Débat. Réparer l’école marocaine : trois voix pour une réforme
VIDEO. Un mercredi soir à Casablanca. Dans une salle sobre, trois hommes s’assoient face à face. Pas pour faire consensus, mais pour dire ce qu’ils pensent. De l’école, des enfants, de ce que peut – ou ne peut plus – faire un système éducatif qui peine à transmettre les bases. Youssef Saâdani, artisan discret de la réforme en cours. Amine Sbihi, intellectuel et ancien ministre. Abdennasser Naji, critique engagé depuis des années. Médias24 a organisé cette rencontre inédite. En voici la substance, sans filtre.
Trois figures majeures de la pensée éducative ont débattu des écoles pionnières et du futur de la réforme. Au fil d’un échange vif mais respectueux, les visions se sont confrontées : faut-il se satisfaire des premiers succès obtenus dans les apprentissages ? Ou ouvrir dès maintenant un nouveau front de réforme, plus large, plus structurel ? Médias24 a organisé et animé ce débat inédit, dans le but de faire émerger les lignes de tension, les convergences possibles… et les véritables enjeux.
D'un côté, Youssef Saâdani, membre du CSEFRS (Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique), ex-conseiller du ministre de l'Éducation nationale et qui a joué un rôle très important dans la conception de la réforme actuellement menée par ce ministère.
De l'autre, Amine Sbihi, également membre du CSEFRS et ex-ministre de la Culture, un homme connu pour sa culture et sa franchise et qui a une vision différente ou divergente de ce que devrait être la réforme.
Et enfin, Abdennasser Naji, expert dans ce domaine, président de la fondation AMAQUEN pour la qualité de l'enseignement. M. Naji est également connu pour ses positions critiques contre la réforme et sa vision d'une réforme plus globale.
Après un débat animé qui a duré près de deux heures, la conclusion de Médias24 est la suivante:
-L'amélioration des apprentissages doit être le fondement de toute réforme. A ce stade, les résultats obtenus sont indéniables. La réussite de cette partie de la réforme est un enjeu majeur pour l'avenir de nos enfants et le futur du Maroc.
-Les arguments en faveur d'une réforme plus large méritent d'être approfondis et examinés. A notre sens, ils ne sont pas en contradiction avec la feuille de route qui a été lancée.
Voici un premier compte rendu factuel, sous forme de verbatim, du débat. Ce verbatim, vous le remarquerez, a été organisé intervenant par intervenant et ne suit pas le cheminement qui a été celui du débat.
Le document vidéo intégral figure également dans cet article. Son visionnage permettra à chacun de nos lecteurs de se faire sa propre opinion.
Médias24 reviendra sur les analyses et opinions de chacun des intervenants à part. ET continuera à suivre cette réforme inédite de l'Education au Maroc.
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Le système éducatif marocain est confronté à une crise persistante des apprentissages, malgré les initiatives entreprises pour l'améliorer. C'est le constat alarmant dressé par Youssef Saâdani. Le nouveau système d'apprentissage qui est en voie de généralisation, et qui est testé dans les écoles pionnières, engendre une amélioration significative de ces apprentissages.
Lors de l'émission "Zone Franche" sur les écoles pionnières, M. Saâdani a souligné que la feuille de route 2022-2026 a été mise en œuvre suite à un "diagnostic sur lequel il y a peut-être consensus", à savoir l'existence d'une "crise des apprentissages" au sein du système éducatif marocain.
Pour étayer ce constat, il a évoqué les évaluations diagnostiques menées en début d'année scolaire 2024-2025 auprès de "plus d'un million d'élèves qui sont actuellement dans les établissements pionniers". Les résultats de ces évaluations s'étaient avérés préoccupants : "66% des élèves n'avaient pas les compétences de base en langue arabe, en mathématiques et en langue française".

