Finances publiques. Le déficit atteint 9,6 MMDH à fin janvier
À fin janvier 2026, le déficit budgétaire ressort à 9,6 MMDH, contre 6,9 MMDH un an auparavant, une évolution principalement liée à une baisse des recettes de 2,7 MMDH.
Selon la Situation des charges et ressources du Trésor, ce déficit reflète principalement une baisse des recettes, conjuguée à une légère hausse des dépenses.
Sur une base nette des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, les recettes reculent de 2,7 MMDH par rapport à fin janvier 2025.
Les recettes fiscales diminuent à leur tour de 2,9 MMDH, tandis que les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux augmentent de 1,9 MMDH pour atteindre 2,9 MMDH, y compris la part supportée par les collectivités territoriales.
Dans le détail, l’IS progresse de 378 MDH, soit 17,4%. À l’inverse, l’IR recule de 2,5 MMDH, soit 24,4%, une baisse qui trouve son explication dans une recette exceptionnelle de 3,8 MMDH enregistrée en janvier 2025 dans le cadre de la régularisation fiscale volontaire.
En excluant cet élément exceptionnel, les recettes de l’IR auraient, selon la SCRT, progressé de 14%, notamment grâce à la hausse de l’IR retenu sur les profits de cession de valeurs mobilières.
La TVA enregistre pour sa part une baisse de 885 MDH, soit 9,1%, liée à la baisse de la TVA à l’intérieur de 586 MDH et à celle de la TVA à l’importation de 299 MDH.
Par ailleurs, les remboursements en matière de TVA atteignent 1,7 MMDH, contre 607 MDH un an auparavant.
En revanche, les recettes non fiscales atteignent 1,3 MMDH, en hausse de 19%.
Côté dépenses, les dépenses ordinaires s’établissent à 32,7 MMDH à fin janvier 2026, en baisse de 9,4 MMDH par rapport à janvier 2025. Cette évolution recouvre un recul des dépenses de biens et services de 9,2 MMDH et des charges de compensation de 593 MDH, mais aussi une hausse des intérêts de la dette de 410 MDH.
Ces évolutions se traduisent par un solde ordinaire déficitaire de 2,9 MMDH, contre 9,7 MMDH un an auparavant. En parallèle, les dépenses d’investissement atteignent 15 MMDH, en hausse de 2 MMDH.
Le déficit ressort ainsi à 9,6 MMDH, contre 6,9 MMDH un an auparavant.
À découvrir
à lire aussi
Article : La politique de l’eau, un enjeu de souveraineté nationale selon Nizar Baraka
Lors du MAP Town Hall organisé à Rabat, le ministre de l’Équipement et de l’Eau a détaillé cinq priorités : dessalement, interconnexions entre bassins, équité territoriale, préservation des ressources et valorisation de l’expertise marocaine à l’international.
Article : Tourisme : pourquoi l’objectif des 26 millions de visiteurs pourrait être atteint avec deux ans d’avance
Le tourisme marocain est en avance sur son propre calendrier. Alors que l’objectif officiel reste fixé à 26 millions de visiteurs en 2030, les performances récentes poussent déjà le secteur à préparer l’étape suivante : une nouvelle feuille de route pouvant viser 30 millions d’arrivées et près de 200 milliards de dirhams de recettes.
Article : Formation continue : le CESE pointe un système trop complexe et trop concentré à Casablanca
En 2022, seuls 1.647 employeurs sur près de 315.000 cotisants ont bénéficié des contrats spéciaux de formation, selon le Conseil, qui recommande un fonds dédié, la digitalisation des démarches et un meilleur accès pour les TPME et les indépendants.
Article : Bourse de Casablanca : le MASI termine en légère baisse le 3 juin 2026
L’indice principal s’est établi à 18.563,40 points, dans un volume d’échanges de 237,9 MDH sur le marché central, avec Managem, TGCC et Alliances parmi les valeurs les plus actives.
Article : La pyrite, vieux résidu minier devenu enjeu stratégique pour OCP
C’est l’histoire d’un minerai longtemps négligé qui revient au centre du jeu industriel. Alors que les prix du soufre atteignent des niveaux historiques, OCP prépare dès 2027 la récupération locale de pyrite et de pyrrhotite, avec Managem et d’autres acteurs miniers en toile de fond. Explications.
Article : Après 17 ans, Lamia El Ghorfi quitte La Mamounia pour se consacrer à un projet familial
Après dix-sept années passées à La Mamounia, Lamia El Ghorfi a annoncé son départ de la Direction de la communication et des projets culturels. Elle indique vouloir se consacrer à un projet familial, tandis que son successeur sera dévoilé dans les prochains jours.
