Adouls. Grève ouverte dès le 13 avril sur fond de rumeur autour des frais
Faute de réponse des autorités, les adouls annoncent une grève ouverte à partir du 13 avril 2026 et un nouveau sit-in devant le Parlement. En parallèle, ils démentent une rumeur sur une prétendue hausse des frais de mariage.
La colère des adouls franchit un nouveau cap. Après plusieurs semaines de mobilisation marquées par des grèves successives, la profession durcit le ton en annonçant une grève ouverte à compter du 13 avril 2026, accompagnée d’un sit-in devant le Parlement. En parallèle, une polémique inattendue autour d’une supposée hausse des frais de mariage vient parasiter leur mouvement, dénoncée par les professionnels comme une "tentative de diversion".
Selon un communiqué publié au lendemain de leur sit-in du 2 avril 2026, les adouls affirment n’avoir reçu "aucun retour" des autorités concernant leurs revendications. En plus de "l’arrêt total de leurs activités", une nouvelle manifestation est également prévue le 13 avril, jour donc du début de leur grève à durée indéterminée, devant le Parlement, alors même que la reprise des travaux parlementaires est programmée pour le 10 avril.
Les adouls veulent le retrait ou le gel du texte
Au cœur de la contestation figure le projet de loi encadrant la profession, déjà adopté par la Chambre des représentants et en attente d’examen par la Chambre des conseillers. Les adouls continuent d’exiger "le retrait ou le gel" de ce texte, qu’ils rejettent dans sa forme actuelle. Ils réitèrent également leur appel au chef du gouvernement afin qu’il intervienne pour ouvrir le dialogue et répondre à leurs revendications.
Ce durcissement intervient après plusieurs rounds de grèves observés ces dernières semaines, traduisant une montée progressive de la pression exercée par la profession. En optant désormais pour une grève illimitée, les adouls entendent manifestement contraindre l’exécutif à réagir, dans un contexte où le calendrier législatif continue d’avancer.
Parallèlement à cette escalade, une rumeur largement relayée ces derniers jours sur les réseaux sociaux est venue brouiller le message des protestataires. Celle-ci évoque une augmentation significative des frais liés à l’établissement des actes de mariage par les adouls, qui passeraient de 700 DH à 3.500 DH.
Augmentation des frais démentie
Une information catégoriquement démentie par le président régional des adouls de Rabat-Salé. Dans une déclaration à la presse, ce dernier dénonce une "rumeur visant à détourner l’attention du véritable objet de la mobilisation". Selon lui, cette rumeur cherche à "opposer les adouls aux citoyens, alors que leur combat cible avant tout le pouvoir législatif".
Le responsable souligne que les frais appliqués par les adouls n’ont connu "aucune révision depuis 2008". Il insiste également sur le fait que, malgré l’augmentation générale des coûts au cours des dix-huit dernières années, la question d’une revalorisation tarifaire n’a jamais été inscrite parmi les revendications de la profession. "Nous sommes du côté du citoyen", affirme-t-il, écartant toute volonté d’alourdir les charges pesant sur les usagers.
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