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ECONOMIE

Conjoncture. Le HCP évalue la croissance au premier trimestre 2026 à 5% et prévoit 4,7% au deuxième

Dans sa dernière note de conjoncture, le Haut-Commissariat au plan (HCP) évalue la croissance de l'économie nationale à 5% au premier trimestre 2026. À ce stade, il s'agit d'une estimation. Pour le deuxième trimestre, le HCP prévoit une croissance de 4,7%.

Conjoncture. Le HCP évalue la croissance au premier trimestre 2026 à 5% et prévoit 4,7% au deuxième
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Le 16 avril 2026 à 12h47 | Modifié 16 avril 2026 à 13h20

La croissance économique nationale aurait atteint 5% au premier trimestre 2026, en variation annuelle, au lieu de 4,1% au quatrième trimestre 2025, avance le HCP dans sa récente note de conjoncture.

Au deuxième trimestre 2026, sous l’hypothèse de la stabilisation des prix de l’énergie, le Haut Commissariat au plan explique que "la croissance du PIB se poursuivrait au rythme de 4,7%, tirée principalement par la diffusion des effets du renforcement de la production agricole sur l’activité et l’emploi".

Ce sont des estimations ou prévisions de croissance car il s'agit d'une enquête et non d'un calcul comme c'est le cas en matière de comptabilité nationale qui donne les chiffres officiels de la croissance.

Cela étant dit, les évaluations du département conjoncture du HCP sont élevées et donc encourageantes, laissant penser que l'année 2026 pourrait connaitre un bon trend de croissance sous réserve d'un impact maîtrisé ou modeste de la guerre contre l'Iran.

Un bond de l'activité agricole

Qu'est-ce qui explique ces taux ? Le HCP explique que la dynamique économique nationale aurait été marquée, au premier trimestre 2026, par un rééquilibrage du régime de croissance en faveur de l’offre, sous l’effet d’un choc pluviométrique exceptionnel.

L’activité agricole aurait enregistré une expansion de 14,8%, apportant un gain de 1,5 point à la croissance globale, contre +0,5 point au trimestre précédent. Ce redressement aurait été stimulé par une pluviométrie favorablement répartie et excédentaire de 86,6% par rapport à la même période d’une année normale.

Hors agriculture, l’activité aurait crû de 3,8%, au lieu de +4% au quatrième trimestre 2025. Les branches secondaires auraient été pénalisées par la poursuite du ralentissement des industries extractives et de la construction, tandis que la croissance de l’industrie manufacturière se serait maintenue, portée par le rétablissement de l’agroalimentaire et par un redressement de la filière de fabrication du matériel de transport. Les services seraient, pour leur part, restés bien orientés, affichant une amélioration de 4,3%.

Au total, le PIB aurait progressé de 5%, en variation annuelle, au lieu de 4,1% au trimestre précédent.

L’accélération de la croissance économique serait intervenue dans un contexte de légère reprise de la demande extérieure européenne, sur fond de l’intensification des investissements et des effets d’assouplissement maintenu des conditions monétaires. Cette évolution aurait principalement bénéficié aux services et aux biens de consommation, stimulant, ainsi, une augmentation du volume des exportations nationales de biens et services de 7,4%, au lieu de +6,1% au trimestre précédent. Parallèlement, les importations auraient prolongé leur mouvement ascendant à un rythme moins prononcé qu’à fin 2025 (+6,9%), ramenant, ainsi, la contribution négative des échanges extérieurs à la croissance économique, à -0,3 point au lieu de -2,6 points un trimestre plus tôt.

L’activité aurait été, également soutenu, par une demande intérieure en hausse continue, bien qu’à un rythme plus modéré (+4,8% au lieu de +6,2% au dernier trimestre 2025). L’investissement aurait poursuivi sa phase de normalisation, après cinq trimestres de forte progression, alors que la consommation des ménages se serait accrue de 4,6%, portée par l’amélioration des revenus, notamment en milieu rural, et par la poursuite de la détente des prix.

En effet, et en dépit d’une légère accélération des prix non alimentaires (+0,6%), plus marquée au mois de mars 2026, l’inflation globale se serait établie à -0,1% au premier trimestre, entrainée par le repli des prix alimentaires (-1,1%). La baisse des prix de l’huile d’olive (-1,2 point de contribution) et de ceux des viandes (-0,5 point), ainsi que de la détente des cours des céréales non transformées et des légumineuses sèches auraient compensé le renchérissement des produits frais (+1,1 point), tirée par les légumes et les poissons. Hors alimentation, les prix auraient été portés par l’accroissement de ceux des services (+1%, après +0,8%) et par la hausse des prix des articles de bijouterie (+0,2 point). L’inflation sous-jacente, excluant les prix réglementés et volatils, se serait, quant à elle, inscrite à -1%, reflétant la persistance du repli de sa composante alimentaire.

Des contraintes de résurgence des tensions inflationnistes

Pour les perspectives pour le deuxième trimestre 2026, le HCP explique qu'elles s’inscrivent dans un environnement caractérisé par une montée des incertitudes liées à l’évolution des tensions géopolitiques et leurs implications sur les marchés des matières premières. Les pressions sur les prix énergétiques, qui s’étaient apaisées depuis 2023, sur fond d’une demande mondiale modérée, ont été ravivées par le déclenchement de la guerre en Iran. Dans un scénario central reposant sur une normalisation politique et une sécurisation du détroit d’Ormuz, avec une reconstruction accélérée des installations pétrolières et gazières endommagées, les prix du Brent se maintiendraient entre 85 et 100 $/baril au deuxième trimestre, avant de décroître progressivement à partir du troisième trimestre 2026.

Dans ces conditions, la croissance économique nationale s’établirait à +4,7% en variation annuelle, après +5% au premier trimestre. Cette expansion, masquant un effet de base significatif lié au rebond des branches secondaires enregistré au deuxième trimestre 2025, serait particulièrement stimulée par la diffusion des effets du redressement agricole et par la résilience de la demande intérieure. La consommation des ménages progresserait au rythme de 4,2%, tandis que les dépenses d’investissement s’inscriraient toujours en phase de modération, avec un hausse de 3,8% de la formation brute de capital fixe.

Dans ce scénario, les aléas demeurent importants. À court terme, la hausse des prix pétroliers se traduirait par une pression accrue sur l’inflation, tandis que sa transmission aux prix intérieurs resterait, à ce stade, partiellement contrainte par la concomitance des effets du choc pluviométrique et les mesures de freinage de la hausse des prix du transport. Un durcissement plus important des tensions sur les marchés énergétiques en renforcerait, toutefois, la propagation, avec des effets plus sensibles sur la demande intérieure et les coûts de production et, en particulier dans les secteurs de la pêche, de la chimie, de la métallurgie et des industries des matériaux de construction.

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