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ECONOMIE

L’or brut frôle les 900 DH le gramme au Maroc, essoufflant la demande

Le cours de l’or bat des records historiques. Au Maroc, cette envolée se traduit par des prix inédits sur le marché local, où le gramme d’or 18 carats frôle désormais les 900 DH. Une flambée qui compromet la demande et fragilise l’ensemble de la filière bijoutière.

Une vitrine de bijouterie montrant colliers, bagues, bracelets et boucles en or.
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Le 8 octobre 2025 à 17h22 | Modifié 8 octobre 2025 à 18h43

Les prix de l’or poursuivent une envolée spectaculaire. Le 8 octobre 2025, l’once d’or a dépassé les 4.060 dollars, atteignant son plus haut niveau jamais enregistré.

Au Maroc, la situation ne diffère guère de celle des marchés internationaux.

"À l’instar du marché international, chaque jour, un nouveau record est franchi au Maroc. On n’a jamais vu une telle situation. Le prix de l’or 18 carats brut oscille aujourd’hui entre 885 et 890 DH le gramme, du jamais vu", souligne le président de la Fédération marocaine des bijoutiers, Driss El Hazzaz, contacté par Médias24.

Une récession silencieuse frappe le marché

Le niveau actuel des prix bouleverse le fonctionnement du marché. L’équilibre entre l’offre et la demande n’est plus soutenable dans de telles conditions.

Selon Driss El Hazzaz, le fait que l’or brut se négocie à 890 DH/g entraîne par ricochet une hausse vertigineuse du prix de l’or façonné. En y ajoutant les frais de façonnage, les pertes de matière et la marge des bijoutiers, le coût final devient tout simplement exorbitant pour les acheteurs.

"Pour l’or façonné, cela dépend du modèle, mais en général, on est autour de 1.150 DH le gramme, au minimum. À ce niveau-là, il n’y a plus de clients, la demande est pratiquement inexistante. Le marché traverse une véritable récession, due principalement au niveau élevé des prix", explique-t-il.

Derrière cette crise de la demande se cache une filière entière en difficulté. Les répercussions dépassent largement les bijouteries de détail pour atteindre l’ensemble de la base productive du secteur.

"Ce ne sont pas seulement les bijouteries qui souffrent. Derrière elles, toute une base productive est sous pression. Les ateliers, les petites unités artisanales, les sertisseurs, les cisailleurs, les graveurs et les finisseurs vivent une période difficile", précise El Hazzaz.

Selon lui, la situation actuelle suscite une vive inquiétude chez les acteurs du secteur, qui redoutent désormais une vague de fermetures, notamment parmi les petites unités de production.

"Si la situation perdure, plusieurs petits ateliers risquent de suspendre temporairement leurs activités. Et avec eux, des dizaines d’ouvriers qualifiés pourraient se retrouver au chômage", poursuit notre interlocuteur.

Driss El Hazzaz indique que la racine du problème réside dans le désalignement profond entre le niveau des prix et le pouvoir d’achat des ménages marocains.

"Les prix ont dépassé le pouvoir d’achat. Le Marocain moyen ne peut plus acheter d’or, ni pour un mariage, ni pour offrir, ni pour épargner. Le marché est devenu inaccessible", conclut-il.

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Le 8 octobre 2025 à 17h22

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