Enseignement : le ministère et les syndicats s’accordent sur le calendrier des concours, formations et promotions
Le ministère de l’Éducation nationale et les syndicats représentatifs du secteur ont enfin établi un calendrier pour la mise en œuvre des engagements liés aux accords de décembre 2023. Concours, formations, promotions et textes réglementaires : plusieurs échéances ont été arrêtées.
Dans le cadre du dialogue sectoriel entre le ministère de l'Éducation nationale et les syndicats les plus représentatifs du secteur, une réunion de la commission technique s'est tenue le mercredi 19 février 2025 à Rabat.
Selon un communiqué conjoint des cinq syndicats les plus représentatifs (UMT, CDT, UGTM, FNE, FDT), cette réunion a permis d’établir un calendrier précis pour la mise en œuvre de plusieurs engagements clés liés au statut de base et aux accords des 10 et 26 décembre 2023.
Les discussions ont abouti à plusieurs décisions concrètes, notamment la tenue hebdomadaire de la commission technique chaque jeudi, avec un ordre du jour prédéfini et un compte rendu signé immédiatement par les parties prenantes.
Parmi les principaux résultats de cette réunion figure la fixation des échéances pour plusieurs concours et formations.
- Concours pour les titulaires de diplômes (6.000 postes) : 29 mars 2025
- Accès au Centre de formation des inspecteurs : 19 avril 2025
- Accès au Centre d'orientation et de planification : 12 avril 2025
- Concours d'accès au cycle de formation des directeurs d’établissements : 26 avril 2025
- Début des formations pour les enseignants affectés hors de leur discipline : mars 2025
- Début des formations pour les conseillers en orientation et intendants : 10 mars 2025
La question des retards de promotion et la clarification de certaines dispositions réglementaires ont également été abordées, avec un engagement du ministère à trancher rapidement au sujet des promotions en attente de 2021, 2022 et 2023.
Le département a aussi promis d’annoncer les résultats de l’examen professionnel 2024 avant les concours susmentionnés afin de permettre aux lauréats de participer aux nouvelles sélections.
Ces mesures viennent en réponse aux revendications formulées lors de la réunion du 18 février 2025, présidée par le ministre de l'Éducation nationale. Selon un communiqué conjoint des cinq syndicats à la suite de cette première réunion, celle-ci avait permis de rappeler l'importance du respect des engagements antérieurs, notamment :
- L’application intégrale des accords des 10 et 26 décembre 2023, incluant la mise en œuvre du statut de base, la réduction du temps de travail hebdomadaire, l’indemnité pour travail dans les zones difficiles et reculées, ainsi que l’application des articles 81, 89 et 77 relatifs aux promotions et indemnités.
- L’accélération du travail des commissions techniques, avec une implication renforcée des directions centrales du ministère et la définition d’un calendrier précis pour la mise en œuvre des réformes.
- La reprise des travaux de la commission mixte le 19 février, afin de finaliser la programmation des examens, promotions et mouvements de mutation, ainsi que l’adoption des textes réglementaires concernant plusieurs catégories professionnelles.
Si les syndicats saluent ces avancées, ils restent vigilants quant à l’exécution des engagements pris par le ministère. "Cette feuille de route est un engagement contractuel qui ne tolère aucun recul ou tentative de contournement", avertissent les cinq syndicats.
à lire aussi
Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque mondiale (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.
Article : Carreaux céramiques : ouverture d'une enquête antidumping sur les importations indiennes
Le Maroc ouvre une enquête antidumping sur les importations de carreaux céramiques en provenance d’Inde. À l’origine de cette procédure, les industriels marocains du secteur dénoncent des pratiques de dumping et une hausse soutenue des importations indiennes, jugées menaçantes pour la production nationale.
Article : African Lion 2026 : une édition placée sous le signe de l’innovation technologique et de la maturité stratégique
L’édition 2026 de l’exercice militaire African Lion, le plus grand rassemblement de forces armées sur le continent, se déroule du 20 avril au 8 mai. Entre l’utilisation de nouvelles technologies de pointe et une intégration accrue entre les forces marocaines et américaines, cette cuvée marque un tournant qualitatif, malgré une certaine discrétion médiatique dictée par le contexte international.
Article : Quartier Océan à Rabat: démolitions en chaîne et incertitudes sur l’avenir du quartier
Les opérations de démolition se poursuivent dans le quartier de l’Océan à Rabat, où le paysage urbain évolue rapidement sous l’effet d’un chantier de requalification d’ampleur. Entre annonces jugées tardives, incertitudes sur le périmètre concerné et contestation des indemnisations, les témoignages recueillis sur place reflètent une situation confuse.
Article : Le musée du continent africain devrait ouvrir à la fin de 2027 (Mehdi Qotbi)
Porté par la Fondation nationale des musées, le futur musée du continent africain a franchi une étape décisive. Le président Mehdi Qotbi nous annonce que le plus grand complexe muséal d'Afrique, dont les travaux de gros œuvre ont dépassé 85%, entre dans sa phase finale avant une ouverture au public lors du dernier trimestre 2027.
Article : Le jardinier marocain de Jany Le Pen expulsé vers le Maroc pour séjour irrégulier
Selon une information révélée par Le Parisien, Hatim B., un Marocain de 32 ans qui effectuait des travaux de jardinage chez Jany Le Pen, veuve de Jean-Marie Le Pen, a été expulsé le jeudi 23 avril vers le Maroc. En situation irrégulière en France depuis 2017, il faisait l’objet d’une mesure d’éloignement décidée par le préfet des Hauts-de-Seine.