Sahara. Une semaine faste pour le Maroc, la dynamique s'amplifie
Le plan d’autonomie proposé par le Maroc s’impose désormais comme la seule et unique voie pour résoudre le conflit du Sahara. Lors des cinq premiers mois de 2025, la dynamique de soutien international à ce plan est allée crescendo, et ce n’est nullement le fruit du hasard. Round up.
Nous sommes fin 2024. La diplomatie marocaine, termine cette année en beauté : le Panama et l’Équateur retirent leur reconnaissance à la rasd. Le 7 janvier 2025, nouveau coup de massue pour les séparatistes et leurs soutiens : le Ghana, pays qui comptait parmi les principaux appuis du polisario en Afrique, prend une décision similaire et historique.
À ce jour, et depuis le début de l’année, 30 pays ont réaffirmé leur soutien au plan d’autonomie. Dimanche 1er juin, le Royaume-Uni rejoint la longue liste des pays qui se sont prononcés avec force pour l’issue proposée par le Maroc. Juste avant lui, le Kenya avait fait le même pas.
Selon un décompte établi par Médias24, 117 pays membres de l’ONU (60%) soutiennent le plan d’autonomie. On y retrouve trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité et 6 membres actuels non permanents sur 10.
À l’ONU aussi, 85% des pays membres ne reconnaissent pas la rasd. En Europe, 22 membres de l’UE sur 27 ont rallié le camp qui soutient l’option du Maroc.
L’autonomie, seule et unique option
Ces statistiques sont une dynamique bâtie au long de dix-sept ans d’un travail sans relâche d’une diplomatie de plus en plus aux avant-postes avec une approche pro-active. Un groupe de diplomates aguerris qui ne s’essouffle jamais. Qui ne cède rien sur rien. Et le résultat est là : la plus grande partie de la communauté internationale a fini par se rendre à l’évidence : la seule solution à ce conflit vieux d’un demi-siècle doit se faire dans le cadre du plan d’autonomie et de la souveraineté du Royaume.
"Il est devenu évident que la proposition marocaine n'est plus une option parmi d'autres, mais la seule option fondée sur la crédibilité et la légitimité internationales", commente le Dr Yasmine Hasnaoui, professeure de relations internationales à l’Université américaine de Kuwaït City.
"Ces développements internationaux accélérés concernant le Sahara marocain sont devenus une réalité diplomatique irréversible et un message clair aux Nations unies et aux autres parties concernées : elles doivent abandonner leurs positions dépassées et adopter une approche politique réaliste, en phase avec les évolutions politiques, diplomatiques et sur le terrain", ajoute cette spécialiste des affaires nord-africaines dans des déclarations à Médias24.
L’autre leçon qu’on peut tirer de cette dynamique est que la communauté internationale a compris que s’il y avait quelque chose à construire dans la région, et pour le bien de la région, c’est bien avec un partenaire qu'est le Royaume du Maroc.
Partenaire et allié crédible, le Maroc est bien le seul pays de la région sur qui cette communauté peut parier pour garantir prospérité économique, sécurité et stabilité communes.
La communauté internationale a également compris combien la question du Sahara est existentielle pour le Maroc et les Marocains. "Le Sahara restera marocain jusqu’à la fin des temps, et les sacrifices qu’il sera nécessaire de consentir pour qu’il en soit toujours ainsi importent peu", avait affirmé le Souverain dans un discours à la Nation, le 6 novembre 2017 à l’occasion du 42e anniversaire de la Marche verte.
Une vision, une cause juste et un peuple soudé
Le Sahara a été et sera toujours la première cause du Maroc et des Marocains. Le front intérieur est soudé autour de cette cause. La dynamique diplomatique officielle est soutenue par d’autres initiatives qu’il serait ingrat de ne pas souligner.
La diplomatie parlementaire est de plus en plus décisive lors des grandes rencontres internationales. Et la diplomatie partisane apporte une précieuse collaboration.
À l’Internationale socialiste, dont la dernière grand-messe vient de se dérouler en Turquie, la délégation de l’USFP n’était pas partie prendre des selfies ou faire du shopping. Elle veille au grain et défend bec et ongles la cause de tous les Marocains.
Liés par de vieilles relations d’amitié avec les partis communistes ou de gauche d’Amérique latine, des leaders du PPS terminent, ce lundi 2 juin, une tournée à Cuba et au Venezuela. Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, et son camarade à la direction, Saïd El Bekkaoui, n’ont pas parcouru des milliers de kilomètres pour déguster un cigare à la Havane avec les héritiers de Fidel Castro. Mais pour plaider la cause du Maroc et les convaincre – ce ne sont pas les arguments qui manquent – qu’il était grand temps d’abandonner des thèses désuètes.
Les centrales syndicales marocaines, bien représentées dans les organisations internationales, ne sont pas en reste. Nos syndicalistes y partent défendre la dignité des travailleurs du monde, mais aussi pour plaider la cause du Maroc. Et la société civile, revigorée par la dynamique globale que connaît le pays, est en première ligne. Forts d’une bonne culture du plaidoyer, des femmes associatives et de jeunes militants montent au front pour démonter les thèses des séparatistes, témoigner de la face hideuse de la vie dans les camps de Tindouf et des crimes commis par une bande de brigands financés, armés et hébergés par une junte militaire.
2025 a donc commencé pour le Maroc sous de bons auspices. Cette année marque le début de la fin d’un conflit qui n’a que trop duré. Les Marocains et de nombreux pays espèrent que l'issue ne tardera pas : rétablir le Royaume dans ses droits historiques et légitimes dans le cadre de l’unité de son peuple et de son territoire.
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