Faute de consensus, la convention pour la plateforme de gaming de 150 MDH à Roches Noires reportée
Le projet visant à doter la ville de Casablanca d'une plateforme de gaming suscite la polémique. La convention relative à ce projet devait être adoptée le 5 février, mais elle a été reportée à une date ultérieure. Parmi les raisons de ce report, des élus évoquent l’absence de la Fédération royale marocaine des jeux électroniques dans ladite convention, alors qu'elle est considérée comme l’instance de tutelle de cette discipline.
Le projet de convention de partenariat relatif à la création d’un espace dédié aux jeux électroniques à Casablanca n’a finalement pas été adopté en session ordinaire du conseil de la ville de Casablanca, le 5 février.
Il était question de le reprogrammer pour la seconde réunion de cette session, prévue ce vendredi 13 février, mais il a finalement été reporté à une date indéterminée.
L’absence de la Fédération royale marocaine des jeux électroniques au cœur des critiques
Lors de son examen en commission, ce projet avait suscité un vif débat, avait expliqué Nabila Rmili, maire de la ville de Casablanca, le 5 février.
La convention prévoit un partenariat entre le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication (département de la Communication), la commune de Casablanca, la préfecture de Casablanca, avec la désignation de la société de développement local Casablanca Aménagement pour la réalisation du projet.
Contactés par nos soins, parmi les raisons avancées par certains élus de la ville pour justifier ce report, figure l’absence de la Fédération royale marocaine des jeux électroniques de cette convention, alors qu'elle est considérée comme étant l’instance de tutelle de cette discipline. Cette dernière n’a pas été intégrée parmi les parties signataires, un point qu'ils jugent problématique.
Une rencontre est prévue entre les membres de la commune et du ministère de la Communication notamment, afin d’améliorer la convention avant une nouvelle présentation devant les élus. Le report de l'examen de cette convention implique ainsi la révision de certaines de ses dispositions.
"Une plateforme industrielle, et non pas une salle de jeux"
Le projet est prévu d'être réalisé sur le site de l’ancien marché de gros de Roches Noires, appelé à être transformé en un espace multifonctionnel aux standards internationaux.
Le choix du site s’inscrit dans une logique d’équité territoriale. Le projet ambitionne de créer de la valeur ajoutée dans ce quartier, à travers la formation et le développement de nouvelles compétences.
Face aux critiques, Nabila Rmili a clarifié, lors de la première réunion de la session ordinaire de février, la nature du projet. "Quand on parle d’un espace de gaming, il ne s’agit pas d’une salle de jeux, mais d’une véritable plateforme industrielle".
Selon elle, le projet doit être perçu comme une "usine de métiers" dédiée au gaming et aux industries créatives, intégrant plusieurs filières émergentes, dont certaines non encore enseignées au Maroc. Il s'agit notamment du développement des jeux vidéo, de l'audiovisuel, de l'animation, de la chorégraphie numérique et d'autres spécialités encore peu structurées au Royaume.
Un budget de 150 MDH
L’objectif, selon la présidente du conseil de la ville, est de positionner Casablanca comme un hub régional du gaming tout en créant de nouvelles opportunités professionnelles pour les jeunes. "C’est une plateforme d’emploi et non une plateforme de divertissement", a-t-elle insisté.
L’infrastructure comprendra une arena de 5.000 places destinée à accueillir des compétitions nationales et internationales d’e-sport, renforçant l’attractivité de la métropole sur ce segment en forte croissance dans le monde entier.
Selon nos informations, le budget prévisionnel du projet s’élève à 150 millions de DH. La commune contribuera notamment par la mise à disposition du foncier. L’arrondissement de Roches Noires, la CDG ainsi que le ministère de la Culture devraient également être parties prenantes.
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