À Brasilia, le Maroc partage son expérience en matière de protection sociale
Lors d’une visite d’étude effectuée au Brésil, la directrice générale de l’Agence nationale du soutien social (ANSS), Wafaa Jemali, a souligné que le chantier de la protection sociale au Maroc s’inscrit dans un processus structurant, conduit avec constance et cohérence depuis près de vingt-cinq ans, conformément à la vision éclairée du Roi Mohammed VI.
À Brasilia, à l’occasion de la commémoration du 20e anniversaire du lancement du programme brésilien de soutien social ''Bolsa Família'', les participants ont salué l’expérience marocaine, pionnière dans la région.
Devant les délégations du Brésil et de six États africains, Mme Jemali a rappelé que le Maroc a engagé, depuis 2020, des réformes inédites et d’envergure de son système de protection sociale, marquant un tournant décisif dans l’histoire des politiques sociales nationales.
Elle a précisé que l’approche marocaine repose sur 4 piliers fondamentaux, notamment un ciblage précis des bénéficiaires, une mise en œuvre progressive et maîtrisée, une gouvernance rigoureuse et un impact social tangible.
À cet égard, elle a mis en avant le Registre social unifié, en tant que mécanisme central permettant d’identifier avec exactitude les ménages éligibles et constituant l’un des principaux leviers du succès de l’expérience marocaine.
La directrice générale de l’ANSS a également mis en lumière l’ampleur du dispositif national des aides sociales directes qui mobilise une enveloppe budgétaire "inédite à l’échelle régionale", représentant près de 2% du PIB national.
Le programme cible environ quatre millions de familles, prenant en charge 5,5 millions d’enfants âgés de moins de 21 ans et bénéficie à près de 1,7 million de personnes âgées. Mme Jemali a réaffirmé que l’ambition du Royaume est de faire de ce dispositif un "véritable levier d’intégration socio-économique".
Organisée avec l’appui de la Banque mondiale, cette rencontre a été marquée par des échanges approfondis de haut niveau et par un partage d’expertises entre les différents participants. Ces discussions ont mis en évidence l’alignement du dispositif national sur les meilleures pratiques internationales, notamment en matière de ciblage et d’impact social.
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