Lors de son intervention devant la CGEM, Younes Idrissi Kaitouni, directeur général de la Direction générale des impôts (DGI), a présenté le bilan des recettes fiscales sur la période 2021-2025.
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L’impôt sur les sociétés, principal moteur de la hausse des recettes fiscales
Devant la CGEM, Younes Idrissi Kaitouni a dressé le bilan des recettes fiscales sur la période 2021-2025, avec 291 MMDH annoncés en 2025. Selon les chiffres avancés, l’impôt sur les sociétés apparaît comme le principal moteur, loin devant la TVA et l’impôt sur le revenu.
Par
Badr Elhamzaoui
Le 23 février 2026 à 17h47
|
Modifié 23 février 2026 à
17h48
Selon lui, les recettes fiscales gérées par la DGI ont atteint, en 2025, plus de 291 MMDH.
"Les recettes fiscales atteignent 291 MMDH. Par rapport au niveau de 2021, cela représente une progression de 74% sur la période 2021-2025. Sur la même période, leur poids passe de 20,3% à 24,6% du PIB, douane comprise", explique-t-il.
"L’IS est passé de 47,7 MMDH en 2021 à 100,3 MMDH en 2025, ce qui nous a permis, cette année, de dépasser la barre historique des 100 MMDH en matière d’Impot sur les sociétés , soit une progression sur la période 2021-2025 de 110%. La TVA intérieure atteint 71 MMDH, en hausse de 58%. Par ailleurs, l’IR progresse de 47% entre 2021 et 2025 et totalise 70 MMDH de recettes", poursuit-il.
Pour expliquer cette dynamique, Younes Idrissi Kaitouni évoque une combinaison de facteurs et rejette l’idée d’une hausse due à un simple durcissement.
Le directeur général des Impôts attribue la progression à une réforme méthodique, à l’élargissement de l’assiette et à la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.
"Cette progression des recettes ne procède nullement d'un alourdissement de la pression fiscale, mais d'une réforme fiscale méthodique et équilibrée fondée sur l'élargissement de l'assiette, le rétablissement de l'équité et la lutte déterminée contre la fraude et l'évasion fiscale", précise-t-il.
L’augmentation de près de 100 MMDH des recettes fiscales pose naturellement la question de la contribution de chaque grand impôt à cette progression.
Quelle est la part de la contribution de l’impôt sur les sociétés, celle la TVA, et surtout celle de l’impôt sur le revenu ?
Si l’on raisonne à partir des chiffres donnés par le directeur général des Impôts, on peut reconstituer la contribution de chaque impôt aux 100 MMDH de progression.
Sur les 101,1 MMDH de progression, l’IS apporte 52,6 MMDH, soit un peu plus de la moitié. La TVA intérieure suit avec 26,1 MMDH, puis l’IR avec 22,4 MMDH.
Par ailleurs, dans la mesure où la progression de l’IR n’est pas ventilée par composantes, il est difficile de déterminer laquelle a joué le rôle moteur dans cette hausse.
Cette absence de détail ne permet pas non plus de distinguer la part provenant des salaires de celle issue des revenus professionnels, ni d’identifier la contribution des différentes catégories de contribuables.
Il devient alors difficile de dire que la dynamique des recettes est d’abord une affaire de pression accrue sur les revenus du travail comme on l’a entendu dans la bouche d’un responsable politique. C’est plutôt une progression dominée par l’impôt sur les sociétés, alors que l’IR apparaît comme le moins contributeur à la progression globale.
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Par
Badr Elhamzaoui
Le 23 février 2026 à 17h47
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