img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
CULTURE

Essaouira renoue avec la magie du Festival Gnaoua

Pour sa 26e édition, la soirée d’ouverture du Festival Gnaoua a offert au public une immersion au cœur des rythmes du monde, mêlant traditions gnaouies, percussions africaines et sonorités jazz.

Première soirée du Festival Gnaoua 2025.
Première soirée du Festival Gnaoua 2025.
Par
Le 20 juin 2025 à 13h51 | Modifié 20 juin 2025 à 14h51

Sous un ciel étoilé bercé par la rosée nocturne et les embruns de l’Atlantique, la ville d’Essaouira a renoué avec la magie du Festival Gnaoua, qui s'est ouvert ce jeudi 19 juin par une parade haute en couleur, ouvrant ainsi le bal de trois jours de festivités.

Bien plus qu'un événement musical, le Festival Gnaoua incarne "une célébration du patrimoine, du dialogue et de l’humanité partagée", a déclaré sa productrice Neila Tazi.

À travers ce festival, "nous souhaitons offrir non seulement des performances, mais aussi des rencontres, un espace où les cultures s’écoutent, les traditions sont honorées et où de nouveaux chemins artistiques se dessinent", a-t-elle poursuivi, notant qu'il représente un exemple vivant de la manière dont la culture peut bâtir des ponts au-delà des différences.

Neila Tazi, productrice du Festival Gnaoua
Neila Tazi, productrice du Festival Gnaoua

Sur la scène Moulay Hassan, les couleurs rouge, jaune et vert dominaient l’espace, donnant le ton d’un spectacle où les cultures dialoguent par la musique. La médina a été transformée pour l’occasion en scène à ciel ouvert.

Le voyage musical a démarré avec Hamid El Kasri, figure emblématique de la tagnaouite, qui a livré une performance magistrale. Il était accompagné de la Compagnie Bakalama, troupe sénégalaise aux danses traditionnelles envoûtantes et aux percussions puissantes avec des sabar et djembé, faisant résonner l’Afrique jusqu’au cœur d’Essaouira.

Hamid El Kasri au Festival Gnaoua.
Hamid El Kasri au Festival Gnaoua.

À leurs côtés, la chanteuse Abir El Abed a offert un souffle poétique et métissé, entre andalou et gnaoua, tandis que la voix grave et vibrante de Kya Loum, imprégnée de rock, soul et jazz, a capté toute l’attention du public.

La soirée s’est poursuivie avec une autre fusion audacieuse : celle de Maâlem Houssam Gania, héritier de l’immense Mahmoud Gania et gardien d’une tradition séculaire, et du batteur américain Marcus Gilmore. Ensemble, ils ont livré un dialogue percussif subtil, où le guembri ancestral croisait les envolées rythmiques d’un jazz contemporain habité.

Le Joudour Project de Majid Bekkas est venu clore cette première soirée. Pionnier de la fusion gnaoua-jazz depuis les années 1980, Bekkas démontre la richesse de son concept African Gnaoua Blues, en tissant des passerelles entre la transe gnaouie, le blues africain et les improvisations jazz.

Tout au long de la soirée, les spectateurs se sont laissés porter, tantôt guidés par les frappes vibrantes des tambours africains, tantôt envoûtés par les notes profondes du guembri. Mais, tous réunis sous le ciel d’Essaouira, dansaient, chantaient, respiraient cette ambiance unique qu’offre chaque année le Festival Gnaoua.

Un rendez-vous incontournable pour les maâlems et les passionnés de Gnaoua, mais aussi pour tous les amateurs de musiques du monde, de spiritualité douce et de good vibes.

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 20 juin 2025 à 13h51

à lire aussi

La politique de l’eau, un enjeu de souveraineté nationale selon Nizar Baraka
Quoi de neuf

Article : La politique de l’eau, un enjeu de souveraineté nationale selon Nizar Baraka

Lors du MAP Town Hall organisé à Rabat, le ministre de l’Équipement et de l’Eau a détaillé cinq priorités : dessalement, interconnexions entre bassins, équité territoriale, préservation des ressources et valorisation de l’expertise marocaine à l’international.

Tourisme : pourquoi l’objectif des 26 millions de visiteurs pourrait être atteint avec deux ans d’avance
TOURISME

Article : Tourisme : pourquoi l’objectif des 26 millions de visiteurs pourrait être atteint avec deux ans d’avance

Le tourisme marocain est en avance sur son propre calendrier. Alors que l’objectif officiel reste fixé à 26 millions de visiteurs en 2030, les performances récentes poussent déjà le secteur à préparer l’étape suivante : une nouvelle feuille de route pouvant viser 30 millions d’arrivées et près de 200 milliards de dirhams de recettes.

Formation continue : le CESE pointe un système trop complexe et trop concentré à Casablanca
Quoi de neuf

Article : Formation continue : le CESE pointe un système trop complexe et trop concentré à Casablanca

En 2022, seuls 1.647 employeurs sur près de 315.000 cotisants ont bénéficié des contrats spéciaux de formation, selon le Conseil, qui recommande un fonds dédié, la digitalisation des démarches et un meilleur accès pour les TPME et les indépendants.

Bourse de Casablanca : le MASI termine en légère baisse le 3 juin 2026
La séance du jour

Article : Bourse de Casablanca : le MASI termine en légère baisse le 3 juin 2026

L’indice principal s’est établi à 18.563,40 points, dans un volume d’échanges de 237,9 MDH sur le marché central, avec Managem, TGCC et Alliances parmi les valeurs les plus actives.

La pyrite, vieux résidu minier devenu enjeu stratégique pour OCP
Mines

Article : La pyrite, vieux résidu minier devenu enjeu stratégique pour OCP

C’est l’histoire d’un minerai longtemps négligé qui revient au centre du jeu industriel. Alors que les prix du soufre atteignent des niveaux historiques, OCP prépare dès 2027 la récupération locale de pyrite et de pyrrhotite, avec Managem et d’autres acteurs miniers en toile de fond. Explications.

Après 17 ans, Lamia El Ghorfi quitte La Mamounia pour se consacrer à un projet familial
Quoi de neuf

Article : Après 17 ans, Lamia El Ghorfi quitte La Mamounia pour se consacrer à un projet familial

Après dix-sept années passées à La Mamounia, Lamia El Ghorfi a annoncé son départ de la Direction de la communication et des projets culturels. Elle indique vouloir se consacrer à un projet familial, tandis que son successeur sera dévoilé dans les prochains jours.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité