Aboulghali, étudiants en médecine, hausse des prix... L'essentiel de la dernière conférence du PAM
Initialement tenue pour clarifier la suspension de Salaheddine Aboulghali, la dernière conférence de presse du Parti authenticité et modernité (PAM) a abordé divers sujets, allant des plaintes ayant conduit à cette suspension à la hausse des prix des produits de base, en passant par la crise des étudiants en médecine.
Après la suspension de l'adhésion de Salaheddine Aboulghali au sein du PAM, la direction collégiale du parti a tenu une conférence de presse, le mercredi 11 septembre, pour exposer la version du parti. L'occasion pour la direction collégiale de défendre sa position et d'exposer les raisons derrière cette décision.
"Après plus de trois mois de discussion pour trouver une solution à ces plaintes afin de préserver la réputation du parti, Aboulghali n'a pas respecté ses engagements pour résoudre le problème", a déclaré Mohamed Mehdi Bensaïd, qui a précisé que ces plaintes ne "concernaient pas l'argent public".
La direction du parti a souligné que la suspension de l'adhésion d'Aboulghali s'inscrivait dans une "politique préventive", en raison de soupçons pesant sur lui.
Mehdi Bensaïd a insisté sur le fait que "le bureau politique s'est engagé à protéger le parti", et que malgré un délai de trois mois, Aboulghali n'a pas respecté ses engagements, d'autant plus que l'affaire comporte un aspect criminel. "Il aurait dû tenir ses promesses pour nous éviter cette impasse", a-t-il ajouté, tout en exprimant son étonnement face à la personnalisation du problème par Aboulghali, qui l'a relié à Fatima Ezzahra El Mansouri, la coordinatrice nationale du parti, rappelant que c'était bien elle "qui l'avait proposée pour faire partie de la direction collégiale".
À ce sujet, Mehdi Bensaïd a précisé qu'il n'était pas d'accord avec Aboulghali, car ce problème ne concerne pas Mansouri, mais le parti". Il a également démenti que la suspension de son adhésion soit liée à un remaniement ministériel, affirmant que cette question n'a pas encore été abordée au sein des instances du parti, et que la direction n'a reçu aucune communication du chef du gouvernement à ce sujet".
"Cette décision contre Salaheddine Aboulaghali avait pour objectif d'éviter les erreur du passé et de prévenir toute nouvelle affaire qui viendrait ternir l'image du parti, en faisant référence à celle de l'Escobar du Sahara", a ajouté Mehdi Bensaid.
De son côté, Ahmed Touizi, président du groupe parlementaire du PAM et membre du bureau politique du parti, a déclaré : "Il ne peut pas y avoir de plaintes pour fraude, escroquerie et abus de confiance contre Aboulghali sans que le parti prenne position". Il a souligné que la coordinatrice nationale du parti avait fait "de grands efforts depuis juin pour éviter que l'affaire ne parvienne au bureau politique et n'entraîne une suspension". "Plusieurs réunions avaient été organisées en présence d'Aboulghali pour résoudre les différends, mais il a constamment affirmé que le problème était personnel et n'avait rien à voir avec le parti."
La question des étudiants en médecine
Interpellé sur la crise des étudiants, Ahmed Touizi a rappelé que le gouvernement a tenu 14 réunions avec la coordination des étudiants en médecine, certaines ayant duré jusqu'à 6 heures du matin. "Malgré un accord initial, les représentants de la coordination retournent auprès de leurs membres pour annoncer que 90% des étudiants ont voté contre les propositions du gouvernement", a-t-il poursuivi.
Le président du groupe parlementaire du PAM a expliqué que le Parlement s'était engagé à faire pression sur le gouvernement pour qu'il mette en œuvre toutes les promesses faites par les deux ministres à la Chambre des représentants. Cependant, la coordination a exigé la signature d'un procès-verbal. En réponse, Ahmed Touizi a assuré que le procès-verbal de cette session parlementaire contenait les engagements du gouvernement et qu'il sera publié dans le journal officiel du Parlement. De plus, 395 députés feraient pression pour que le gouvernement respecte ces engagements. Pourtant, la coordination n'a pas répondu favorablement à ces initiatives.
La hausse des prix
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