M. Saâdani a rappelé que la "moyenne mondiale pour ces compétences-là est de 80% à la fin du CP ou au début de l'année scolaire suivante". Il a également souligné que "ces pourcentages apparaissent également dans les rapports internationaux comme TIMSS, ou PIRLS, où l'on constate que le niveau minimum est maîtrisé au Maroc par environ 30% ou 40% des élèves, tandis que dans les autres pays, 80 à 90% atteignent le niveau minimum des compétences".
Il a par ailleurs rappelé que "les lacunes s'accumulent d'année en année", soulignant "une accumulation des difficultés".
>Écoles pionnières : "une réforme qui entre enfin dans la classe"
Youssef Saâdani est revenu sur la logique, les fondements et les premiers résultats de l’initiative de l’"école pionnière". Selon lui, cette réforme marque une rupture avec les pratiques passées, en cherchant à "rendre la réforme effective dans les classes" et à "outiller les enseignants pour améliorer concrètement les apprentissages".
"L’école pionnière poursuit deux objectifs fondamentaux", affirme Youssef Saadani. "Le premier est de lutter contre les difficultés importantes dans les apprentissages de base. Le second est l’'opérationnalisation' : faire en sorte que la réforme ne s’arrête plus à la porte de la classe".
Il déplore une série de réformes restées sans impact concret, malgré des textes fondateurs comme ceux de la COSEF, le plan d’urgence ou encore les travaux sur le "curriculum" de 2014 à 2020. "Toutes les expérimentations menées depuis 20 ou 30 ans n’ont montré aucun impact sur les apprentissages. Même en arabe, où l’on disposait d’un bon 'curriculum', l’enquête de l’USAID a montré l’absence d’effets tangibles".
Pour remédier à cette déconnexion entre la politique éducative et la réalité des classes, la feuille de route 2022-2026 et le projet d’école pionnière visent et "opérationnaliser" la réforme. "C’est entrer dans les classes, dans les méthodes pédagogiques, aux côtés des enseignants et des élèves".
Selon lui, "ce dispositif constitue une véritable 'courroie de transmission' qui manquait au système éducatif marocain" et qui permettrait aux ministres successifs de disposer d’un "outil de mise en œuvre", quel que soit le contenu de la réforme à venir.
Contredisant certaines idées reçues, Youssef Saadani insiste sur le fait que les difficultés sont généralisées sur tout le territoire : "Les données dont nous disposons montrent que les problèmes d’apprentissage ne sont pas propres au milieu rural. À Casablanca ou au cœur de Rabat, les niveaux sont parfois inférieurs à ceux observés dans des écoles satellitaires en milieu montagneux".
Il cite le PNEA 2019 qui démontre que "les écarts entre rural et urbain sont peu significatifs". Le vrai problème se situe "dans la classe elle-même", quel que soit le contexte géographique.
>Le programme TARL : "sortir des centaines de milliers d’élèves de l’illettrisme"
Face à l’accumulation des lacunes chez les élèves, le ministère a mis en place le programme "TARL" ("Teaching At the Right Level"), un dispositif de remédiation structuré, adapté au contexte marocain.
"En septembre, on met le programme de côté pour se concentrer sur les apprentissages fondamentaux : langue arabe, mathématiques, français", explique-t-il. "Les élèves sont évalués, répartis en groupes selon leur niveau, et participent à des activités pédagogiques ludiques".
Inspiré d’une initiative internationale, ce programme a été "marocanisé" et "adapté au système national". Aujourd’hui, "plus de 2.600 établissements, soit un tiers des écoles primaires, y participent, touchant plus de 1,3 million d’élèves et plus de 40.000 enseignants".
Au début de chaque année scolaire, des évaluations sont effectuées et des programmes de remédiation - ou rattrapage, sont mis en place. Grâce à cela, on veut améliorer les apprentissages, et réduire fortement l'abandon scolaire.
>Des évaluations rigoureuses et indépendantes
La réforme se veut fondée sur "les données probantes". "Quatre évaluations indépendantes ont été menées dès la première année", précise Saâdani. Parmi elles : l’ONDH, le Conseil Supérieur CSEFRS, Fondation Sanady (une association d’enseignement et de soutien scolaire) et le J-PAL, centre affilié au MIT dirigé par deux prix Nobel.
