Réseau de la mairie de Fès : les peines aggravées en appel, le maire Bekkali écope de 6 mois ferme
L’adjoint du maire, Abdelkader Boussairi, a écopé de la peine la plus lourde : 8 ans d’emprisonnement et 20.000 DH d’amende. Seuls 4 des 13 autres accusés ont vu leurs peines confirmées. Pour les autres, dont le maire, les sanctions sont aggravées.
Une seule journée a été dédiée aux plaidoiries dans le procès en appel qui a démarré le 24 avril dernier. C’est à l’issue de celle-ci, durant la soirée du mercredi 26 juin, que les condamnations sont tombées. Elles sont plus lourdes que celles prononcées en premier ressort.
Les 14 condamnés ont été reconnus coupables, chacun en ce qui le concerne, de faits allant de la "falsification de documents officiels”" à la "dissipation de deniers publics", en passant par la "corruption".
Les chefs d’accusations les plus graves sont ceux adressés à l’adjoint du maire, Abdelkader Boussairi. Condamné à huit ans d’emprisonnement et à verser une amende de 20.000 DH, il est reconnu coupable de "constitution d'une bande criminelle", "dilapidation de deniers publics", "falsification de documents", "corruption" et "abus de pouvoir". Sa peine a donc été prolongée de trois ans, par rapport à celle prononcée en première instance. En revanche, l’amende a été réduite à 80% (de 100.000 à 20.000 DH).
De son côté, le maire de Fès, Abdelslam El Bekkali, écope d’une peine de six mois de prison ferme et au versement d’une amende de 10.000 DH. Il était poursuivi pour un délit, à savoir la "non-dénonciation de crime". À l’issue du procès en première instance, Abdeslam El Bekkali, qui était poursuivi en état de liberté provisoire, avait été innocenté. Mais l’instance collégiale chargée de statuer sur cette affaire en appel a décidé de le condamner. Idem pour le secrétaire du conseil communal, Soufiane Drissi, qui a écopé de la même peine.
Les autres condamnations sont comme suit :
-I.S., 5 ans d’emprisonnement et 20.000 DH d’amende (au lieu de 3 ans en première instance) ;
-M.D., un an d’emprisonnement et 20.000 DH d’amende (au lieu de dix mois en première instance) ;
-H.F., trois ans d’emprisonnement (peine confirmée) ;
-A.B., trois ans d’emprisonnement (au lieu d’un an dont dix mois ferme) ;
-O.H., quatre mois d’emprisonnement (peine confirmée) ;
-I.A., quatre mois d’emprisonnement (peine confirmée) ;
-M.M., trois ans d’emprisonnement et 20.000 DH d’amende (au lieu de huit mois en première instance) ;
-N.A., deux ans d’emprisonnement et 20.000 DH (au lieu de quatre mois en première instance) ;
-M.A., deux ans d’emprisonnement et 20.000 DH (au lieu de quatre mois en première instance) ;
-A.F., cinq mois d’emprisonnement et 5.000 DH d’amende (au lieu de trois mois en première instance) ;
-A.A., quatre mois d’emprisonnement (peine confirmée).
LIRE AUSSI :
5 ans de prison ferme pour Abdelkader Boussairi (ex-parlementaire et adjoint du maire de Fès)
À découvrir
à lire aussi
Article : FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice
Mise en cause par barlamane.com pour une affaire foncière, la maire de Marrakech annonce qu'elle va poursuivre ce journal en ligne ainsi que tout journaliste qui relaierait ces "allégations non fondées".
Article : Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 26 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Formations brumeuses matinales et nocturnes […]
Article : Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit
Comme prévu par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONY s'est réuni à huis clos pour faire le point avec l'envoyé personnel et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, au sujet de l'avancement des efforts de paix.
Article : Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca
À Casablanca, le marché immobilier change de configuration. La raréfaction des petites surfaces et la hausse des prix pèsent sur le résidentiel, tandis que des segments comme la logistique et l'industriel offrent aujourd'hui des rendements plus élevés. Dans ce contexte, les arbitrages des investisseurs évoluent selon les budgets et les opportunités. Décryptage avec Asaad Sadqi, président de l'Association régionale des agences immobilières Casablanca-Settat.
Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque européenne (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.
Article : Carreaux céramiques : ouverture d'une enquête antidumping sur les importations indiennes
Le Maroc ouvre une enquête antidumping sur les importations de carreaux céramiques en provenance d’Inde. À l’origine de cette procédure, les industriels marocains du secteur dénoncent des pratiques de dumping et une hausse soutenue des importations indiennes, jugées menaçantes pour la production nationale.