DGSN : “Aucun cas d’enlèvement d’enfants lié au trafic d’organes” au Maroc
Face à la multiplication d’informations circulant sur les réseaux sociaux au sujet de supposées disparitions ou tentatives d’enlèvement d’enfants, la DGSN dément une "série de rumeurs infondées et d’interprétations erronées".
La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a catégoriquement démenti les rumeurs prétendant, "de manière exagérée et déformée", l’existence de cas présumés d’enlèvements systématiques d’enfants associés au trafic d’organes.
La DGSN affirme que ses services n’ont enregistré aucun cas d’enlèvement d’enfants lié au trafic d’organes. Elle précise également que la plateforme "E-blagh" ainsi que le système "طفلي مختفي" (Mon enfant est porté disparu), développés par les services de Sûreté nationale pour signaler les crimes et les disparitions d’enfants, n’ont reçu aucune notification relative à des faits similaires à ceux relayés dans ces rumeurs.
La DGSN souligne par ailleurs que sa veille informationnelle a relevé la circulation et le partage d’anciennes vidéos concernant des "disparitions de mineurs sans aucune suspicion criminelle, qui ont été présentées de manière trompeuse comme des cas d’enlèvements".
La même source ajoute que ces rumeurs malveillantes ont suscité un état de panique chez certains citoyens, conduisant à quelques signalements faisant état de supposées tentatives d’enlèvement. Les enquêtes judiciaires ont toutefois démontré que ces affaires ne revêtaient aucun caractère criminel et n’avaient aucun lien avec des enlèvements ou un trafic d’organes.
Les services de la police judiciaire ont ouvert des enquêtes judiciaires sous la supervision des parquets territorialement compétents, afin d’identifier les personnes ou les entités qui diffusent délibérément de fausses informations dans le but de porter atteinte au sentiment de sécurité des citoyens, conclut la DGSN.
À Marrakech, la préfecture de police a également démenti les informations selon lesquelles une femme voilée intégralement (niqab) et son mari auraient été interpellés pour implication dans des enlèvements.
L’affaire concerne en réalité une femme mariée et mère de neuf enfants, soupçonnée par des citoyens après être passée à proximité d’une mineure. Après audition et recueil de témoignages, aucune suspicion criminelle n’a été relevée. Une enquête judiciaire a néanmoins été ouverte pour déterminer les motivations derrière la diffusion de ces publications erronées.
À Casablanca, une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montrait une femme réclamant l’exploitation des images des caméras de surveillance afin de déterminer le lieu de disparition de deux frères âgés de 14 et 15 ans, laissant entendre qu’ils auraient disparu pour des raisons criminelles.
La préfecture de police de Casablanca précise qu’il s’agissait d’un départ volontaire datant de 2025 : les enfants ont été retrouvés dans un jardin public de la ville de Berrechid, sans avoir subi aucun préjudice. L’enquête avait confirmé l’absence de toute intention criminelle.
A Kénitra, un message audio diffusé le dimanche 8 mars prétendait qu’un enfant aurait été victime d’une tentative d’enlèvement à Jorf El Melha, impliquant un individu et une femme portant le niqab.
La préfecture de police de Kénitra indique que les faits rapportés étaient des allégations mensongères émises par l’enfant pour obtenir que sa mère l’accompagne à son établissement scolaire. Les services de police ont mené les vérifications nécessaires sur place avec la mère et le mineur.
Le phénomène des disparitions d’enfants au Maroc a été particulièrement mis en lumière par l’affaire de la petite Soundous, âgée de moins de deux ans, portée disparue à Chefchaouen. L’affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux, a suscité une vive émotion parmi les citoyens et reste au centre de l’actualité.
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