Mines. Avec 46 millions de dollars de bénéfice, Aya Gold & Silver repasse dans le vert
Après une année 2024 marquée par des pertes, le groupe retrouve une dynamique portée par ses actifs marocains.
Aya Gold & Silver a clôturé l'année 2025 sur un bénéfice net de 46 millions de dollars, effaçant ainsi la perte de 26 millions de dollars enregistrée en 2024. Cette solide performance s'appuie à la fois sur la hausse significative des cours de l'argent au second semestre de 2025 et sur la montée en puissance (ramp-up) opérationnelle de son principal actif, Zgounder.
"2025 a été une année charnière pour Aya, avec des résultats financiers records, grâce à l’excellente exécution des opérations à Zgounder et à la poursuite des progrès à Boumadine", a déclaré Benoît La Salle, président et chef de la direction d’Aya.
Durant l’année 2025, Aya a vendu un total de 4,8 millions d’onces d’argent (environ 149 tonnes) produites dans la mine de Zgounder, générant des revenus de vente brute atteignant 202,1 millions de dollars.
En ce qui concerne ses investissements, Aya a dépensé un total de 85 millions de dollars. Sur cette somme, 33 millions de dollars ont été engagés pour achever l'expansion de la mine de Zgounder, et 42 millions de dollars ont été consacrés à l'exploration et à l'évaluation, principalement du projet polymétallique de Boumadine.
Ces travaux d’exploration ont permis également de prolonger la durée de vie de la mine de Zgounder jusqu'en 2036, assurant une production annuelle de 6 millions d'onces d'argent pour un coût opérationnel moyen de 16,26 dollars l’once.
"Maintenant que Zgounder fonctionne à plein régime, nous entrons dans une phase de forte génération de flux de trésorerie, soutenue par un contexte de prix de l’argent favorable. Ces flux de trésorerie, assurés par le plan minier récemment prolongé, génèrent une accumulation de trésorerie significative et nous offrent la flexibilité financière nécessaire pour accélérer le développement à Boumadine", a souligné Benoît La Salle.
Rappelons qu'Aya Gold & Silver a récemment lancé l’étude de faisabilité de son méga-projet minier de Boumadine, situé dans la région Drâa-Tafilalet, s’appuyant sur l'expertise marocaine ainsi que sur celle de plusieurs cabinets internationaux d'ingénierie et de conseil basés au Canada, en France, au Royaume-Uni et en Afrique du Sud.
À l’horizon 2030, ce mégaprojet ambitionne de produire 5 millions d’onces d’équivalent argent, ce qui permettrait de doubler la capacité de production actuelle. Cette future exploitation s'appuiera sur six mines à ciel ouvert et trois mines souterraines, destinées à produire des concentrés distincts de zinc et de plomb enrichis en or et en argent, ainsi que de la pyrite (source de soufre).
Bien qu'aucune décision définitive n'ait encore été prise, Aya évalue ses options pour investir dans la construction d'une fonderie avoisinant la mine de Boumadine. Cette infrastructure permettrait de vendre des produits miniers mieux valorisés au lieu de concentrés bruts, ce qui accroîtrait significativement la rentabilité du projet de Boumadine tout en dynamisant la région minière du Tafilalet.
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