Sur la période 2019-2023, le taux d’exécution des investissements du ministère de l’Éducation nationale tournait autour de 70% en moyenne.
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Loi de finances 2025 : l’essentiel à retenir des taux d’exécution
Le rapport 2025 de la TGR met en évidence une exécution budgétaire globalement conforme, avec des recettes fiscales supérieures aux prévisions. En revanche, certains ministères clés affichent une sous-exécution de leurs investissements, notamment l’Éducation nationale.
Par
Badr Elhamzaoui
Le 25 février 2026 à 17h19
|
Modifié 26 février 2026 à
11h05
La publication, par la TGR, du rapport annuel sur l’exécution de la loi de finances 2025, au-delà du seul constat comptable, offre une occasion de réflexion sur l’exécution de l’exercice budgétaire et constitue, en même temps, un indicateur de performance pour l'ensemble des départements.
Pour les dépenses d’investissement, nous nous concentrons sur les ministères disposant des enveloppes budgétaires les plus importantes et dont la réalisation des investissements touche directement la vie quotidienne des ménages.
Les dépenses d'investissement
Médias24 avait mené le même exercice sur la période 2019-2023, et les dynamiques observées ne s’écartent pas de celles constatées en 2025.
Le ministère de l’Équipement et de l’Eau enregistre le volume le plus élevé, avec 18,2 MMDH exécutés, soit un taux d’exécution de 103,5%, en recul par rapport aux 108,3% observés en 2024.
Le ministère de l’Agriculture a mobilisé 12,0 MMDH, pour un taux d’exécution de 77,0%, contre 86,0% un an plus tôt.
Le ministère de la Santé a exécuté 8,7 MMDH, avec un taux de 96,6%, en nette amélioration par rapport à 76,5% à fin 2024. Ce niveau constitue le taux d’exécution le plus élevé enregistré par le ministère sur la période 2019-2025.
Le ministère du Transport et de la Logistique a mobilisé 1,2 MMDH, correspondant à un taux d’exécution de 70,5%, contre 95,2% en 2024.
À l’inverse, le ministère de l’Éducation nationale a enregistré une exécution plus limitée, avec un taux d’exécution de 60,0%.
En 2024, il s’est établi à 71,6%. En 2025, il recule à 60%, son niveau le plus faible sur l’ensemble de la période 2019-2025.
Il convient de noter qu’un investissement inscrit en loi de finances n’a d’effet économique que s’il est effectivement exécuté, c’est-à-dire engagé, liquidé et payé. L’écart entre la budgétisation et l’exécution conditionne l’impact réel sur les services publics, en particulier dans des secteurs essentiels comme la santé et l’éducation.
Recettes et dépenses du Trésor
On se concentre ici sur les principaux postes.
Les recettes fiscales se sont établies à 358,9 MMDH en 2025, soit un taux de réalisation de 108,8% contre 111,6% en 2024. Cette performance est principalement portée par l'IS, qui a atteint 94,8 MMDH, correspondant à un taux d’exécution de 128% (119% en 2024).
L’impôt sur le revenu s’est élevé à 65,8 MMDH, avec un taux de réalisation de 108%. En 2024, le taux de réalisation était de 114%.
La TVA à l’intérieur a généré 48,0 MMDH, soit un taux de réalisation de 107%, alors qu’elle affichait 115% en 2024.
Les recettes non fiscales ont atteint 51,0 MMDH, enregistrant un taux de réalisation de 130,5%, traduisant une contribution plus élevée que prévu des dividendes, produits financiers et autres recettes de l’État. En 2024, le taux de réalisation ressortait à 177,1%.
Par ailleurs, du côté des dépenses, les dépenses de fonctionnement se sont élevées à 328,4 MMDH, soit un taux d’exécution de 102,3%.
Les dépenses d’investissement du budget général ont atteint 129,4 MMDH, correspondant à un taux d’exécution de 100,7%, contre 101,2% en 2024.
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Par
Badr Elhamzaoui
Le 25 février 2026 à 17h19
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