CAN 2025. Maroc - Comores, les clés du match
L’équipe nationale lance sa Coupe d’Afrique des nations 2025 face aux Comores, ce dimanche 21 décembre à Rabat. Si les hommes de Walid Regragui ont hérité d’un premier adversaire abordable, la vigilance reste toutefois de mise sur les phases de transition, l’un des points forts des Comores.
Historiquement, le Maroc n’a jamais perdu contre les Comores. Il s’agira donc de ne pas briser cette série lors du match d’ouverture de la Coupe d’Afrique des nations 2025, au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah à Rabat, ce dimanche 21 décembre (20h).

En effet, le scénario d’une nouvelle victoire de l’équipe nationale n’a rien de farfelu, à condition que les Lions de l’Atlas assurent l’équilibre de leur balance offensive à la perte du ballon, afin de mieux gérer les projections rapides des Comoriens.
C’est l’une des nombreuses clés de cette rencontre du groupe A :
- Le danger des transitions : pourquoi le Maroc doit être vigilant sur ses pertes de balle.
- Le pressing haut : comment exploiter les difficultés des Comores dans leur relance.
- L’attaque du demi-espace : pourquoi occuper ces zones sera la clé pour désorganiser leur bloc.
- Et enfin, les touches, un secteur de jeu où les Comoriens sont souvent en difficulté.
Les Comores, 108e nation au classement FIFA, forment un archipel volcanique au large de l’Afrique de l’Est.
Plusieurs joueurs convoqués sont nés aux Comores parmi le groupe de 28 ayant fait le déplacement au Maroc, mais la majorité est née et évolue en Europe.
D’autres ont franchi la Méditerranée dans l’autre sens pour poser leurs valises dans les pays du Golfe.

On pense notamment au milieu de terrain Zaydou Youssouf, qui porte les couleurs d’Al Fateh en Saudi Pro League, ou encore à Myziane Maolida, aujourd’hui à Al-Kholood.
Même s’il n’a pas totalement répondu aux attentes placées en lui lors de ses débuts à l’Olympique Lyonnais, Maolida reste capable de fulgurances par moments.
Il faudra aussi surveiller l’arrière gauche Ismaël Boura, qui évolue à Troyes, ainsi que l’ailier Rafiki Saïd, qui brille au Standard de Liège.
Sans oublier le taulier du milieu de terrain, Youssouf M’Changama. Malgré ses 35 ans, il demeure une véritable courroie de transmission grâce à sa justesse technique.
Enfin, attention au talentueux Zaïd Amir, qui avait déjà mis à mal la défense marocaine lors de la Coupe Arabe 2025 par sa vitesse et sa technique dans les petits espaces.
Les Comores se sont qualifiés en tête de leur groupe
Les Comores se sont qualifiés pour la Coupe d’Afrique des nations 2025 en terminant en tête d’un groupe où figurait notamment la Tunisie. Un pays où les hommes du technicien italien Stefano Cusin se sont imposés au terme d’une solide prestation.

Une rencontre durant laquelle l’unique but a été inscrit à l’issue d’un contre éclair, mettant en lumière la capacité des Comoriens à se projeter rapidement vers l’avant.

En revanche, s’ils n’ont pas réussi à valider leur billet pour la Coupe du monde 2026, c’est principalement en raison de leur défense poreuse et de leurs difficultés dans la construction du jeu. Mais en termes de verticalité, il s’agit d’une équipe bien armée.
L’illustration est une nouvelle fois faite dans la vidéo d’analyse face au Ghana, lors des éliminatoires du Mondial 2026.
Une séquence de jeu en début de match qui traduit à merveille l’aisance des Comoriens dans ces phases, certains joueurs semblant évoluer presque les yeux fermés, tant chacun sait exactement ce qu’il a à faire.


Une défense à cinq, mais poreuse
Face au Maroc, les Cœlacanthes miseront sans doute sur leur système de jeu préféré contre les grosses équipes, à savoir une défense à trois centraux avec des pistons très hauts en phase de possession, selon les enseignements de leurs sept derniers matchs.
Toutefois, malgré l’insistance de Stefano Cusin sur ce système face à des équipes plus fortes sur le papier, les Comores affichent une différence de buts négative.
Ils obtiennent de meilleurs résultats en 4-2-3-1 ou en 4-3-3, un constat à relativiser puisque les adversaires rencontrés étaient davantage à leur portée.

Lorsque les Comores doivent construire l’action depuis leur gardien, ils tentent de progresser en trouvant un joueur libre derrière la première ligne de pression adverse.

Mais lorsque cela n’est pas possible, l’idée est d’écarter le jeu afin d’étirer cette ligne défensive et ouvrir une ligne de passe.
Le problème, c’est que les Comoriens n’ont pas toujours la patience nécessaire pour faire bouger le bloc adverse et attendre la création d’un décalage. Ils ont plutôt tendance à rejouer vers leur gardien, qui allonge le jeu sous pression.
Un bloc défensif qui manque de compacité
Sans ballon, les Cœlacanthes se positionnent généralement en bloc bas mais qui manque de compacité et les distances entre les joueurs sont parfois trop importantes.
Suffisamment, en tout cas, pour permettre à un adversaire de s’y engouffrer et de prendre à revers la ligne défensive, notamment dans le demi-espace, cette zone située entre le piston et le défenseur central le plus excentré.

Enfin, les coéquipiers de Youssouf M’Changama se montrent fragiles sur les touches, pourtant des situations relativement simples à gérer.
Preuve en est, le but encaissé face au Mali lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Une séquence qui met en évidence l'absence de vigilance et de concentration des Comoriens.

Trois de leurs cinq défenseurs avaient le dos tourné au moment de l’exécution de la touche, permettant au lanceur de jouer rapidement et de les prendre à revers.
Bref, le Maroc est largement favori sur le papier. Encore faudra-t-il se montrer vigilant sur les transitions et ne pas hésiter à presser très haut pour faire la différence.
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