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POLITIQUE

Loi sur la grève : le Front marocain maintient la pression contre la nouvelle mouture

Lors d'une conférence organisée le 16 décembre, le Front marocain contre les lois sur la grève et la retraite continue d'exprimer son rejet du projet de loi sur la grève, adopté en commission des secteurs sociaux au début du mois courant, ainsi que les amendements qui y ont été apportés.

Loi sur la grève : le Front marocain maintient la pression contre la nouvelle mouture
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Le 17 décembre 2024 à 13h00 | Modifié 17 décembre 2024 à 13h07

Précisons d'emblée que ce Front est différent du Front national pour la défense de la loi sur la grève, lequel est une récente initiative de la Confédération Démocratique du Travail (CDT).

Le Front marocain contre les lois sur la grève et la retraite a été constitué en mai dernier, et regroupe d'autres syndicats s'activant notamment dans les secteurs de la santé, de l'éducation et de l'agriculture et qui ont été à la tête de plusieurs mouvements de protestation dans ces secteurs.

Il regroupe ainsi la FNE, la FNSA (secteur agricole) affiliée à l'UMT,  le Syndicat indépendant des infirmiers et techniciens de santé (SITS), le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP), le Syndicat national indépendant d'inspection du travail (SNICIT), le Conseil national des techniciens du Maroc (CNTM), le Syndicat démocratique des marins pêcheurs au Maroc (FSD), le Syndicat indépendant des cadres administratifs et techniques de santé et de protection sociale (SICATSPS) et le Réseau jonction pour la défense des droits des travailleurs.

Le Font maintient la pression

Lors de cette conférence, les représentants de ces différents syndicats ont de nouveau exprimé leur rejet de ce projet de loi, jugé privatif des libertés des travailleurs malgré les amendements qui y ont été apportés.

Ces derniers ont également critiqué le flou qui persiste sur certains points, notamment le service minimal qui n'est pas bien explicité dans la nouvelle mouture de ce texte de loi, ainsi que :

  • La retenue sur salaire pour les grévistes ;
  • L'interdiction de l'occupation des lieux de travail durant la grève ;
  • L'intervention du Chef du gouvernement pour suspendre la grève ...

Ce Front estime ainsi que "les travailleurs sont menacés, par cette loi, de perdre leur liberté de grève et de contestation. Son objectif est de resserrer les rangs du champ syndical dans le Royaume, dans la mesure où elle ne donne le droit à l'appel à la grève qu'aux syndicats les plus représentatifs, avec une situation saine".

Vers la fin des coordinations syndicales ?

Si la FNE continue d'appeler au retrait de ce texte, le Syndicat indépendant des infirmiers et des techniciens de santé estime, lui, que cette loi vient en réaction aux mouvements de grève qu'ont connus les secteurs de la santé et de l'éducation. "Ceux-ci ont principalement été menées par les coordinations, auxquelles ce texte ambitionne de mettre fin".

Le président de ce syndicat a également pointé du doigt le préambule de ce projet de loi qui fait référence aux conventions internationales, mais dont plusieurs n'ont pas été adoptées par le Royaume.

Le Syndicat indépendant des médecins du secteur public, qui joint sa voix à ce Front pour lutter contre cette loi, explique pour sa part que si ce texte était adopté tel qu'il l'a été en commission, "aucune de nos revendications ne serait satisfaite".

"Même si notre syndicat représente 70% des médecins dans le secteur public, et que notre situation est saine, le texte exige qu'on participe à des élections dans les secteurs public et privé. Or, nous ne sommes pas représentatifs dans le secteur privé", explique son président.

> Lire aussi : 

Projet de loi sur la grève : tout pour comprendre ce qui a changé

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Le 17 décembre 2024 à 13h00

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