La réhabilitation des habitations menaçant ruine nécessite 7 MMDH
Le coût de la résolution du problème de l'habitat menaçant ruine recensé au Maroc s’élève à 7 milliards de DH, a indiqué, jeudi 2 mai à Rabat, le ministre de l’Habitat et de la politique de la ville, Mohamed Nabil Benabdellah.
"Le ministère ne dispose pas actuellement de ces financements, mais ils peuvent être mobilisés" dans l’avenir, a-t-il ajouté à l’ouverture d’un colloque sur "L’habitat menaçant ruine: données, expériences et approches", organisé par le secrétariat général du Conseil national de l’habitat.
Ce secteur a besoin aussi de compétences et d’entreprises spécialisées, a-t-il relevé, notant qu’une "approche différente" a été instaurée ces dernières années en matière de gestion de cette problématique et qu’"il convient de l’élargir".
Cette problématique, a-t-il expliqué, couvre la mobilisation des ressources nécessaires, le recensement des logements menaçant ruine, l’association des habitants, le recours aux compétences existantes et la transformation de cette expérience en une opération génératrice de revenus pour les ménages du tissu antique.
De son côté, le directeur de l’Habitat au ministère, Ahmed Daoudi, a indiqué que l’habitat menaçant ruine est localisé dans trois types d’agglomérations: les logements historiques dans les médinas, les habitations délabrées et dégradées et l’habitat clandestin.
Les approches adoptées il y a quelques années ont permis la réhabilitation de 4.086 habitations à risque sur un total de 43.000 constructions, a-t-il dit, notant que le ministère se penche sur le traitement des cas de 9.068 bâtisses menaçant ruine, pour un financement de 2,2 MMDH, couvrant 14.000 ménages.
M. Daoudi a indiqué qu’un nouveau programme a été élaboré visant la réhabilitation de 17.000 constructions à court terme et que des contrats viennent d’être conclus au sujet de 21.000 autres habitations menaçant ruine pour la période 2017-2018.
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