"Nous n’avons connaissance d’aucune politique publique, au Maroc ou ailleurs, qui ait exigé autant d’évaluations indépendantes à son lancement", affirme-t-il.
>Trois piliers inspirés des meilleures pratiques mondiales
Une méta-analyse internationale conduite en 2023, portant sur 13.000 études, a identifié trois interventions les plus efficaces au monde : "l’enseignement ciblé" (TARL), "la pédagogie structurée" (enseignement explicite, mentorat), et "le suivi rigoureux des apprentissages".
"Ce sont précisément les trois piliers de l’école pionnière : le pilier curatif avec TARL, le pilier préventif avec une pédagogie structurée et le pilier évaluatif", souligne M. Saâdani. "Ce sont les 'meilleurs choix éducatifs' ('best buys') qu’un pays peut faire aujourd’hui, sur la base de la recherche scientifique".
Mais il insiste : "Il ne suffit pas que cela fonctionne dans les publications. Ce qui compte, c’est que ça marche sur le terrain. Et aujourd’hui, les données montrent clairement que ça marche".
Amine Sbihi: La vision stratégique et la loi-cadre doivent être des constantes de la réforme de l'éducation
Dans ses interventions, Amine Sbihi, membre du Conseil Supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique et ancien ministre de la culture, a appelé à replacer les discussions autour de l’école pionnière dans le cadre de référence fondamental que sont "la Vision Stratégique" et "la Loi-Cadre". Selon lui, ces textes doivent rester la "boussole" de toute réforme éducative.
"Toute réforme, doit nécessairement avoir comme seule référence fondamentale, la Vision Stratégique et la Loi-Cadre", a-t-il souligné.
>Une crise systémique, pas seulement pédagogique
Pour Amine Sbihi, les difficultés d’apprentissage ne relèvent pas uniquement de l’approche pédagogique, mais d’une crise plus profonde : celle du "modèle de l’école marocaine".
"Le modèle qui a été fondé après l’indépendance a expiré. Il a atteint le maximum de ce qu’il pouvait apporter au système".
À l’époque, "avec 2.000 à 3.000 écoles", un pilotage centralisé pouvait fonctionner. Mais aujourd’hui, avec "12.000 établissements d’enseignement et 7 millions d’apprenants", cette centralisation devient un frein. Il rappelle que le "Nouveau Modèle de Développement" a lui-même identifié la "centralisation excessive" comme l’un des principaux obstacles au développement national.

>"L’école marocaine n’est pas une institution"
Selon M. Sbihi, la véritable crise des apprentissages vient aussi de la faiblesse de la structure scolaire, notamment dans le primaire.
"L’école primaire marocaine n’est pas une institution. C’est juste un lieu où des enseignants viennent, avec un seul directeur. Une école de 500 élèves avec une seule personne dans l’administration pédagogique, ce n’est pas une institution".
Il compare avec les écoles privées, sans en faire l’éloge, mais en se fondant sur les données du ministère : "Avec les mêmes enseignants, les mêmes programmes, mais dans un cadre institutionnel structuré, les écoles privées obtiennent en moyenne des résultats trois fois meilleurs, parce qu’elles disposent d’une organisation, d’un directeur pédagogique, de réunions régulières avec les parents, d’une vie interne".
Pour sortir de cette crise, Amine Sbihi plaide pour un changement de paradigme : faire de l’école publique une "institution à part entière", dotée de son "administration pédagogique", de son "autonomie", de "moyens financiers" et d’un cadre propice à l’émulation pédagogique, à travers des "groupes pédagogiques".
"La réforme doit partir de là : donner aux établissements les prérogatives administratives, financières et pédagogiques nécessaires. Ensuite seulement, on pourra leur demander des comptes".
