CAN féminine 2024. Le Maroc d’attaque contre le Ghana en demi-finales, voici ses atouts
Un Maroc-Ghana intense. À l’heure d’affronter le Ghana en demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations féminine 2024, mardi 22 juillet à Rabat, l’équipe nationale du Maroc peut s’appuyer sur un secteur offensif complet, avec des profils variés et complémentaires.
Depuis la prise de fonction de Jorge Vilda, en novembre 2024, le Maroc a inscrit 61 buts en 24 rencontres. Soit une moyenne de 2,5 buts par match.
À défaut d'être la plus puissante, le sélectionneur national possède peut-être l’une des attaques les plus complètes de la Coupe d’Afrique des nations féminine 2024.
Un atout précieux au moment d’affronter le Ghana, ce mardi 22 juillet en demi-finales à Rabat (20 h). Il ne serait pas étonnant que les filets du stade olympique de Rabat tremblent encore une fois, tant la ligne d’attaque de l'équipe nationale présente des profils variés, avec des attaquantes rapides et techniques.
À commencer par Ibtissam Jraidi. Autrice de trois buts en quatre matchs, l’attaquante de pointe est un rouage essentiel du plan de jeu mis en place par Jorge Vilda.
En plus d’être adroite dans la surface de réparation, elle sait à quel moment il faut décrocher au milieu de terrain pour servir de point d’appui.
Elle sait aussi quand faire l’appel pour être à la réception du centre. Sans oublier son implication défensive, car elle ne rechigne jamais à fournir des efforts au niveau du pressing.
Ibtissam Jraidi brille également par son altruisme grâce à sa bonne connexion avec ses équipières, comme le prouvent ses deux occasions créées par match depuis le début de la compétition.
Ghizlane Chebbak, la polyvalente
Arrivée très affûtée, Ghizlane Chebbak a montré qu’elle était en forme dès l’entrée en lice du Maroc dans cette CAN, face à la Zambie. Son sublime but égalisateur au bout du temps réglementaire a certainement fait basculer l’équipe nationale du bon côté de l’histoire.
La joueuse de Levante est montée en puissance lors de la rencontre contre la République démocratique du Congo durant laquelle elle a notamment inscrit un triplé. Moins en vue à l’occasion du dernier match de groupes face au Sénégal, elle a été déterminante pour les Lionnes de l’Atlas en quarts de finale.
Les Maliennes ont eu beaucoup de mal à gérer ses déplacements entre les lignes, ce qui lui a permis de parfaitement lancer Sakina Ouzraoui sur l’action de l’ouverture du score d’Ibtissam Jraidi. Certes, la capitaine de l’équipe nationale a maladroitement concédé un penalty dans les ultimes instants du match. Toutefois, cela symbolise un état d’esprit irréprochable sur le plan défensif.
Sakina Ouzraoui n’est pas en reste. Elle est très impliquée dans le pressing mais aussi le repli pour aider son binôme sur le côté droit, Hanane Ait Elhaj. Rapide, technique et dotée d’une bonne qualité de centre, symbolisée par sa passe décisive, la joueuse de Tenerife est indispensable à l’attaque des Lionnes de l’Atlas.
Elle gagnerait à être plus tueuse devant le but, mais sa polyvalence est précieuse puisqu’elle peut jouer sur l’aile droite ou gauche. Pour l’instant, elle arpente son couloir droit avec beaucoup de dynamisme et d’aisance dans ses dribbles.
À contrario de son alter ego Fatima Tagnaout. Figure historique de l’équipe nationale, ses performances n’étaient pas à la hauteur des espérances. Elle fait peu de différence balle au pied et manque de précision dans ses centres. Deux qualités indispensables pour une attaquante de côté.
Néanmoins, elle compense par sa combativité et son sens du collectif. À l’image de Sanaa Mssoudy. Considérée comme un joker par le technicien espagnol, l’attaquante des FAR réalise des entrées souvent convaincantes.
Elle est dynamique et offre toujours des solutions au porteur du ballon. Ce sera très utile contre une équipe du Ghana dont la solidité défensive est loin d’être l’atout premier. Elles ont fini deuxièmes d’un groupe qui comportait notamment le tenant du titre, l’Afrique du Sud, encaissant cinq buts en trois rencontres.
Leur principale lacune défensive réside dans l’espace entre leur ligne défensive et le milieu de terrain. C’est une zone où les Marocaines pourront naviguer, créer des décalages et même tenter leur chance de loin. Même chose pour l’espace entre la défenseuse axiale gauche et la piston Princess Marfo.
Dans le 3-4-3 des Ghanéennes, cette dernière n’hésite jamais à se projeter vers l’avant. Une source de danger à surveiller pour les Marocaines, mais aussi une faille à exploiter car le repli de Princess Marfo n’est pas un modèle du genre.
En tout cas, les Lionnes de l’Atlas ont assez de talents offensifs pour ne pas passer à côté.
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