Le service de la dette du Trésor devrait atteindre 108,2 MMDH en 2026, contre 107,3 MMDH en 2025, soit une hausse limitée à 0,96 MMDH. Derrière cette quasi-stabilité, les intérêts reculent, mais les amortissements augmentent, sous l’effet d’échéances plus lourdes sur la composante extérieure.
Selon des documents consultés par Médias24, les charges d’intérêts et de commissions ressortiraient à 44,1 MMDH en 2026.
Parallèlement, l’amortissement de la dette du Trésor représente 64,2 MMDH en 2026. Ces remboursements portent quasi exclusivement sur des échéances de moyen et long termes, la dette flottante n’y apparaissant qu’à la marge.
Il convient de préciser que ces montants renvoient au périmètre budgétaire de l’État, c’est-à-dire à la dette servie par le budget du Trésor.
L’endettement des EEP et des collectivités territoriales n’est pas inclus, sauf dans les cas où une garantie de l’État est appelée et se traduirait alors par une charge budgétaire.
Intérêts de la dette : domination du financement intérieur
Dans le détail, les charges d’intérêts et de commissions ressortent à 44,1 MMDH en 2026, après 45,1 MMDH en 2025. Ces charges rémunèrent le financement en cours, toutes maturités confondues, et elles intègrent aussi une composante de trésorerie, via la dette flottante, généralement de très court terme.
La dette intérieure domine la facture d’intérêts. Les "émissions de bons, obligations et autres emprunts intérieurs" concentrent 33,8 MMDH en 2026, soit 76,7% des charges d’intérêts.
Côté extérieur, les intérêts de la dette relatifs au marché financier international progressent légèrement, à 4,14 MMDH en 2026, contre 4,00 MMDH en 2025.
De même, les charges associées à l'endettement auprès des organismes arabes islamiques, régionaux et internationaux reculent à 4,7 MMDH, contre 5,6 MMDH en 2025, tandis que les intérêts des dettes contractées auprès des autres créanciers multilatéraux augmenteront à 563 MDH en 2026.
Concernant les prêts bilatéraux, les intérêts s’établiront à 485,6 MDH pour les emprunts auprès des pays de l’Union européenne en 2026, à 68,9 MDH pour les pays d’Amérique et d’Asie, et à 31,9 MDH pour les pays arabes.

L'amortissement de la dette
En face, l’amortissement, c’est-à-dire le remboursement du principal, montera à 64,2 MMDH en 2026, contre 62,1 MMDH en 2025, soit une progression de 2,02 MMDH.
Là encore, la dette intérieure accapare la plus grande partie des remboursements, mais recule par rapport à l’année précédente. L’amortissement relatif aux "bons, obligations et autres emprunts intérieurs" passera de 53,7 MMDH en 2025 à 48,2 MMDH en 2026.
En 2025, cette ligne pesait à elle seule 86,4% des remboursements, contre 75,2% en 2026.
S’agissant de la dette extérieure, les remboursements du principal des dettes contractées sur le marché financier international bondiront de 5,75 MMDH en 2026..
La hausse des remboursements sur le marché financier international s’explique par l’arrivée à échéance d’un emprunt extérieur antérieur. Elle n’a aucun lien avec la levée de 2 milliards d’euros réalisée en 2025, structurée sur des échéances de 4 et 10 ans, et qui ne peut donc générer d’amortissement dès 2026.
Par ailleurs, les amortissements des dettes dues aux organismes arabes islamiques, régionaux et internationaux atteindraient 7,22 MMDH. De même, ceux relatifs aux emprunts auprès des pays de l’Union européenne s’élèveront à 1,7 MMDH. À l’inverse, les remboursements dus aux pays arabes reculeront légèrement à 764,3 MDH.

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