Al Hoceima. Aucun accord suite à la rencontre entre le wali et les partis politiques
Le wali refuse toute modification du dispositif sécuritaire. "Seules des garanties données par les partis politiques que la population ne descende plus dans la rue à Al Hoceima et Imzouren peuvent modifier sa décision".
Le wali de la région Tanger Tétouan Al Hoceima a reçu, le week-end du 17 et 18 juin, une délégation de partis politiques et de syndicats. Celle-ci, composée de représentants du PPS, du PJD, du PI, de l’USFP, de l’UGTM et de l’UNMT, a demandé à Mohamed Yaacoubi "de prendre des mesures pour trouver un début de résolution à l’impasse politique et sociale de la région notamment en allégeant l’important dispositif sécuritaire déployé et mettant un terme aux arrestations".
Selon des sources partisanes, le wali s’est refusé à toute modification du dispositif sécuritaire à Al Hoceima concédant que "seules des garanties données par les partis politiques que la population ne descende plus dans la rue à Al Hoceima et Imzouren peuvent modifier sa décision".
Depuis près d’un mois maintenant, manifestations et arrestations dans le Rif ont pour principales revendications la libérations des plus de 120 personnes arrêtées et la diminution du dispositif sécuritaire en place dans les régions d’Al Hoceima, Nador et Targuist. A noter que dans le cadre de la préparation de cette réunion, PJD, PPS, PI, USFP, UGTM et UNMT ont explicitement demandé à ce que le PAM en soit exclu.
Outre les manifestations qui ont démarré le 30 octobre 2016, depuis l’enterrement de Mohsine Fikri, Al Hoceima, Nador et leurs régions connaîssent des manifestations régulières, et devenues quotidiennes depuis l’arrestation de Nasser Zefzafi, Mohamed Jelloul et d’autres militants du Hirak depuis la veille du mois sacré.
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