DeepTech Summit 2025 : plus de 5.500 participants et des partenariats autour de l’innovation scientifique
Clôturé le 9 mai à l’UM6P de Benguérir, le DeepTech Summit a réuni plus de 5.500 participants de 53 pays, dont 3.000 étudiants, autour de 66 sessions sur les technologies émergentes. L’édition 2025 a mis l’accent sur l’intelligence artificielle comme moteur d’innovation responsable, avec des partenariats stratégiques.
La 2e édition du DeepTech Summit s’est clôturée, ce vendredi 9 mai, sur le campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguérir. Consacré à la valorisation des technologies scientifiques émergentes, l’événement a rassemblé plus de 5 500 participants issus de 53 pays, dont 57% de délégations internationales, ainsi que 3.000 étudiants. Le sommet a proposé un format mêlant expertise académique, investissement et vision sociétale.
Structuré autour de 66 sessions thématiques réparties autour de 11 axes majeurs – allant de l’intelligence artificielle à la cybersécurité, en passant par la bio-ingénierie, les technologies climatiques, l’agritech ou encore les technologies quantiques –, le sommet a accueilli 186 intervenants.
Fil conducteur de cette édition, l’intelligence artificielle a été explorée à la fois comme une force scientifique et sociétale. Elle a été analysée comme levier d’optimisation dans des domaines tels que la santé, l’énergie ou l’agriculture, mais aussi comme un enjeu géopolitique et éthique nécessitant la mise en place de cadres de gouvernance inclusifs, dans lesquels l’Afrique entend jouer un rôle structurant, précise un communiqué de l'événement.
À l’occasion de la clôture de cette 2e édition, Yassine Laghzioui, directeur de l’Entrepreneuriat et du Venturing à l’UM6P, a déclaré : "À travers sa programmation et ses collaborations inédites, la 2ᵉ édition du DeepTech Summit a réaffirmé une conviction forte : les avancées scientifiques ne transforment le monde que lorsqu’elles rencontrent l’industrie, les talents, les marchés et un capital patient".
Parmi les moments forts du sommet, le DTS Prize a cristallisé l’engagement de l’UM6P en faveur d’une innovation technologique responsable, ancrée dans les réalités africaines. Pour cette première édition, plus de 300 candidatures ont été reçues de pays tels que le Maroc, le Nigeria, le Kenya, l’Inde, la France ou encore les États-Unis, avec 25% des dossiers soumis par des femmes fondatrices. À l’issue d’un processus rigoureux conduit par un jury international, 11 start-up finalistes ont été retenues dans trois catégories parmi 60 présélectionnées.
Les trois lauréats reçoivent chacun une dotation de 50.000 dollars ainsi qu’un accès privilégié à l’écosystème d’innovation et de talent de l’UM6P : laboratoires de recherche, infrastructures de test, réseaux d’investisseurs et opportunités d’expérimentation à grande échelle.
Outre les prix, le sommet s’est distingué par des formats immersifs : Pitch in the Dark, Reverse Pitch, Real Talk Labs et DeepTech Factory, qui ont permis à 29 start-up africaines DeepTech de présenter leurs projets à un panel international de capital-risqueurs. Ces entreprises, actives dans la healthTech, l’agritech, la greenTech ou encore la data science, ont illustré le dynamisme croissant de l’entrepreneuriat scientifique africain.
Le Deepfake Challenge, initiative pionnière portée par l’UM6P College of Computing et Startgate, en collaboration avec Inwi, a réuni chercheurs, ingénieurs, étudiants et start-up autour du développement de solutions IA contre la désinformation numérique, indique la même source.
Différents protocoles d’accord ont été signés avec plusieurs institutions académiques et industrielles, jetant les bases de collaboration en recherche appliquée, incubation technologique et co-développement.
Parmi eux, un accord-cadre a été signé entre l’UM6P et H&S, visant le déploiement conjoint de projets dans les domaines de l’innovation, de la recherche appliquée, de l’entrepreneuriat et du développement territorial. Il prévoit notamment l’implantation d’une antenne H&S sur le campus de Benguérir pour encourager la collaboration entre chercheurs, étudiants et experts métiers. Des programmes de R&D seront lancés dans les secteurs de la santé, des biotechnologies, de la chimie verte et de l’intelligence artificielle, avec pour objectif la conception de produits adaptés aux marchés africains.
Dans le même esprit, l’UM6P et Attijariwafa bank ont concrétisé une collaboration opérationnelle entre Startgate et le Lab Innovation du groupe bancaire. Cette collaboration vise à connecter l’écosystème start-up de l’université aux priorités stratégiques d’Attijariwafa bank, à travers une série de dispositifs communs.

Selon les organisateurs, les start-up sélectionnées bénéficieront d’un accès dédié à des espaces de travail, à des sessions de co-développement avec les experts métiers de la banque, ainsi qu’à un environnement sécurisé pour tester des cas d’usage concrets dans des domaines en lien avec les grands enjeux sectoriels. En parallèle, les équipes du Lab Innovation s’impliqueront dans les programmes de Startgate, notamment via leur participation aux jurys, aux appels à projets et à l’identification de cas d’usage à potentiel.
Attijariwafa bank rejoint également l’Open Innovation Hub de l’UM6P afin d’ouvrir certains de ses défis aux fintechs partenaires, dans une logique de co-construction de solutions financières adaptées aux évolutions du marché.
Un accord de collaboration a également été établi avec Africorp Consortium pour développer des initiatives d’innovation appliquée dans les secteurs de l’industrie, de l’agriculture, des mines et de l’éducation. Cette collaboration repose sur une articulation entre l’ancrage industriel d’Africorp, sa stratégie continentale et les capacités scientifiques de l’UM6P. Il prévoit des actions communes en matière de montée en compétence technologique, de structuration de projets intrapreneuriaux, d’ouverture des écosystèmes d’innovation et de soutien à l’émergence de profils techniques à fort potentiel.
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