Poissons congelés : vers un réseau national de vente pour réguler les prix toute l’année
Le Maroc s’oriente vers la création d’un réseau national de vente de poissons congelés accessible toute l’année. Porté par le secrétariat d’État à la Pêche maritime, ce projet vise à structurer durablement l’offre et à mieux réguler les prix, en s’appuyant sur les acquis de l’initiative "Hout B'taman Maâkoul".
Le secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime veut relancer la structuration du marché des produits de la mer. Une étude vient d’être lancée en vue de la mise en place d’un réseau national de points de vente de poissons congelés, censé garantir une disponibilité tout au long de l’année, selon un modèle présenté comme "plus organisé et durable".
Porté par la secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich, le projet s’inscrit dans le prolongement d’initiatives déjà engagées pour améliorer l’accès aux produits halieutiques. L’objectif affiché est de dépasser la logique saisonnière pour installer une offre "plus régulière et mieux encadrée" à l’échelle nationale.
Intervenant à Casablanca lors d’une conférence dédiée au bilan de l’initiative "Hout Bithaman Maâkoul", Zakia Driouich a indiqué que ce projet pilote a déjà suscité un écho favorable auprès des professionnels du secteur. Des concertations ont été engagées, traduisant un engagement concret des différents intervenants pour accompagner sa mise en œuvre.
L’enjeu est de faire du poisson congelé un levier de stabilisation du marché. Selon la responsable, ce segment permet d’établir un équilibre entre les prix de vente et le pouvoir d’achat des ménages, en particulier lors des périodes de forte demande, à l’image du mois de Ramadan.
L’initiative "Hout Bithaman Maâkoul", lancée en 2019, constitue le socle de cette nouvelle orientation. En huit ans, elle a connu une montée en puissance notable, passant de trois villes couvertes à près de 50 villes en 2026, avec plus de 1.100 points de vente déployés. Lors de la dernière édition, plus de 6.844 tonnes de poissons ont été commercialisées, couvrant une vingtaine d’espèces, dépassant largement les objectifs initiaux.
Pour Zakia Driouich, ces résultats ouvrent la voie à une transformation plus profonde du dispositif. L’objectif est désormais de capitaliser sur cette expérience pour bâtir un modèle durable, capable de répondre à une demande croissante en produits de la mer à prix accessibles.
Même lecture du côté des opérateurs. Abdelaziz Obad, coordonnateur de l’initiative, souligne le rôle déterminant des pouvoirs publics dans la réussite de l’opération, notamment à travers la mobilisation des autorités locales et centrales. Cette dynamique a permis d’instaurer un climat de confiance favorable à son déploiement à grande échelle.
Fort de huit années d’expérience terrain, le passage à une nouvelle phase apparaît aujourd’hui comme une évolution logique. Il s’agira de mettre en place des mécanismes durables assurant la continuité de l’offre, tout en élargissant son périmètre, aussi bien dans le temps que dans l’espace.
Ce projet s’inscrit, par ailleurs, dans le prolongement de la stratégie Halieutis, visant à renforcer la valorisation des produits de la mer et à améliorer leur accessibilité. À terme, le futur réseau national devrait contribuer à garantir un approvisionnement régulier du marché en poissons congelés, tout en limitant les fluctuations de prix.
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