img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
POLITIQUE

Younes Sekkouri : “Nous disposons d'un projet de loi à la hauteur du Maroc du XXIe siècle, pour ceux qui disent le contraire, il suffit de le lire” 

À la Chambre des conseillers, l'examen et le vote en plénière du projet de loi organique portant sur la grève sont en cours. Younes Sekkouri défend le texte et apporte des précisions sur les différents amendements proposés par les syndicats et acceptés par le gouvernement. Voici sa déclaration.

Younes Sekkouri : “Nous disposons d'un projet de loi à la hauteur du Maroc du XXIe siècle, pour ceux qui disent le contraire, il suffit de le lire” 
Par
Le 3 février 2025 à 15h45 | Modifié 3 février 2025 à 16h00

"Nous arrivons à la dernière phase d’examen et de vote du projet de loi qui fixe les conditions et modalités d'exercice du droit de grève. Il est important de souligner que des amendements majeurs ont été introduits entre la première et la deuxième chambre, principalement à la demande des syndicats", explique aux médias le ministre de l'Inclusion économique, de la petite entreprise, de l'emploi et des compétences, Younes Sekkouri.

Le ministre détaille les changements apportés. "Le premier amendement concerne la définition même de la grève. Désormais, en vertu de cette loi, la grève pourra être exercée non seulement pour des revendications matérielles, mais aussi pour des raisons morales. Ce changement élargit considérablement le champ des motifs pouvant justifier un mouvement social.

Le deuxième amendement porte sur l’étendue des intérêts défendus. "La grève pourra être déclenchée pour défendre des intérêts directs, mais aussi des intérêts indirects, une revendication essentielle des syndicats qui a été acceptée par le gouvernement", poursuit le ministre.

Un autre changement fondamental réside dans l’élargissement du droit de grève à toutes les catégories de travailleurs. Contrairement à l’ancienne mouture de la loi, qui excluait certaines professions, ce texte permet désormais aux employés du secteur privé, aux fonctionnaires du secteur public, ainsi qu’aux professions libérales telles que les avocats, les médecins du privé, les pharmaciens et les notaires, d’exercer leur droit à la grève. De plus, les travailleurs non salariés et indépendants, qui étaient jusque-là exclus, bénéficient désormais de ce droit.

Un amendement majeur a également été introduit concernant les délais de préavis. "L’ancien texte imposait un délai de 30 jours de négociation avant d’autoriser une grève, un délai qui n'est pas raisonnable. Ce délai a donc été ramené à sept jours pour 95% des cas de grèves liées à des sujets conflictuels".

Par ailleurs, toutes les peines à caractère pénal ont été supprimées. "Même en cas d’infraction aux dispositions de la loi, aucune sanction pénale ne pourra être appliquée".

Une autre avancée significative concerne l’encadrement du remplacement des grévistes. "Désormais, un employeur ne pourra plus remplacer des grévistes par des travailleurs recrutés via la sous-traitance ou l’externalisation des services", précise le ministre. "Toute infraction à cette règle exposera l’employeur à une amende pouvant aller jusqu’à 200.000 dirhams".

Enfin, ce projet de loi veille à garantir un équilibre entre le droit de grève et la liberté du travail. "Un gréviste ne pourra en aucun cas empêcher un non-gréviste de travailler. C'est une disposition fondamentale et, naturellement, s'il l'empêche, il y aura des sanctions".

"Nous sommes en mesure de dire que nous disposons d'un projet de loi qui est à la hauteur du Maroc du XXIe siècle. Pour ceux qui disent le contraire, il suffit de le lire", conclut le ministre.

 

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 3 février 2025 à 15h45

à lire aussi

Su-57 en Algérie : l’annonce qui masque mal le décrochage face au Maroc
Defense

Article : Su-57 en Algérie : l’annonce qui masque mal le décrochage face au Maroc

Souvent présentée comme une rupture stratégique, l’arrivée annoncée du chasseur russe de 5e génération reste entourée d’incertitudes. Pour Alger, elle permet surtout de projeter une image de puissance, alors que le Maroc a déjà engagé une modernisation profonde de ses capacités aériennes.

Le Maroc et l’UE lancent un programme de 3,7 milliards de DH pour la politique nationale de l’eau
Quoi de neuf

Article : Le Maroc et l’UE lancent un programme de 3,7 milliards de DH pour la politique nationale de l’eau

L’enveloppe combine 48 millions d’euros de subventions européennes et 300 millions d’euros de prêts concessionnels mobilisés auprès de la KfW, de la CDP italienne et de l’AFD, avec un appui ciblé sur les sécheresses, les inondations et la préservation des eaux souterraines.

Mafoder lance une nouvelle filiale à Dakhla
BUSINESS

Article : Mafoder lance une nouvelle filiale à Dakhla

Le groupe porté par Ibrahim Slaoui accélère son développement en s’implantant à Dakhla.

Médicaments : derrière la réforme des AMM, la bataille des délais et des prix
Santé

Article : Médicaments : derrière la réforme des AMM, la bataille des délais et des prix

Le Parlement a commencé à examiner l’une des réformes les plus sensibles du secteur pharmaceutique. Adopté le lundi 1er juin 2026 en commission, le projet de loi 27.26 est présenté par le gouvernement comme une mise à niveau urgente, mais plusieurs parlementaires y voient une réponse encore trop partielle aux blocages du secteur. Au centre du débat, les AMM, ces autorisations techniques dont les retards peuvent peser directement sur la concurrence et le portefeuille des patients. Explications.

Mineures de Kariat Ba Mohamed : la FLDF veut se constituer partie civile
Quoi de neuf

Article : Mineures de Kariat Ba Mohamed : la FLDF veut se constituer partie civile

L’organisation féministe réclame une prise en charge psychologique, sociale et médicale des victimes présumées et appelle à la création d’un comité d’avocats pour suivre la procédure ouverte après plusieurs interpellations.

Bourse de Casablanca. Le MASI décroche de 1,8%, plombé par le repli des valeurs minières
La séance du jour

Article : Bourse de Casablanca. Le MASI décroche de 1,8%, plombé par le repli des valeurs minières

La Bourse de Casablanca a terminé la séance du 2 juin 2026 dans le rouge. Le MASI a perdu 1,79%, pénalisé notamment par le repli des valeurs minières. La capitalisation boursière est revenue à 1.082,6 milliards de dirhams, tandis que les échanges ont atteint 334,3 MDH.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité