Nucléaire : Akhannouch représente le Roi au sommet international lancé par Macron à Paris
Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, représente le roi Mohammed VI au deuxième Sommet international sur l’énergie nucléaire, dont les travaux ont débuté mardi 10 mars 2026 à Paris à l’initiative du président français Emmanuel Macron, en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
La délégation marocaine comprend également le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, le directeur général de l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques (AMSSNuR), Saïd Mouline, ainsi que l’ambassadrice du Maroc en France, Samira Sitail.
Lors de son intervention au deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, représentant le Roi Mohammed VI, a mis en avant la stratégie énergétique du Maroc et la place que pourrait occuper le nucléaire civil dans l’évolution du mix énergétique national.
S’exprimant devant les participants de cette rencontre internationale organisée à l’initiative du président français Emmanuel Macron, le Chef du gouvernement a souligné que la stabilité énergétique constitue désormais un enjeu stratégique majeur, dépassant la seule dimension économique pour toucher à la souveraineté des États.
Dans un contexte marqué par l’accélération du changement climatique, la hausse de la demande mondiale en énergie et les fragilités des chaînes d’approvisionnement, Aziz Akhannouch a estimé que les systèmes énergétiques doivent connaître une transformation profonde, notamment à travers l’exploration de solutions bas carbone.
Il a rappelé que la COP28 a reconnu le rôle de l’énergie nucléaire parmi les technologies bas carbone nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques et la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Le Chef du gouvernement a également mis en avant les avancées du Maroc dans le domaine énergétique, rappelant que le Royaume a lancé, sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, une stratégie énergétique intégrée dès 2009. Celle-ci repose sur trois piliers : la diversification du mix énergétique, le développement massif des énergies renouvelables et le renforcement de la sécurité énergétique nationale.
Grâce à cette orientation, les énergies renouvelables représentent aujourd’hui plus de 46 % des capacités installées du système électrique national, une part appelée à atteindre 52 % d’ici 2030.
Dans ce contexte, le Maroc considère l’intégration progressive et responsable du nucléaire civil comme un prolongement naturel de cette stratégie, a indiqué Aziz Akhannouch, soulignant que le Royaume dispose déjà d’un socle scientifique et institutionnel solide dans ce domaine.
Au-delà de la production d’électricité, le Chef du gouvernement a évoqué les multiples applications du nucléaire civil, notamment dans la production d’hydrogène vert, le dessalement de l’eau de mer, la médecine nucléaire et la sécurité alimentaire.
Il a également mis en avant les potentialités stratégiques liées aux gisements phosphatiers du Maroc, qui contiennent des quantités significatives d’uranium naturel.
Enfin, Aziz Akhannouch a rappelé l’importance accordée par le Maroc à la coopération internationale dans ce domaine, soulignant que le Royaume est partie à l’ensemble des instruments internationaux relatifs au désarmement et à la non-prolifération. Il a aussi insisté sur l’engagement du Maroc à contribuer au renforcement des capacités scientifiques et réglementaires des pays africains, dans le cadre de la coopération Sud-Sud.
Selon le Chef du gouvernement, les transformations énergétiques engagées aujourd’hui doivent permettre de faire du nucléaire civil un facteur de stabilité régionale et un levier de développement durable pour les générations futures.
Cette rencontre de haut niveau, organisée après une première édition tenue à Bruxelles en mars 2024, réunit chefs d’État et de gouvernement, responsables d’organisations internationales, institutions financières, industriels et experts autour du rôle du nucléaire civil face aux défis énergétiques et climatiques mondiaux.
Selon les organisateurs, le sommet doit notamment réaffirmer la place du nucléaire dans la sécurité énergétique, la transition vers une électricité bas carbone et le développement industriel, tout en favorisant l’émergence de partenariats concrets entre États et acteurs du secteur.
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