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EDUCATION

Après la crise des études médicales, retour progressif à la normale dans les facultés

Le début du mois de novembre dernier a marqué la fin de la plus longue grève des étudiants en médecine au Maroc. La paix a regagné les campus des facultés de médecine où un retour progressif à la normale est aujourd'hui observé. Les détails.

Après la crise des études médicales, retour progressif à la normale dans les facultés
Un précédent sit-in des étudiants en médecine devant le Parlement.
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Le 8 janvier 2025 à 18h00 | Modifié 8 janvier 2025 à 18h40

La page du boycott des études médicales, ayant paralysé les facultés de médecine et de pharmacie pendant presque une année, est officiellement tournée. Examens de rattrapage, reprise des cours et des stages… c'est le retour à la normale dans les facultés.

"Les examens de rattrapage se sont déroulés dans de très bonnes conditions. Les résultats seront connus cette semaine. Toutes les sanctions à l'encontre des étudiants grévistes ont été levées. Les cours ont par ailleurs repris normalement. Certaines facultés ont même proposé des cours accélérés à leurs étudiants pour rattraper le retard accumulé", témoigne une source estudiantine jointe par nos soins.

"La situation est calme aujourd'hui. Les examens ont pris fin. Nous sommes en train de délibérer. Le taux de réussite est bon, selon les premiers résultats. La reprise de l'année universitaire 2024-2025 est programmée à partir de la semaine prochaine. Les étudiants reprennent progressivement leurs activités para-universitaires. Il y a aussi une envie des administrations respectives de ne plus rester sur le registre morose d'avant", admet un responsable pédagogique dans une faculté de médecine et de pharmacie.

Une transition progressive, mais qui n'est pas totalement fluide

La transition post-boycott n'est toutefois pas totalement fluide, note notre source estudiantine. La reprogrammation des stages se fait encore attendre, nous explique-t-elle. Cette dernière fait également état d'un retard de versement des bourses et des indemnités d'externat aux étudiants.

"Se pose aujourd'hui la question des stages boycottés qui doivent être rattrapés dans un temps limité. Le problème se pose surtout pour les étudiants de la 6e année qui, pour passer le concours de l'internat, doivent valider l'ensemble des stages. La reprogrammation des stages boycottés doit se faire de manière à permettre à ces étudiants de ne pas rater l'internat. Pour le moment, nous sommes toujours dans le flou concernant la manière dont sera gérée cette reprogrammation. Les étudiants sont en discussion avec les facultés. Mais, pour le moment, il n'y a pas de vision claire. Certains étudiants ont décidé de leur propre initiative de réintégrer les stages en attendant que la reprogrammation soit dévoilée".

La date du concours n'ayant toujours pas été fixée, les étudiants ont suffisamment de temps pour revalider leurs stages et préparer le concours de l'internat qui est encore loin

Pour rattraper plus rapidement les stages, les étudiants suggèrent de les effectuer à plein temps, puisqu'en 6e année, il n'y a pas de cours l'après-midi.

"Il y a également un retard de versement des bourses et des bourses d'externat aux étudiants. Les facultés nous ont demandé de leur fournir la liste des étudiants ayant passé les examens, en attendant le versement. Nous avons envoyé la liste. Les bourses n'ont toujours pas été débloquées".

Mais, selon le responsable pédagogique, la question de la reprogrammation des stages ne doit pas inquiéter les étudiants.

"Il s'agit d'un non-problème. La date du concours n'ayant toujours pas été fixée, les étudiants ont suffisamment de temps pour revalider leurs stages et préparer le concours de l'internat qui est encore loin. Pour organiser ce concours, il faut d'abord que la décision ministérielle soit publiée. Les facultés doivent communiquer à leur tour le nombre de postes à fixer. Des allers-retours qui peuvent prendre jusqu'à quatre mois. Le concours de l'internat ne devrait être organisé qu'en mai-juin au minimum", rassure-t-il.

Et la durée des études ?

Alors que nous abordons la transition post-boycott, il est essentiel de nous demander si la principale pomme de discorde entre les étudiants et le gouvernement, en l'occurrence la durée des études médicales, est officiellement dépassée.

Il n'y a vraiment pas lieu de s'inquiéter ou de polémiquer. Tout le monde est conscient qu'on a passé une année difficile. On n'a pas envie de refaire la même chose

"Le procès-verbal signé avec le gouvernement était clair sur ces points. Maintenant, nous attendons une officialisation par décret", précise la source estudiantine.

Le responsable pédagogique souligne de son côté : "L'officialisation est en cours. Il n'y a aucun désistement sur les points qui ont été convenus. Bien au contraire, il y a une ouverture et un respect des libertés collectives et individuelles. Les suites vont être favorables. Il n'y a vraiment pas lieu de s'inquiéter ou de polémiquer. Tout le monde est conscient qu'on a passé une année difficile. On n'a pas envie de refaire la même chose".

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Le 8 janvier 2025 à 18h00

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