Mondial 2030. Le secteur privé marocain sera au cœur des chantiers d'infrastructure
La Coupe du monde 2030, événement planétaire attendu avec ferveur, n’est pas seulement une opportunité sportive. Elle constitue également une opportunité de développement à laquelle peut contribuer le secteur privé, tout en en bénéficiant. D'où l'appel à la mobilisation des opérateurs privés lancé par Fouzi Lekjaa lors de son passage à la CGEM. Quel rôle pour le secteur privé ? Quelles opportunités ? Comment en bénéficier ? Détails.
Lors de son échange avec les chefs d'entreprises à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Fouzi Lekjaa a plusieurs fois insisté sur la pleine disposition du gouvernement à collaborer étroitement avec le secteur privé.
Il a souligné l’engagement à partager en toute transparence les détails des stratégies en cours, dans le but de renforcer l’implication et l’intégration du secteur privé dans les préparatifs de la Coupe du monde 2030.
Ainsi, après tout ce qui a été dit sur les retombées économiques de la Coupe du monde et l’opportunité qu’elle représente pour notre pays, il était essentiel de mettre en avant le rôle central du secteur privé.
Dans ce contexte, plusieurs axes clés ont été définis pour renforcer son intégration dans cette dynamique et stimuler un essor durable des investissements.
Voici les principales mesures envisagées.
Un partenariat public-privé pour des retombées durables
L’un des axes centraux de cette mobilisation repose sur une collaboration étroite entre le gouvernement et le secteur privé, symbolisée par la proposition de mettre en place une task force spécifique. Cette initiative, destinée à coordonner les efforts des entreprises marocaines dans les projets liés à la Coupe du monde, vise à garantir une préférence nationale dans les appels d’offres publics.
Cette préférence nationale, évoquée par Fouzi Lekjaa, se traduit par l’intégration de clauses de partenariats locaux dans les contrats attribués aux entreprises internationales. Ces mécanismes visent à associer les compétences locales à l’expertise internationale, comme en témoignent les groupements d’architectes marocains et étrangers dans les projets de rénovation et de construction des stades conformes aux normes de la FIFA.
Une opportunité pour les TPME marocaines
L’implication des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) marocaines est un autre pilier de cette dynamique. Ces entreprises, représentant une part essentielle du tissu économique national (plus de 96%), seront intégrées dans la chaîne d’approvisionnement des grands projets. Que ce soit dans la construction, le transport ou les services techniques, elles joueront un rôle déterminant dans la réalisation des projets.
Pour faciliter cette intégration, des mesures d’accompagnement financier sont envisagées. Cela inclut des programmes de soutien spécifiques pour aider les entreprises locales à accéder aux appels d’offres, ainsi que des initiatives pour renforcer leurs compétences et leur compétitivité. La CGEM, en tant que représentant du secteur privé, jouera un rôle actif dans cette équation en facilitant le dialogue entre les entreprises et les décideurs publics.
Formation et transfert de compétences : préparer l’avenir
L’engagement du secteur privé ne se limite pas à la participation aux projets d’infrastructures. Il s’étend à des initiatives de formation et de transfert de compétences, indispensables pour répondre aux exigences techniques et organisationnelles de la Coupe du monde.
Des programmes de formation spécialisée seront mis en place en partenariat avec les instituts de formation professionnelle et les universités. Ces programmes couvriront des domaines stratégiques tels que l’hôtellerie, la construction, la maintenance et la gestion logistique. L’objectif est de créer un vivier de jeunes compétents, capables de contribuer non seulement à la réussite de l’événement, mais aussi au développement à long terme de l’économie marocaine.
Un autre aspect clé de la stratégie présentée par Fouzi Lekjaa est la priorisation des ressources et compétences locales. Cela inclut l’utilisation de matériaux, de technologies et de services marocains dans les projets liés à la Coupe du monde, réduisant ainsi la dépendance aux importations. Cette approche contribue à renforcer la souveraineté économique du Maroc tout en créant des opportunités pour les entreprises nationales.
Vers une collaboration structurée
Pour assurer le succès de cette mobilisation, la mise en place d’un cadre de collaboration structuré entre le gouvernement et le secteur privé est essentielle. La création d’un comité mixte public-privé, regroupant la CGEM, les ministères concernés et les porteurs de projets, permettra un suivi efficace et une priorisation des entreprises locales dans la réalisation des projets.
En outre, des programmes de partenariats public-privé seront développés pour encourager l’innovation et le transfert de savoir-faire. Ces initiatives contribueront non seulement à répondre aux exigences immédiates de la Coupe du monde, mais également à positionner le Maroc comme un modèle de collaboration entre le public et le privé dans l’organisation de grands événements internationaux.
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