Foot. Panorama des salaires des internationaux marocains
Certains Lions de l’Atlas figurent parmi les joueurs les mieux rémunérés en Europe, mais aussi en Arabie saoudite. Achraf Hakimi est le joueur marocain le mieux payé au monde et le troisième plus gros salaire de Ligue 1. Plusieurs cadres dépassent également les 700.000 € mensuels.
Malgré une baisse notable des revenus liés aux droits télévisuels, notamment en France, le niveau de rémunération de plusieurs internationaux marocains atteint tout de même des seuils très élevés.
Troisième joueur le mieux rémunéré du championnat de France sous les couleurs du Paris Saint-Germain, Achraf Hakimi en est l’illustration la plus marquante, sans pour autant être un cas isolé.
Les estimations issues de L’Équipe et de Capology permettent d’établir un état des lieux des principales rémunérations mensuelles brutes. Les joueurs concernés par les données récoltées évoluent dans les principaux championnats suivants :
- Ligue 1 ;
- Premier League ;
- Liga ;
- Bundesliga ;
- Serie A ;
- Saudi Pro League.
Sur la plus haute marche des salaires perçus par les internationaux marocains, le classement est donc dominé par Achraf Hakimi (1,1 M€/mois).
Le latéral parisien occupe à la fois la première place côté marocain et le podium des salaires de Ligue 1. Suivent les pensionnaires de la Saudi Pro League.
En l’occurrence, Yassine Bounou (980.000 €/mois) et Youssef En-Nesyri (850.000 €/mois) qui portent le maillot d’Al Hilal, dans un championnat où les grilles salariales atteignent des niveaux difficilement envisageables dans d’autres parties du globe.
D’ailleurs, en Ligue 1, derrière Hakimi, on retrouve Nayef Aguerd (400.000 €/mois) et Sofiane Diop (350.000 €/mois) à des années-lumière.
Plus bas dans la hiérarchie, les écarts deviennent plus marqués. À l’instar de Hamza Igamane (110.000 €/mois) et Youssef El Arabi (95.000 €/mois), qui incarne l’expérience, avec un rôle plus ciblé.
À Auxerre, Oussama El Azzouzi (50.000 €/mois) évolue dans des eaux intermédiaires, tandis qu’au Havre, Yassine Kechta (40.000 €/mois) et Soufiane Boufal (35.000 €/mois) s’inscrivent dans un contexte salarial plus modeste, lié au positionnement financier marqué par l’austérité.

Des écarts marqués selon les championnats
Portée par des revenus supérieurs, la Premier League offre des salaires alléchants dont bénéficient plusieurs internationaux marocains.
À l’instar de Noussair Mazraoui (731.000 €/mois), Issa Diop (379.000 €/mois), mais encore Amine Adli (325.000 €/mois). C’est moins le cas en Liga.
Toutefois, Brahim Díaz peut difficilement se plaindre de ses émoluments au Real Madrid (760.000 €/mois), alors que les fiches de paie de Sofyan Amrabat (652.000 €/mois) et Azzedine Ounahi (261.000 €/mois) correspondent globalement à leurs statuts.
En Serie A, Neil El Aynaoui (290.000 €/mois) fait partie des joueurs les mieux rémunérés, devant Zakaria Aboukhlal (213.000 €/mois) et Reda Belahyane (175.000 €/mois).

De l’autre côté des Alpes, la Bundesliga offre des salaires où les écarts existent mais demeurent moins extrêmes que dans d’autres grands championnats.
On y retrouve notamment Eliesse Ben Seghir (335.000 €/mois) et Bilal El Khannouss (295.000 €/mois), deux profils jeunes qui s’inscrivent dans des trajectoires de progression, avec une rémunération déjà élevée au regard de leur âge et de leur statut.
Dans l’ensemble, la structure des salaires reste cohérente avec la hiérarchie sportive. Les joueurs les mieux rémunérés évoluent dans les clubs les plus exposés ou les championnats les plus puissants financièrement.
Les autres internationaux marocains s’inscrivent dans des niveaux intermédiaires, en fonction de leur statut, de leur club et de leur rôle. Cependant, ces données confirment la place désormais importante des Lions de l’Atlas dans l’économie du football mondial.
Méthodologie
Les salaires présentés correspondent à des estimations de rémunérations mensuelles brutes et n’intègrent pas les primes. En revanche, des bonus peuvent être inclus. De nos jours, les salaires se divisent de plus en plus entre part fixe et part variable.
Les données issues de L’Équipe reposent sur des estimations établies à partir des effectifs professionnels, en excluant les jeunes joueurs à faible temps de jeu.
Les données de Capology sont également des estimations, issues de sources publiques, de rapports spécialisés et de modèles internes.
Dans le cadre de cette analyse, les données de Capology ont été comparées à celles de L’Équipe. Les niveaux observés apparaissent globalement cohérents, ce qui permet de renforcer la crédibilité des ordres de grandeur présentés.
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