Mondial 2030. Jusqu'à 15 millions de spectateurs attendus dans les trois pays organisateurs (Lekjaa)
Lors d'une intervention à la CGEM, Fouzi Lekjaa a évoqué les préparatifs du Maroc pour la Coupe du monde 2030, en mettant l'accent sur les investissements dans les infrastructures, les retombées économiques attendues et les opportunités stratégiques offertes par cet événement historique. Détails.
Dans le cadre des débats sur les finances publiques et la loi de finances 2025, la CGEM a reçu, ce mercredi 22 janvier, Fouzi Lekjaa, ministre délégué auprès de la ministre de l’Économie et des finances, chargé du Budget. Cette intervention a permis au ministre de dresser un panorama des avancées, des défis et des réformes en cours, touchant aussi bien les volets économiques que sociaux, notamment sur le sujet de la Coupe du monde sur lequel il a apporté plusieurs clarifications.
Infrastructures et Coupe du monde : un pari gagnant
Mais là où se trouve Lekjaa, le foot est inévitablement évoqué. Pour Fouzi Lekjaa, ce Mondial 2030, loin de se limiter au sport, recèle avant tout un potentiel économique et stratégique considérable.
"Le football aujourd’hui n’est plus seulement un sport, c’est un véritable moteur économique et une opportunité de business. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 15 milliards de dollars de revenus nets pour la FIFA au Qatar, où il y avait seulement 32 équipes. En 2030, nous aurons 48 équipes participantes, soit le double comparé aux Coupes du monde d’Espagne en 1982 et du Mexique en 1986 où il n’y avait que 24 équipes. Cela représente 104 matchs et 7 semaines de compétition. Plus de 10 millions de spectateurs sont prevus, sans compter l’audience télévisée mondiale. Dans un bassin comme celui du Maroc, de l’Espagne et du Portugal, avec les spécificités de cette Coupe du monde, nous en attendons 15 millions".
Sur la base d'une estimation minimale de 1,2 million de visiteurs étrangers supplémentaires, les revenus directs générés par les dépenses de ces visiteurs sont estimés à 2,2 milliards d'euros, précise le président du football marocain.
Les mises à niveau de l'infrastructure ne se limitent pas aux grandes villes. Le cahier des charges inclut un réseau de 32 camps de baseLe Maroc se prépare donc à tirer pleinement parti de cet événement. Selon Fouzi Lekjaa, le cahier des charges implique un développement important des infrastructures dans plusieurs villes. "Les investissements ne se limitent pas aux villes avec les grands stades comme Rabat, Casablanca et Tanger. Le cahier des charges inclut un réseau de 32 camps de base répartis sur tout le territoire permettant aux différentes équipes de s’entraîner dans des conditions favorables", explique-t-il.
Même les villes qui n’accueilleront pas de matchs bénéficieront de certaines mesures de développement. "Les camps de base nécessitent une mise à niveau, avec au moins deux hôtels et des stades d’entraînement. Chaque équipe installée doit obligatoirement disposer de deux terrains : un principal et un secondaire en cas de dégradation de la pelouse".
Selon le ministre, la mise à niveau des infrastructures se déroulera en deux phases. "La première concerne la rénovation du stade de Rabat (Moulay Abdellah) et du grand stade de Tanger, avec des travaux qui seront achevés d’ici deux mois. La deuxième phase débutera avec la construction du grand stade Hassan II de Casablanca [qui sera construit à Benslimane, ndlr]. Après la Coupe d’Afrique, nous poursuivrons la modernisation des stades de Fès, Marrakech et Agadir, tout en complétant les travaux du stade Hassan II de Casablanca, dont l'achèvement est prévu pour 2027".
Financement et projets d’accompagnement
Sur le volet financier, Fouzi Lekjaa a tenu à rassurer : "Le financement est bouclé, et je tiens à remercier le secteur bancaire".
Le financement est bouclé, et je tiens à remercier le secteur bancaire
En matière d’infrastructures complémentaires, le ministre a évoqué d’autres projets liés à la Coupe du monde, notamment la ligne LGV et le développement d’un hub aéroportuaire à Casablanca. "Parmi les projets d’accompagnement, il y a la mise à niveau des aéroports de Tanger, Marrakech et Rabat, ainsi que la construction d’un hub à Casablanca. La logique d’un hub est totalement différente d’un aéroport classique de départ et d’arrivée. Ce projet est aligné avec le développement de Royal Air Maroc, avec laquelle le gouvernement a signé un contrat pour porter sa flotte à 200 appareils d’ici 2035", précise-t-il.
Le Maroc sous les projecteurs
L’organisation de cet événement représente également une formidable vitrine mondiale pour le Royaume. "Après la Coupe du monde 2026, le nom du Maroc figurera sur toutes les affiches des matchs à travers le monde. Nous serons sous les projecteurs", conclut Fouzi Lekjaa.
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