Guerre au Moyen-Orient : les derniers développements
Au 17e jour de la guerre au Moyen-Orient, le conflit continue de s’étendre sur plusieurs fronts. Israël annonce une opération terrestre dans le sud du Liban, tandis que les tensions dans le Golfe perturbent l’approvisionnement énergétique mondial et maintiennent le pétrole au-dessus des 100 dollars le baril.
> Israël annonce avoir lancé une "opération terrestre limitée" dans le sud du Liban
L’armée israélienne a annoncé lundi avoir lancé une "opération terrestre limitée" dans le sud du Liban, "visant des infrastructures et sites du Hezbollah".
L’entrée des troupes a été accompagnée de tirs d’artillerie et de frappes aériennes, destinées à appuyer l’avancée des forces engagées.
Et de poursuivre que la force opérationnelle 769 et la brigade Givati ont pris part à cette opération au cours de laquelle plusieurs infrastructures attribuées au Hezbollah ont été détruites, dont un pont sur le fleuve Litani River.
L’armée israélienne a, par ailleurs, fait savoir que la 91e division et l’aviation ont tué plus de 230 combattants du Hezbollah depuis le début des affrontements, et mené des frappes contre plus de 200 cibles et infrastructures du mouvement.
Dimanche, des médias israéliens avaient rapporté que le gouvernement prépare la mobilisation jusqu’à 450.000 réservistes en vue d’un élargissement des opérations militaires.
>Le pétrole en hausse, les Bourses résistent
Les prix du pétrole restent poussés par les perturbations de l'offre d'hydrocarbures.
Peu avant 08H00 GMT, le baril de Brent grimpait de près de 3% à 106,21 dollars. Depuis le début du conflit, il a bondi d'environ 40%. Le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, progressait de 2,1% à 100,78 dollars. En deux semaines il a flambé de près de 50%.
Les Bourses européennes ont ouvert lundi la séance en timide hausse: Paris avançant de 0,11%, Francfort de 0,14% et Londres de 0,31%. En Asie, la Bourse de Tokyo n'a cédé que 0,12%, tandis que celle de Séoul a rebondi de 1,14%.
. Emirats: incendie dans la zone pétrolière de Fujaïrah
Une attaque de drone a provoqué un incendie dans l'importante zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, sur la côte orientale des Émirats arabes unis, ont rapporté les autorités, au 17e jour des représailles iraniennes dans le Golfe à l'offensive américano-israélienne.
"Un incendie s'est déclaré dans la zone industrielle pétrolière (...) à la suite d'une attaque par drone, sans faire de blessés", a indiqué le bureau de presse de Fujaïrah dans un communiqué, précisant que les efforts "se poursuivaient" pour maîtriser le feu.
>Pékin et Washington "restent en communication" sur une visite de Trump
La Chine et les États-Unis "restent en communication" concernant une visite de Donald Trump, a indiqué lundi un porte-parole des Affaires étrangères chinoises après des propos du président américain déclarant qu'il pourrait reporter un prochain voyage à Pékin en raison de la guerre au Moyen-Orient.
Le porte-parole s'est gardé de s'exprimer sur les pressions exercées par M. Trump pour que la Chine aide, avec d'autres pays, à débloquer le détroit d'Ormuz mais a réitéré l'appel de Pékin à un arrêt des hostilités.
>Le Royaume-Uni et ses alliés travaillent sur "un plan viable" pour rouvrir le détroit d’Ormuz (Starmer)
Le Royaume-Uni travaille avec ses alliés afin de parvenir à "un plan viable" pour rouvrir le détroit d’Ormuz, a indiqué, lundi, le Premier ministre britannique, Keir Starmer. M. Starmer, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse à Londres.
Cette question a été au centre d’un entretien téléphonique, dimanche soir, entre Starmer et le président américain, Donald Trump. Les deux dirigeants ont examiné la situation au Moyen-Orient, en particulier la nécessité de rouvrir le détroit d’Ormuz afin de mettre fin aux perturbations du transport maritime mondial, qui entraînent une hausse des coûts dans le monde entier.
>Ormuz: Tokyo et Canberra disent non à la sécurisation du détroit
Le Japon, tenu de renoncer pour toujours à la guerre par sa Constitution pacifiste de 1947, a indiqué lundi qu'il "n'envisageait pas" d'opération de sécurité maritime, à l'heure où Donald Trump fait pression sur ses alliés et la Chine pour assurer la sécurité du détroit d'Ormuz.
En Australie, la ministre des Transports Catherine King a déclaré pour sa part lundi que son pays n'enverrait pas de navire de guerre dans le détroit d'Ormuz.
>Reprise graduelle des vols à Dubaï après une attaque de drone
L'Autorité de l'aviation civile de l'émirat a annoncé lundi sur X "la reprise graduelle de certains vols depuis et à destination de l'aéroport international de Dubaï", quelques heures après une attaque de drone qui a provoqué l'incendie d'un réservoir de carburant, entraînant la suspension du trafic.
Avant la guerre, l'aéroport de Dubaï était le plus fréquenté au monde pour le trafic international et constituait la base principale d'Emirates, la plus grande compagnie aérienne du Moyen-Orient.
>Pétrole: Tokyo débloque ses stocks stratégiques
Le Japon, qui dépend du pétrole du Moyen-Orient pour 95% de ses importations, a confirmé qu'il débloquait à partir de ce lundi ses stocks stratégiques de brut, début d'une opération mondiale coordonnée par l'Agence internationale de l’Énergie (AIE).
L'AIE avait précisé dimanche que les stocks des pays d'Asie et d'Océanie seraient débloqués "immédiatement" tandis que ceux des Amériques et d' Europe le seraient "fin mars".
Les 32 pays membres de l'agence ont décidé mercredi le déstockage de 400 millions de barils de pétrole pour amortir la flambée des prix. Il s'agit du plus important déblocage jamais décidé par l'institution, créée il y a plus de 50 ans.
>Téhéran dénonce un "écocide"
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a qualifié lundi d'"écocide" les frappes israéliennes contre des dépôts pétroliers de Téhéran.
Ces frappes "violent le droit international et constituent un écocide (...) La contamination des sols et des nappes phréatiques pourraient avoir des conséquences (sur plusieurs générations)", a-t-il déclaré sur X.
8h30 - Le pétrole s'installe à 100 dollars
Les marchés mondiaux naviguent à vue lundi 16 mars face à un baril de pétrole désormais installé au-dessus des 100 dollars, les investisseurs se focalisant sur les derniers développements de la guerre au Moyen-Orient.
Vers 08H30 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord prenait 3,06% à 106,30 dollars, et son équivalent américain, le WTI gagnait 2,15% à 100,83 dollars.
(Avec AFP)