Un droit de réponse de Setrat à Médias24
À la suite de notre article du 2 avril 2026 sur le redressement judiciaire de Setrat, la société nous a adressé un droit de réponse que nous publions ci-dessous.
À la suite de notre article publié le 2 avril 2026 sous le titre "Setrat en redressement, l’acteur historique du BTP autorisé tout de même à concourir aux marchés publics", la société Setrat a adressé à Médias24 un droit de réponse.
Dans ce courrier, la société indique que l’ouverture de la procédure de redressement judiciaire résulte d’une démarche initiée par son propre représentant légal devant le tribunal de commerce de Rabat, lequel y a fait droit par jugement du 22 janvier 2026.
Setrat précise que ce jugement d’ouverture "ne contient aucune condamnation à l’encontre de quiconque, ni aucune extension de la procédure au représentant légal de la société". La société ajoute également qu’Attijariwafa bank "n’a jamais été partie à la procédure de redressement judiciaire" et rappelle que les créanciers éventuels sont tenus, dans ce type de procédure, de déclarer leurs créances auprès du syndic désigné.
La société estime par ailleurs que le passage de notre article évoquant une condamnation de dirigeants "à titre personnel" pouvait laisser entendre qu’une telle condamnation aurait été prononcée dans le cadre même du jugement ouvrant le redressement judiciaire, ce qu’elle conteste.
Médias24 prend acte de ces précisions.
Les informations publiées dans notre article reposaient, pour leur part, sur des données judiciaires officielles consultées via la plateforme Mahakim.ma et sur plusieurs décisions distinctes.
L’article évoquait, d’une part, le jugement rendu le 22 janvier 2026 par le tribunal de commerce de Rabat ouvrant la procédure de redressement judiciaire de Setrat. Il mentionnait, d’autre part, une décision distincte autorisant l’entreprise à continuer de concourir aux marchés publics malgré l’ouverture de cette procédure collective.
L’article faisait également référence à une autre procédure judiciaire distincte ayant abouti, quelques jours auparavant, à une condamnation prononcée au profit d’Attijariwafa bank contre des dirigeants à titre personnel.
Ces différentes procédures et décisions avaient été mentionnées dans l’article avec des dates distinctes et comme des dossiers séparés, dans une logique de proximité chronologique, sans que la condamnation personnelle évoquée ne soit présentée comme figurant dans le jugement ayant ouvert le redressement judiciaire de Setrat.
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