CAN 2025. Le Maroc a une nouvelle histoire à écrire
Près de deux ans après son élimination en huitième de finale de la précédente édition de la Coupe d’Afrique des nations, les Lions de l’Atlas retrouvent la compétition, ce dimanche 21 décembre à Rabat face aux Comores, en ouverture de la CAN 2025. Une victoire faciliterait forcément la suite.
Un peu plus de deux ans à compter les jours, à traverser des rencontres amicales sans enjeu ou des qualifications sans adversaire sérieux, à penser à ce match d’ouverture de la Coupe d’Afrique des nations 2025, ce dimanche 21 décembre contre les Comores (20h), au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah.
À l’époque lointaine et impalpable, cette échéance a accompagné en filigrane les 24 derniers mois des Lions de l’Atlas, main dans la main avec l’amer souvenir de l’élimination en huitième de finale de la CAN 2023 devant l’Afrique du Sud.
Un souvenir qui est parti pour ne plus jamais revenir. Du moins, on l’espère. En tout cas, si fête nationale il y a, le 18 janvier au soir de la finale, le voyage aura sans doute valu la peine.
Peu avant 20h ce soir, il n’y aura aucun autre endroit où les Marocains et leurs 69.000 spectateurs voudront être. L’équipe nationale va disputer son premier match là où elle l’a préparé depuis des mois.
Elle devra en maîtriser les émotions pour s’en faire un allié et aller chercher un supplément d’âme dans le public tout en lui abandonnant la pression.
Avec les absences d’Achraf Hakimi et le forfait plus que probable de Sofyan Amrabat, au moins pour le match d’ouverture, ce n’est pas tout à fait l’équipe qui a été préparée pour la compétition.

Mais c’est l’histoire du foot et celle du Maroc, qui n’a jamais pu aligner la même défense trois fois de suite. Ce qui ne l’a pas empêché d’exploser le record de victoires consécutives de l’Espagne (15) en enchaînant 18 succès.
Autant dire que le Maroc sera favori du groupe A, qui occupera les pensées de tout un pays dans la dizaine de jours à venir.
Walid Regragui, qui a remporté son premier match à la CAN 2023, n’ignore pas tout le bénéfice des histoires qui commencent sur une bonne note.
D’autant que dans ce format à 24 équipes, il suffit presque d’une victoire pour être qualifié pour les huitièmes de finale. Comme le rappelle l’incroyable parcours de la Côte d’Ivoire, tenante du titre.
Dès lors, il est évident qu’il serait mieux de se délester de ce poids le plus vite possible, en commençant la conquête d’un titre qui fuit l’EN depuis 1976, 37 ans après l’organisation de la dernière Coupe d’Afrique des nations au Maroc (1988), ce soir face aux Comores.
Une nation contre laquelle le Maroc n’a pas connu la défaite en quatre rencontres.

Une soirée en équilibre sur un fil pour le Onze national
Dans ce groupe A qui ne présente ni d’équipe faible ni de rival vraiment fort, l’équipe nationale a donc plusieurs objectifs à atteindre :
- Se qualifier, bien évidemment, pour le second tour ;
- Assurer la première place pour rencontrer un troisième ;
- Se qualifier avant le troisième match afin de reposer les cadres et d’entretenir la dynamique de groupe.
Malgré les précipitations attendues, il faut donc rêver d’une ambiance toute rouge et verte dans un stade de toute beauté et à guichet fermé.
Le portrait général des Comores laisse penser que même une équipe qui a l’habitude de jouer en bloc bas aurait la possession face aux hommes du technicien italien Stefano Cusin.
Ce sera donc une soirée en équilibre sur un fil pour le Onze national, qui doit attaquer sans donner des espaces et l’occasion aux Comores de s’y engouffrer goulûment.
Qui plus est avec une défense qui se découvre au moment même où elle se présentera ce soir au reste du monde. Dans l’autre surface, il y aura de quoi provoquer des éclairs. C’est même le scénario le plus probable.
Même s’il a été peu intéressé par le dogme de la possession jusqu’à la fin de l’aventure du Mondial 2022 au Qatar, Walid Regragui a été forcé de métamorphoser son équipe en lui donnant une autre identité.
Bien lui en a pris au vu des profils de ses trois adversaires dans le groupe A.
Même si, au fond, l’équipe nationale ne s’est pas encore totalement révélée à elle-même ni aux quarante millions de Marocains qui en veulent toujours plus. C’est peut-être enfin pour aujourd’hui.
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