>"Le modèle des écoles pionnières est à l’opposé du modèle de l’école nouvelle"
Sur la question des écoles pionnières, M. Sbihi reconnaît des réussites mais soulève trois critiques fondamentales. La première touche à la gouvernance. "Le modèle des écoles pionnières est opposé à 100 % à celui de l’école nouvelle tel que défini dans la Vision Stratégique".
Il rappelle que cette vision prône l’"autonomie des établissements", une gouvernance décentralisée et responsabilisante, alors que dans le cas des écoles pionnières : "Le ministère et les administrations centrales interviennent dans les moindres détails et court-circuitent les institutions locales. Elles deviennent l’administration directe de l’établissement".
>Une efficacité ciblée mais limitée sur le plan pédagogique
Deuxième critique : l’approche pédagogique adoptée. "L’approche des écoles pionnières donne des résultats en matière de remédiation des grandes difficultés, et nous le confirmons. Mais elle ne prépare pas les élèves moyens ou bons à affronter les défis cognitifs d’aujourd’hui et de demain".
Il déplore que cette approche ne permette pas à tous les élèves de "développer leur potentiel" ni de viser "des compétences supérieures".
>"Une généralisation impossible en l’état"
Troisième point, essentiel selon lui : le manque de viabilité du modèle à grande échelle. "Ce modèle n’est pas généralisable. Il a été conçu pour 600 établissements. Pour passer à 5.000, il faudrait un encadrement spécialisé, notamment des inspecteurs."
Aujourd’hui, le Maroc compte environ "1.200 inspecteurs pour 5.000 écoles primaires". Un ratio qui rend la généralisation peu réaliste, sans un investissement massif en ressources humaines.
>Vers une vision élargie et partagée de la réforme
Pour Amine Sbihi, il est urgent de repositionner le débat autour d’une compréhension claire des objectifs initiaux de la réforme. "Il y a un manque criant d’information sur ce que sont réellement les écoles pionnières. On entend beaucoup de choses dans le débat public, souvent basées sur des informations incomplètes ou non partagées".
Il appelle à inscrire les avancées constatées dans le cadre plus large de la Vision Stratégique, avec pour horizon non seulement 2026, mais aussi les défis éducatifs de 2050.
Abdennasser Naji: La crise des apprentissages au Maroc : un regard critique sur les écoles pionnières
"La crise des apprentissages au Maroc est ancienne. Si l’on revient à la participation du Maroc aux évaluations internationales, elle remonte à 1999", rappelle Abdennasser Naji, président de la fondation AMAQUEN pour la qualité de l'enseignement. "Cela fait donc 25 ans que notre pays participe régulièrement à ces évaluations, et à chaque cycle, les résultats confirment l’existence d’une crise persistante des apprentissages".
Les chiffres sont éloquents : une part très importante des élèves marocains ne parvient pas à maîtriser les compétences fondamentales. "Le pourcentage d’élèves ne maîtrisant pas les compétences minimales ou de base oscille, selon les années, entre 60 % et 80 %," précise M. Naji, même si une légère amélioration a été notée entre 2015 et 2019.
Cette situation est aggravée, selon lui, par des facteurs méthodologiques, comme le calendrier des évaluations nationales. Celles-ci, réalisées en début d'année scolaire, ne donneraient pas une image fidèle du potentiel des élèves. "Évaluer en début d’année scolaire – début septembre – revient à interroger un élève au moment où il est au plus bas de ses capacités", contrairement aux évaluations internationales comme PIRLS ou TIMSS, planifiées en fin d'année scolaire.

>Les réformes passées : des contraintes multiples
Les causes de cette crise structurelle sont multiples et complexes. Abdelnasser Naji pointe notamment un pilotage perfectible des réformes antérieures. La Charte Nationale d’Éducation et de Formation, par exemple, a souffert d’un "manque de ressources financières suffisantes à ses débuts", ne recevant un accompagnement budgétaire conséquent qu’avec le Programme d’urgence (2009-2012).
