CAN féminine 2024. Le Maroc bat le Ghana et croisera le Nigéria en finale
Après un match haletant (1-1), l’équipe nationale du Maroc a éliminé le Ghana en demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations féminine, ce mardi 22 juillet à Rabat. Les Marocaines ont dû aller jusqu’aux tirs au but (4-2) pour décrocher leur qualification pour la finale face au Nigéria, samedi 26 juillet.
Dans l’intensité, l’engagement et le suspense, nous avons assisté à une véritable demi-finale de Coupe d’Afrique des nations, ce mardi 22 juillet, au stade olympique de Rabat. On est d’autant plus satisfait que le Maroc est sorti vainqueur d’un âpre duel contre le Ghana (1-1), en demi-finale, au terme d’une séance de penalties étouffante (4-2), où Khadija Er-Rmichi a été héroïque en arrêtant le tir décisif.
Chapeau à ses coéquipières qui n’ont pas tremblé au moment de transformer leur tentative. Les Marocaines intègrent ainsi le cercle très fermé des équipes ayant disputé au moins deux finales consécutives de CAN. On n’y retrouve que deux nations : le Cameroun (une fois) et le Nigéria, auteur de cet exploit à sept reprises.
Justement, les Super Falcons attendent les Lionnes de l’Atlas en finale, samedi 26 juillet à Rabat, après s’être difficilement débarrassées des tenantes du titre sud-africaines en début de soirée (2-1).
Jorge Vilda a procédé à plusieurs changements dans le onze de départ, alignant Sanaa Mssoudy et Élodie Nakache à la place de Najat Badri et Fatima Tagnaout. Des remplacements destinés à soutenir la réorganisation défensive afin de mieux couvrir toute la largeur du terrain et de limiter l’impact des excentrées ghanéennes.
Cela n’a pas empêché ces dernières d’être les plus menaçantes en début de match, avec un tir des 25 mètres de Chantel (11’), parfaitement capté par Khadija Er-Rmichi. Cette action a illustré la difficulté rencontrée par les Lionnes de l’Atlas pour poser le pied sur le ballon et contrôler le jeu. Elles perdaient la balle trop vite et subissaient une pression intense.
La portière de l’équipe nationale a dû s’interposer une deuxième fois en quelques minutes sur une tentative lointaine, certes peu puissante (15’). Étouffées par le pressing adverse, les Marocaines ont tout de même réussi, à plusieurs reprises, à casser cette pression grâce à des passes verticales.
Mais la continuité de ces actions était freinée par de mauvais choix, notamment de la part de Ghizlane Chebbak lors de séquences intéressantes où Sanaa Mssoudy effectuait des appels parfaitement synchronisés en profondeur (17’).
Même si elle n’a pas touché énormément de ballons, l’attaquante des FAR s’est distinguée pendant une vingtaine de minutes par son repli et sa combativité. Ce n’est pas ce qu’on attend d’elle en priorité, mais cette activité défensive a soulagé Zineb Redouani.
La latérale se retrouvait souvent en situation d’infériorité numérique sur son flanc gauche. C’est de ce même côté qu’est venue l’ouverture du score des Ghanéennes. À la réception d’un centre au second poteau et étrangement libre de tout marquage, Stella Nyamekye a trompé Khadija Er-Rmichi d’une tête croisée bien placée (29′).
La gardienne marocaine s’est étendue de tout son long pour dévier le ballon. Elle a réussi à l’effleurer, mais insuffisamment pour éviter qu’il ne termine sa course sur le poteau avant de franchir la ligne de but. Le Ghana aurait même pu doubler la mise dans la foulée, mais le ballon de Doris Boaduwaa est passé à quelques centimètres des cages d’Er-Rmichi.
Ce n’était pas la première fois que le Maroc devait courir derrière le score. On le sentait dans l’attitude des Lionnes de l’Atlas, qui ont gardé leur calme. Sur le banc, Jorge Vilda n’est pas resté passif, rappelant Élodie Nakache au profit de Najat Badri.
Si elle n’a pas démérité en remplissant l’une des missions que lui avait confiées le staff de l'équipe nationale, en l’occurrence trouver Ghizlane Chebbak derrière la ligne de pression, Élodie Nakache a eu quelques manquements lors des phases de transitions défensives.
Ce changement n’a toutefois pas modifié le cours d’une première mi-temps disputée sur un faux rythme. Un tempo qui a favorisé le plan de jeu d’un Ghana autrement plus convaincant que lors de sa prestation contre l’Algérie en quart de finale.
Plus incisives au retour des vestiaires, Ghizlane Chebbak et ses équipières ont apporté davantage de danger dans le camp adverse en dix minutes que durant l’ensemble du premier acte. La première à sonner la révolte fut Najat Badri, dont le tir enroulé à l’angle de la surface de réparation a contraint Cynthia Konlan à s’envoler pour détourner le ballon en corner.
Mais elle n’a rien pu faire sur l’égalisation de Sakina Ouzraoui (55 ). Opportuniste, la joueuse de Tenerife a surgi à la réception d’un tir d’Ibtissam Jraidi mal repoussé par la défense ghanéenne. Elle n’avait plus qu’à effacer la gardienne et rallumer l’espoir de tout un peuple.
Néanmoins, le vent d’enthousiasme qui portait les Marocaines est retombé. Les débats devenaient de plus en plus tendus au fil des minutes, alors que les esprits commençaient à s’échauffer. Le coup de sifflet annonçant la fin du temps réglementaire est tombé au bon moment, offrant un répit bienvenu aux deux équipes avant les prolongations.
Comme paralysées par l’enjeu, les 22 actrices ont fait preuve de prudence pendant une grande partie des deux fois quinze minutes supplémentaires. On sentait, par moments, qu’elles préféraient éviter de jouer leur place en finale lors de la séance des penaltys.
Mais en même temps, elles craignaient de trop s’exposer et de tout perdre. Un dilemme que les deux équipes n’ont jamais vraiment su ou voulu résoudre. La blessure au genou de Fatima Tagnaout, entrée au début des prolongations, a fini de refroidir l’atmosphère.
Une séance de pénalties mémorable, un Maroc-Ghana inoubliable
D’un autre côté, voir leur coéquipière quitter le terrain en larmes a insufflé un supplément d’âme aux Marocaines. Hanan Aït Elhaj a été la première à s'élancer lors de la séance de penalties, et avec réussite puisqu’elle a logé le ballon en pleine lucarne, laissant la gardienne adverse immobile.
La portière de l’équipe nationale était à deux doigts de sortir le tir de Josephine Bonsu. Ibtissam Jraidi a redonné l’avantage au Maroc avant que Alice Kusi n’en fasse de même pour le Ghana.
À son tour, Kenza Chapelle remplit sa mission, à l’inverse d'Evelyn Badu qui a totalement raté le cadre. Une occasion de prendre l’avantage que n’a pas manqué de saisir Anissa Lahmari.
Ensuite, Khadija Er-Rmichi s’est illustrée avec un arrêt décisif, envoyant ainsi l’équipe nationale en finale de la CAN, prévue ce samedi 26 juillet face au Nigéria.
Le résumé du match est disponible sur la chaîne beIN Sports sur Youtube.
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