capitale de l’Uruguay, Montevideo, où la première Coupe du monde de la FIFA a été jouée en 1930. Trois matchs de la Coupe du monde 2030 seront également joués, respectivement en Uruguay, en Argentine et au Paraguay.
à lire aussi
Article : La politique de l’eau, un enjeu de souveraineté nationale selon Nizar Baraka
Lors du MAP Town Hall organisé à Rabat, le ministre de l’Équipement et de l’Eau a détaillé cinq priorités : dessalement, interconnexions entre bassins, équité territoriale, préservation des ressources et valorisation de l’expertise marocaine à l’international.
Article : Tourisme : pourquoi l’objectif des 26 millions de visiteurs pourrait être atteint avec deux ans d’avance
Le tourisme marocain est en avance sur son propre calendrier. Alors que l’objectif officiel reste fixé à 26 millions de visiteurs en 2030, les performances récentes poussent déjà le secteur à préparer l’étape suivante : une nouvelle feuille de route pouvant viser 30 millions d’arrivées et près de 200 milliards de dirhams de recettes.
Article : Formation continue : le CESE pointe un système trop complexe et trop concentré à Casablanca
En 2022, seuls 1.647 employeurs sur près de 315.000 cotisants ont bénéficié des contrats spéciaux de formation, selon le Conseil, qui recommande un fonds dédié, la digitalisation des démarches et un meilleur accès pour les TPME et les indépendants.
Article : Bourse de Casablanca : le MASI termine en légère baisse le 3 juin 2026
L’indice principal s’est établi à 18.563,40 points, dans un volume d’échanges de 237,9 MDH sur le marché central, avec Managem, TGCC et Alliances parmi les valeurs les plus actives.
Article : La pyrite, vieux résidu minier devenu enjeu stratégique pour OCP
C’est l’histoire d’un minerai longtemps négligé qui revient au centre du jeu industriel. Alors que les prix du soufre atteignent des niveaux historiques, OCP prépare dès 2027 la récupération locale de pyrite et de pyrrhotite, avec Managem et d’autres acteurs miniers en toile de fond. Explications.
Article : Après 17 ans, Lamia El Ghorfi quitte La Mamounia pour se consacrer à un projet familial
Après dix-sept années passées à La Mamounia, Lamia El Ghorfi a annoncé son départ de la Direction de la communication et des projets culturels. Elle indique vouloir se consacrer à un projet familial, tandis que son successeur sera dévoilé dans les prochains jours.