Or à 2.750 dollars l’once : un moment idéal pour investir ou vendre ?
La hausse spectaculaire des prix de l'or, se négociant à près de 2.750 dollars l’once le 25 octobre 2025, interpelle de nombreux détenteurs et investisseurs potentiels de ce métal précieux. L’investissement dans l’or est-il avantageux dans le contexte actuel de hausse des prix ? Est-il judicieux de vendre son or en ce moment, compte tenu des récentes fluctuations ? Si oui, à quel prix se négocie l’or d'occasion sur le marché ?
Avec la hausse fulgurante des prix de l’or, notamment un bond de plus de 1.000 dollars l’once entre octobre 2023 et octobre 2024, de nombreuses questions se posent dans l’esprit des détenteurs de ce métal précieux, qu’il s’agisse de bijoux, de lingots ou autres.
Pour une personne ayant acheté de l’or en octobre 2023 et souhaitant le revendre en octobre 2024, pourrait-elle réellement bénéficier de cette hausse de 1.000 dollars l’once, soit l’équivalent de 35,3 dollars le gramme (environ 350 DH/g) ? La réponse est non, pas 350 DH le gramme mais moins, et ce pour plusieurs raisons.
Premièrement, les prix affichés sur les marchés boursiers mondiaux reflètent la valeur de l’or 24 carats, pur à 99,9%. Cependant, au Maroc, l’or le plus courant est l’or 18 carats, composé de 75% d’or pur. Concrètement, cela signifie que trois quarts du poids d’un objet en or 18 carats sont en or pur, tandis que le quart restant se compose d’autres métaux – de l’argent, du cuivre et du zinc – qui varient en fonction du type d’or recherché.
Par exemple, l’or jaune 18 carats est constitué de 75% d’or pur, 16% d’argent, et 8% de cuivre. À l’inverse, pour obtenir l’or rose, le quart restant comporte 16% de cuivre et 8% d’argent. Pour l’or blanc, en plus des 16% d’argent, on ajoute 8% de zinc pour donner à l’alliage sa couleur blanche distinctive.
L’argent, selon un spécialiste du secteur, joue un rôle crucial dans le façonnage des objets en rendant l’or plus lisse et plus facile à travailler.
Ainsi, en tenant compte de ces éléments, sur les 350 DH de hausse potentielle par gramme d’or, seuls les trois quarts – soit environ 262 dirhams – reflètent la valeur réelle de l’or contenu dans les objets en or 18 carats. Cela signifie que bien que les détenteurs d’or puissent bénéficier de cette augmentation, cela ne se fait qu’à hauteur de 75% en raison de la prévalence de l’or 18 carats au Maroc. Toutefois, les gains varient également en fonction du type d’objet en or acheté.
Chaque instant est propice pour investir dans l’or
Pour clarifier ce point, Médias24 a sollicité Idriss El Hazzaz, président de la Fédération marocaine des bijoutiers, qui a confirmé que les gains de valeur sont bien réels. "Ces derniers jours, nous avons vu de nombreuses personnes venir vendre leur or, et elles ont réalisé des gains significatifs. En fait, plus un objet en or est simple et contient peu d’accessoires, plus son poids reflète la teneur en or pur, ce qui augmente les profits. En revanche, les objets plus légers génèrent moins de profit, car ils sont souvent refondus pour être réutilisés dans de nouvelles créations. Ainsi, plus l’objet est épuré, plus les gains sont importants", explique-t-il.
Quant à la possibilité d’investir dans l’or actuellement, même à ces niveaux de prix élevés, est-ce vraiment rentable ? Notre interlocuteur est convaincu que l’or n’a pas encore atteint sa pleine valeur et qu'un investissement dans ce métal ne sera jamais perdu. "L’or ne reflète pas sa véritable valeur actuelle. Je pense qu’il atteindra des sommets inédits dans le futur – je l’imagine facilement à plus de 3.000 dollars l’once. Cette évolution est naturelle, car la conjoncture incite fortement à ce type d’investissement. Je suis dans ce métier depuis de nombreuses années, et je n’ai jamais vu quelqu’un perdre après avoir investi dans l’or. C’est un actif sûr, que l’on peut acheter à tout moment. Chaque instant est propice pour investir dans l’or", conclut notre source.
À découvrir
à lire aussi
Article : La politique de l’eau, un enjeu de souveraineté nationale selon Nizar Baraka
Lors du MAP Town Hall organisé à Rabat, le ministre de l’Équipement et de l’Eau a détaillé cinq priorités : dessalement, interconnexions entre bassins, équité territoriale, préservation des ressources et valorisation de l’expertise marocaine à l’international.
Article : Tourisme : pourquoi l’objectif des 26 millions de visiteurs pourrait être atteint avec deux ans d’avance
Le tourisme marocain est en avance sur son propre calendrier. Alors que l’objectif officiel reste fixé à 26 millions de visiteurs en 2030, les performances récentes poussent déjà le secteur à préparer l’étape suivante : une nouvelle feuille de route pouvant viser 30 millions d’arrivées et près de 200 milliards de dirhams de recettes.
Article : Formation continue : le CESE pointe un système trop complexe et trop concentré à Casablanca
En 2022, seuls 1.647 employeurs sur près de 315.000 cotisants ont bénéficié des contrats spéciaux de formation, selon le Conseil, qui recommande un fonds dédié, la digitalisation des démarches et un meilleur accès pour les TPME et les indépendants.
Article : Bourse de Casablanca : le MASI termine en légère baisse le 3 juin 2026
L’indice principal s’est établi à 18.563,40 points, dans un volume d’échanges de 237,9 MDH sur le marché central, avec Managem, TGCC et Alliances parmi les valeurs les plus actives.
Article : La pyrite, vieux résidu minier devenu enjeu stratégique pour OCP
C’est l’histoire d’un minerai longtemps négligé qui revient au centre du jeu industriel. Alors que les prix du soufre atteignent des niveaux historiques, OCP prépare dès 2027 la récupération locale de pyrite et de pyrrhotite, avec Managem et d’autres acteurs miniers en toile de fond. Explications.
Article : Après 17 ans, Lamia El Ghorfi quitte La Mamounia pour se consacrer à un projet familial
Après dix-sept années passées à La Mamounia, Lamia El Ghorfi a annoncé son départ de la Direction de la communication et des projets culturels. Elle indique vouloir se consacrer à un projet familial, tandis que son successeur sera dévoilé dans les prochains jours.