Le gouvernement promet un dialogue sur le Code du travail à la prochaine rentrée
Le ministre de l'Inclusion économique, de la petite entreprise, de l'emploi et des compétences, Younes Sekkouri, a annoncé, mardi à la Chambre des conseillers, le lancement d'un dialogue important sur le Code du travail lors de la prochaine rentrée.
En réponse à des questions orales sur la mise en œuvre des engagements contenus dans l'accord d'avril 2024 et les nouveautés de la session d'avril 2025, M. Sekkouri a indiqué que ce dialogue vise à lever les injustices touchant certaines catégories et à traiter les problématiques entravant l'emploi.
À cet égard, le ministre a fait savoir qu'un chantier sera ouvert concernant les nouvelles formes d'emploi, y compris les livreurs informels qui ne bénéficient d'aucune protection juridique, ainsi que la réglementation du télétravail, afin que les jeunes, où qu'ils soient, puissent travailler dès lors que les conditions sont réunies, ajoutant qu'une attention particulière sera accordée à certaines catégories, comme les agents de sécurité privée, souvent au centre d'interrogations récurrentes.
M. Sekkouri a également révélé que le projet de loi régissant les syndicats sera soumis au débat, insistant sur la nécessité d'impliquer tous les acteurs dans ce chantier, en particulier les partenaires sociaux.
Concernant la session d'avril 2025 du dialogue social, le ministre a affirmé que les discussions ont été "responsables et équilibrées", notant qu'il y a eu une interaction avec plusieurs catégories dont les conditions de travail nécessitent encore des améliorations.
L'objectif, a-t-il soutenu, est de faire en sorte que le Maroc soit capable de trouver des solutions aux problématiques sociales dans un cadre institutionnel digne d'un État moderne.
M. Sekkouri a, en outre, rappelé que le budget alloué au dialogue social dans le secteur public s'élève à 45 milliards de dirhams.
Dialogue social : les revendications clés des syndicats sur la table du gouvernement (2/3)
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