Après les soupçons de faux diplômes à l'ENSA Oujda, El Midaoui rassure et enquête
Des soupçons de faux diplômes planent sur l’ENSA d’Oujda, selon une question orale posée au Parlement, le lundi 2 juin. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Azzedine El Midaoui, a réagi en annonçant l’envoi d’une commission sur place.
Situation confuse à l’École nationale des sciences appliquées (ENSA) d’Oujda. Au Parlement, ce lundi 2 juin, le député Mustapha Ibrahimi (PJD) porte la voix des étudiants et de leurs familles qui sont, selon lui, “les otages d’un conflit entre le directeur de l’école, le président de l’université et des enseignants”.
Face à cette interpellation, le ministre de l’Enseignement supérieur, Azzedine El Midaoui, a exprimé sa volonté d’agir rapidement. Il a affirmé n’avoir “aucun problème à envoyer une commission” à l’ENSA d’Oujda. Selon lui, il s’agit d’un problème d’ordre administratif dont les étudiants ne sont pas responsables.
Pour rappel, cette affaire fait polémique depuis le scandale des faux diplômes d’Agadir. En effet, depuis quelques jours, les étudiants de l’ENSA Oujda sont accusés d’avoir obtenu des diplômes sans assister aux cours. Du côté des étudiants, cette “absence” est justifiée par un échange à l’étranger.
Mobilité internationale ou manquement administratif ?
Toujours selon le député du PJD, “ces cinq dernières années, plusieurs dizaines d’étudiants ont quitté l’ENSA d’Oujda pour des mobilités internationales, notamment en France. Objectif : suivre une année de master dans des établissements partenaires”.
“Mais, à leur retour, les enseignants leur ont annoncé ne pas être informés de ces échanges. Idem pour le conseil de l’école et celui de l’Université Mohammed Ier. Des voix affirment qu’un accord officiel a pourtant été signé par le directeur de l’école et le président de l’université. Ce dernier, toutefois, refuse aujourd’hui de signer les diplômes délivrés à ces étudiants. Mais le directeur de l’ENSA continue de les signer”, poursuit le député.
Résultat : les étudiants se retrouvent sans reconnaissance claire de leurs parcours, tandis que ceux qui ont obtenu les diplômes sont accusés de les avoir reçus sans passer d’examen ni présence en cours.
Azzedine El Midaoui rassure
“Aller à l’étranger n’est pas un crime. La mobilité internationale est encouragée, y compris pour le recrutement des enseignants”, indique le ministre. Il insiste, par ailleurs, sur la “responsabilité administrative” dans cette affaire.
“Même s’il y a eu une erreur, elle incombe à l’administration. Les étudiants ne doivent pas en subir les conséquences”, martèle-t-il.
Le ministre assure qu’il enverra une commission à la demande du président de l’université. “Ce n’est pas une inspection, car je leur fais confiance”, déclare-t-il en évoquant cette commission. Son objectif est de rassurer les parties concernées.
L’université nie toute irrégularité
Le ministre a également lu un communiqué de l’Université Mohammed Ier, qui affirme avoir signé plusieurs conventions, notamment avec l’Université Sorbonne Paris Nord. “Ces accords permettent à des étudiants de suivre leur dernière année à l’étranger, dans le cadre d’une coopération académique”, indique le communiqué.
“L’université et l’ENSA d’Oujda nient catégoriquement avoir délivré des certificats de réussite à des étudiants n’ayant ni suivi les cours ni passé les examens”, poursuit-on de même source.
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Ce qu’il faut retenir :
- Une affaire de diplômes contestés après une mobilité internationale implique plusieurs dizaines d’étudiants de l’ENSA d’Oujda.
- Le ministre de l’Enseignement supérieur, Azzedine El Midaoui, annonce l’envoi d’une commission pour clarifier ce conflit entre administration, direction et enseignants.
- L’Université Mohammed Ier dément toute délivrance de faux diplômes et affirme que les accords de partenariat sont valides.
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