Union africaine : au CPS, l’Algérie échoue à remplacer le Maroc
Malgré un lobbying soutenu depuis plusieurs mois, l’Algérie a échoué à revenir au Conseil paix et sécurité (CPS), l'équivalent du conseil de sécurité à l'échelle africaine. Le pays voisin ambitionnait d’y reprendre la place du Maroc, mais n’a pas eu le nombre de voix nécessaires.
La 46e session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA (au niveau des ministres des Affaires étrangères) démarre sur les chapeaux de roues. Ouverte mercredi 12 février, cette session a été notamment marquée par le démarrage du processus électoral pour renouveler les postes de commissaires de l’organisation panafricaine ainsi que la composition du CPS. 4 des 6 postes de commissaires ont été pourvus. Pour les deux restants, une nouvelle élection est prévue dans un mois.
Depuis plusieurs mois, le régime du pays voisin a mené des campagnes de lobbying auprès des pays africains pour faire d’une pierre deux coups : refaire son entrée au CPS, où l’Algérie faisait la pluie et le beau temps depuis le début des années 2000, et évincer le Maroc qui y siège depuis le mois de février 2022.
Les urnes n’ont pas été clémentes avec l’Algérie. Son candidat n’a pas réussi à réunir les voix nécessaires pour se faire élire, soit les deux tiers lors de ce vote à bulletin secret.
Un nouveau scrutin aura lieu dans un mois, comme le stipulent les règlements de l’UA.
Le CPS est composé de 15 membres : 10 élus pour un mandat de 2 ans et 5 pour un mandat de 3 ans. La présence des pays africains dans cet organe décisionnel se fait selon un système de rotation régional.
"La participation à cette compétition salutaire n’émane pas d’une volonté hégémonique comme certains le laisseraient entendre. Elle est, par contre, le reflet d’un attachement viscéral au panafricanisme et aux causes nobles du continent et de ses citoyens", avait annoncé Nasser Bourita à l’ouverture des travaux de cette 46ᵉ session. Le chef de la diplomatie marocaine répond, sans le citer, au régime algérien qui accuse le Maroc "d’hégémonisme".
Sauf que, pour le Maroc, il est surtout question de participer activement à la réforme de l’UA et de ses instances de décision.
"Nous avons besoin, plus que jamais, de leaders capables d’alléger le poids de la bureaucratie qui pèse sur notre Organisation, de rendre son mode de gestion plus transparent, plus connecté aux réalités africaines et ses actions sur le terrain plus efficientes, et capables de mettre fin au cloisonnement qui empêche la bonne coordination entre ses différents organes", explique Nasser Bourita.
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