Sardine : les prix remontent à mi-Ramadan, jusqu’à 17,50 DH/kg en marché de gros
Les prix de la sardine repartent à la hausse. Le kilo s’échange désormais jusqu’à 17,50 DH en marché de gros dans certains ports, contre une fourchette comprise entre 3 et 7 DH/kg lors des premiers jours du mois sacré. Sur le terrain, les prix observés dans les marchés urbains restent nettement plus élevés que ceux enregistrés en halles.
Après une nette détente observée au début du Ramadan, les prix de la sardine repartent à la hausse dans certains ports du Royaume.
Selon les données officielles publiées par l’Office national des pêches (ONP), le kilo s’échange désormais jusqu’à 17,50 DH/kg en marché de gros dans certains ports, contre une fourchette généralement comprise entre 3,50 et 7,40 DH/kg lors des premiers jours du mois sacré.
Au début du Ramadan, la reprise des débarquements après la fin du repos biologique avait contribué à une détente des prix, notamment dans les ports du Sud, principaux pôles de débarquement de la sardine. Mais les données les plus récentes, couvrant le week-end du 6 au 8 mars 2026, montrent un marché plus contrasté.
Des écarts importants selon les ports
À Agadir, 22.247 kg de sardine ont été commercialisés le 7 mars, pour un montant total de 169.965,80 DH, soit un prix moyen de 7,70 DH/kg. Le prix minimum s’établit à 3,90 DH/kg, tandis que le maximum atteint 17,50 DH/kg.
À Safi, les ventes ont porté sur 47.892 kg, pour un montant global de 303.387,50 DH, correspondant à un prix moyen de 5,77 DH/kg. Les prix oscillent entre 2,70 DH et 15,10 DH/kg.
À Essaouira, la situation apparaît plus stable. Le 8 mars, 33.545 kg ont été commercialisés à un prix moyen de 3,50 DH/kg, dans une fourchette comprise entre 3,20 et 3,90 DH/kg.
Dans les ports du Sud, les prix restent globalement plus modérés. À Laâyoune, 7.636 kg ont été écoulés le 6 mars, avec des prix allant de 4 à 7 DH/kg. À Dakhla, principal pôle de débarquement, 212.986 kg ont été commercialisés à un prix stable de 1,50 DH/kg.
Les données publiées par l’ONP montrent d’ailleurs que certains ports du Sud, comme Sidi Ifni et Tarfaya, habituellement actifs dans la commercialisation de la sardine, ne figurent plus parmi les principaux points de vente durant cette période.
Cette évolution intervient dans un contexte particulier marqué par la décision du département de la Pêche maritime de fermer la zone sud (stock C) jusqu’à fin juin. Cette mesure a été prise face à une forte présence de sardines de petite taille, principalement des juvéniles n’ayant pas encore atteint leur maturité biologique. L’objectif est de préserver le stock et de garantir sa reconstitution, en limitant temporairement la pression de pêche dans cette zone.
À Casablanca, la sardine autour de 30 DH/kg au marché d’Anassi
Sur le terrain, les prix observés dans les marchés de gros urbains restent nettement plus élevés que ceux enregistrés en halles, constatent nos équipes. La sardine se vend autour de 600 DH la caisse, selon plusieurs vendeurs. Chaque caisse contenant entre 20 et 23 kg, cela correspond à un prix d’achat d’environ 28 à 30 DH/kg.
Les détaillants du marché d’Anassi à Casablanca la revendent ensuite au public entre 30 et 33 DH/kg, soit une marge estimée à près de 3 DH/kg, destinée à couvrir les frais liés aux sachets, à la location des caisses, au transport et aux autres charges d’exploitation.
Les vendeurs interrogés indiquent toutefois que l’offre de sardine reste actuellement faible, voire quasi inexistante certains jours. Selon eux, les bateaux qui débarquaient auparavant près de 1.000 caisses de sardines par sortie n’en ramènent aujourd’hui qu’une centaine, ce qui limite fortement les volumes disponibles sur le marché. Une situation qui pourrait continuer à soutenir la hausse des prix dans les prochains jours.
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