Ce que gagne la Bourse de Casablanca à se transformer en holding
La Bourse de Casablanca devient une holding, avec des filiales spécialisées pour le marché au comptant, le marché à terme et la compensation, visant à moderniser ses infrastructures, à diversifier les financements et à renforcer son rôle de hub financier régional.
La Bourse de Casablanca se restructure en holding. Cette transformation institutionnelle et organisationnelle vise à en faire un groupe boursier, avec pour ambition de couvrir toute la chaîne de valeur des transactions et de renforcer son positionnement comme hub financier régional.
Ce processus repose sur quatre étapes majeures :
Le gestionnaire de la bourse des valeurs devient une holding, avec la création de filiales spécialisées dédiées aux différentes activités, à savoir le marché comptant, le marché à terme et la chambre de compensation. Ainsi, une société gestionnaire du marché à terme, détenue à 100% par la holding, prend en charge le marché à terme. Ce marché introduit des produits dérivés comme le contrat "future" indexé sur le MASI20, qui offrent aux investisseurs des outils adaptés aux besoins de couverture et de diversification.
De plus, une chambre de compensation (CCP) est mise en place pour sécuriser les transactions. Ce mécanisme élimine les risques de contrepartie grâce à une compensation quotidienne. Son actionnariat est mixte, il est détenu à 51% par la Bourse de Casablanca et à 49% par 11 banques marocaines.
Enfin, la holding renforce également l’intégration des services post-marché en prenant une participation significative dans Maroclear qui est le dépositaire central des titres au Maroc.
Le schéma de la transformation de la Bourse de Casablanca en holding a été validé lors de la troisième réunion du Comité du marché des capitaux (CMC), tenue le 12 novembre, marquant une étape clé dans la continuité du processus de démutualisation de la Bourse engagé en 2016.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du cahier des charges liant la Bourse de Casablanca à l’État, avec pour objectif la mise en place d’une infrastructure de marché intégrée.
Le capital social de la Bourse de Casablanca, qui s’élève à 387,5 MDH au 31 décembre 2023, est détenu par plusieurs acteurs clés du secteur financier marocain.
Les banques marocaines (Attijariwafa bank, Banque Populaire, BMCE, BMCI, Société Générale, Crédit Agricole du Maroc, CIH) détiennent une part importante de l’actionnariat avec 39% du capital.
Les sociétés de bourse indépendantes en détiennent 25%, suivies de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) avec 20%, des entreprises d’assurance avec 11% et, enfin, de Casablanca Finance City Authority (CFCA) avec 5%.
Le conseil d'administration de la Bourse de Casablanca est composé de 12 membres, dont deux administrateurs indépendants.
Il est chargé de définir les grandes orientations stratégiques de l’institution, et d’assurer la transparence et la conformité des décisions.
Le comité de direction de la Bourse de Casablanca, dirigé par Tarik Senhaji, est chargé de la gestion opérationnelle et de la mise en œuvre des orientations stratégiques définies par le conseil d'administration.
Il pilote les principaux départements, tels que la stratégie, les opérations de marché et la gestion des risques, assurant ainsi l’efficacité et la transparence des activités de la Bourse.
À découvrir
à lire aussi
Article : Prévisions météorologiques pour le lundi 20 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 20 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie (DGM): - Températures en hausse avec temps […]
Article : Dette hybride. Au-delà de la levée, le modèle et les contraintes d’OCP
Derrière le succès de son émission obligataire hybride d’avril 2026, le groupe OCP révèle une équation financière complexe. Entre montée de la fiscalité, politique de dividendes, investissements massifs dans la transition verte et dans des activités hors cœur de métier, le champion des phosphates doit désormais arbitrer dans un environnement compliqué.
Article : Un nouveau “dictionnaire critique” pour relire le Maroc colonial
Un ouvrage collectif dirigé par l’anthropologue marocain Hassan Rachik propose une relecture de la période coloniale à travers un format original de dictionnaire, réunissant une vingtaine de chercheurs marocains, français et espagnols.
Article : Sahara: despite Algiers’ efforts, Washington’s position remains unchanged
On the sidelines of the Antalya Diplomacy Forum in Turkey, Algeria’s foreign minister and the U.S. president’s senior advisor for Arab and African affairs discussed several regional issues, including the Sahara. Yet behind the carefully worded Algerian statement, Washington’s support for Morocco’s territorial integrity remains clear and unchanged. Since December 2020, that position has taken on the weight of state continuity, suggesting it will endure regardless of political turnover in Washington or diplomatic initiatives from Algiers.
Article : Santé animale : Biopharma et le Tchad passent à la phase opérationnelle de leur partenariat
La société pharmaceutique marocaine Biopharma a signé à N’Djamena une feuille de route de coopération avec l’Institut tchadien de recherche en élevage pour le développement (IRED), dans le cadre du renforcement de la coopération maroco-tchadienne dans le domaine de la santé animale.
Article : Casablanca : les autorités démentent auprès de Médias24 une rumeur sur une fermeture des commerces à 23 heures à Anfa
Les autorités ont démenti, auprès de Médias24, l’existence d’une décision imposant la fermeture des commerces, cafés et restaurants à 23 heures dans le ressort de la préfecture d’arrondissements de Casablanca-Anfa, après la circulation d’informations en ce sens sur certains sites et réseaux sociaux.