Le Burundi propose Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU
Assurant la présidence tournante de l’Union africaine, le Burundi a officiellement présenté, le 2 mars 2026, la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall pour succéder à António Guterres à la tête des Nations unies. Le scrutin est prévu à l’automne 2026, pour un mandat débutant le 1er janvier 2027.
Dans une lettre adressée à Annalena Baerbock, présidente de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies, et à Michael G. Waltz, président du Conseil de sécurité pour le mois de mars 2026, le représentant permanent du Burundi auprès de l’ONU, Zéphyrin Maniratanga, a formellement notifié cette candidature, précisant que les frais liés au processus seraient couverts par des ressources publiques et personnelles.
L’ancien chef de l’État sénégalais, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024 et présidé l’Union africaine en 2022, met en avant une vision axée sur la refondation du multilatéralisme et la réforme institutionnelle de l’ONU, dans un contexte international marqué par des conflits persistants, des tensions économiques et une érosion de la confiance envers les institutions internationales.
Son programme s’articule autour de trois priorités : une approche intégrée liant paix, sécurité et développement ; une revitalisation du multilatéralisme incluant une réforme pragmatique du Conseil de sécurité ; et un renforcement de la gouvernance interne de l’organisation, fondé sur la rationalisation, la transparence et l’innovation numérique.
Il plaide également pour un partenariat accru avec les organisations régionales, la prévention des conflits, la promotion de la jeunesse et la lutte contre les violences faites aux femmes.
Macky Sall ambitionne de succéder au secrétaire général sortant, António Guterres, dont le second mandat s’achève le 31 décembre 2026. L’élection du prochain chef de l’ONU est prévue à l’automne prochain lors de la session annuelle de l’Assemblée générale.
La compétition s’annonce toutefois ouverte. Parmi les personnalités évoquées figurent notamment l’ancienne présidente du Chili et ex-haute-commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet (Chili), ainsi que le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi (Argentine), et la secrétaire générale de la CNUCED, Rebeca Grynspan (Costa Rica).