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La résidence secondaire, du rêve à la réalité

Posséder une résidence secondaire est un rêve pour nombre de particuliers, mais ce projet nécessite une réflexion préalable car il a un coût important. Si la location partielle peut permettre d'amortir les charges courantes, tous les sites ne bénéficient pas de la même demande. En outre, la location est soit chronophage, soit assujettie à des commissions.

La résidence secondaire, du rêve à la réalité
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Le 12 août 2024 à 16h32 | Modifié 13 août 2024 à 10h46

En cette période estivale, certains vacanciers, au lieu de séjourner à l'hôtel, se rendent dans leur résidence secondaire. Cette seconde option peut intéresser les investisseurs qui rêvent d’un pied-à-terre à la campagne, mais il faut prendre plusieurs éléments en considération avant de franchir le pas. Premièrement, quand nous parlons de résidence secondaire, il s’agit d’un bien immobilier dont le propriétaire peut jouir.

Ce n’est donc pas un investissement purement locatif, comme le ferait un investisseur qui achèterait par exemple un studio à Casablanca pour le mettre à la location toute l’année. Nous parlons d’un bien immobilier dans une autre ville ou à la campagne dans lequel le propriétaire a la possibilité de séjourner plusieurs semaines ou mois dans l’année.

Une maison secondaire a l’avantage d’être disponible à tout moment, d’être personnalisée avec du mobilier et de une décoration sur mesure. Mais cela a un coût, et il faut peser le pour et le contre entre acquérir un pied-à-terre ou aller en vacances à l’hôtel.

Un coût important à prendre en compte

Tout d’abord, il y a les coûts initiaux d’acquisition du bien et d'éventuels travaux de mise à niveau. À cela s’ajoutent des coûts fixes récurrents, notamment :

  • les taxes d’habitation ;
  • un éventuel coût du crédit ;
  • l'assurance multirisques habitation ;
  • l'entretien et la réparation (jardin, piscine, petits travaux etc.) ;
  • la facture d’eau et d’électricité ;
  • les charges de copropriété.

On comprend donc que d’un point de vue logique, partir en vacances à l’hôtel est bien moins engageant et onéreux que de se lancer dans l'achat d’un bien secondaire. Souvent, c’est bien un attrait psychologique qui opère, avec le fait de se dire que l’on est "chez soi" et que les règles sont propres aux propriétaires qui peuvent jouir d’une liberté totale dans leur résidence secondaire, contrairement à l’hôtel.

Cependant, en fonction de la situation financière et de l’objectif du propriétaire, il peut être pertinent de louer son bien durant les périodes d’absence pour amortir un minimum les charges courantes qu’implique la propriété d’une résidence secondaire. Et là encore, tout dépend de l’endroit où se situe ce bien.

Marrakech offre la possibilité de louer son bien toute l’année, contrairement aux stations balnéaires

La location partielle est une option souvent considérée par les propriétaires. Mais il y a des disparités selon la localisation. Un professionnel de l’immobilier nous confie que "dans un complexe golfique à Marrakech, il est possible de louer presque toute l’année, ce qui est pratique pour les propriétaires. En revanche, dans des stations balnéaires comme Taghazout ou Asilah par exemple, on peut louer de juin à la mi-septembre mais, ensuite, la demande baisse fortement. Si le propriétaire a le temps et la volonté de profiter de son bien en inter-saison, c’est une bonne solution".

Mais là encore, la location occasionne des frais. À moins que le propriétaire se charge de la totalité de la gestion locative, à savoir, le ménage, l’accueil des clients, la remise des clés, le check-out, etc.  Ce qui en soi est un travail à part entière. Cependant, il y a la possibilité de sous-traiter ces services auprès de particuliers qui s'en chargent ou bien auprès de conciergeries comme dans les complexes golfiques de la Palmeraie à Marrakech par exemple.

Contacté, Yakeey, notre partenaire immobilier, nous explique que "généralement, pour ce qui est de la gestion locative de bout en bout, les propriétaires peuvent s'adresser soit aux gestionnaires particuliers soit au syndic, qui parfois proposent une gestion locative dans des résidences structurées moyennant 20% de commission sur le montant des loyers".

Factuellement, l'option financièrement la plus avantageuse, c’est quand le propriétaire a la possibilité de réaliser une plus-value importante à la revente d'un bien acheté dans un site prometteur ou à un prix avantageux.

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Le 12 août 2024 à 16h32

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