De plus, l'engagement envers la Charte n'était pas suffisamment ferme, son caractère non contraignant permettant "des arbitrages politiques contraires" à ses orientations. Le Programme d'urgence lui-même a rencontré des "difficultés de gestion, une pénurie d’enseignants, et un manque de formation adéquate pour ceux en poste".
>Les écoles pionnières : une approche à nuancer ?
Face à ce constat, l'initiative actuelle des "écoles pionnières" vise à améliorer directement la qualité des apprentissages. Cependant, M. Naji appelle à une analyse nuancée de cette approche. "Ces écoles, bien qu’ayant pour but de relever le niveau d’apprentissage, ne reflètent pas pleinement l’esprit de la Vision Stratégique ni celui de la Loi-Cadre, qui appellent à une réforme globale du système éducatif, et non à une simple focalisation sur l’établissement scolaire," estime-t-il.
En se concentrant trop exclusivement sur l'établissement, on risque de "négliger des composantes essentielles comme la gouvernance du système ou la qualification des enseignants". Il insiste sur l'importance de la formation initiale des maîtres : "Si l’on forme l’enseignant uniquement à travers des formations continues pour accompagner les écoles pionnières, sans améliorer la formation initiale, la réforme reste incomplète".
>Standardisation vs liberté pédagogique
Le modèle pédagogique adopté, notamment l'enseignement dit "explicite", suscite également des interrogations. Si l'approche s'inspire de pratiques internationales, elle "tend vers une standardisation excessive des approches, ce qui limite la liberté pédagogique de l’enseignant. Or, la Vision stratégique justement sur cette liberté", pour permettre l'adaptation aux besoins spécifiques des élèves. Cette standardisation, utile au démarrage, pourrait devenir un frein si elle empêche l'enseignant de "développer ses propres solutions face aux situations pédagogiques".
Enfin, l'efficacité même de l'enseignement explicite n'est pas universelle. Citant les études internationales, M. Naji rappelle que cette méthode "est efficace dans des contextes spécifiques — notamment pour les élèves en difficulté ou en milieu défavorisé — mais [...] elle ne peut être considérée comme la seule méthode efficace".
En conclusion, tout en reconnaissant l'objectif louable d'améliorer les apprentissages, Abdennasser Naji plaide pour un ajustement du modèle des écoles pionnières. Il appelle à une réforme "durable, équilibrée et véritablement ancrée dans la diversité des besoins du système éducatif marocain", en pleine cohérence avec la Vision Stratégique et la Loi-Cadre.
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Le débat que Médias24 a organisé n’a pas opposé les défenseurs et les opposants d’une réforme, mais plutôt des visions complémentaires et parfois divergentes, autour d’un enjeu commun : offrir à tous les élèves marocains les conditions d’apprentissage qu’ils méritent.
L’école pionnière montre des résultats tangibles. Elle corrige une faille structurelle : l’absence, jusqu’ici, d’un lien concret entre les ambitions affichées des réformes et leur mise en œuvre dans les classes. Elle donne aux enseignants des outils, aux élèves des chances, et aux décideurs des données. Cela, en soi, est une avancée majeure. Elle améliore les apprentissages et va probablement réduire l'abandon scolaire.
Mais à ce stade, elle ne répond pas à toutes les questions. Que faire du pilotage du système, des institutions scolaires fragiles, de l’autonomie des établissements, de la formation initiale des enseignants ? Comment dépasser l’urgence de la remédiation pour viser l’excellence ? Ces enjeux sont cruciaux, et ils ne contredisent pas la dynamique en cours. Ils l’interpellent, ils l’enrichissent, ils appellent à un second souffle.
Ce débat n’est donc pas clos. Il ne fait que commencer. Et s’il doit être tranché, il ne le sera pas dans les cénacles d’experts, mais dans les salles de classe. À condition que l’école publique retrouve ce qu’on attend d’elle : sa capacité à instruire, à émanciper, et à incarner une promesse d’égalité pour la nation tout entière.
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