La Bourse de Paris temporise après sa récente phase de hausse
La Bourse de Paris perdait du terrain lundi à la mi-journée (-0,93%), le marché profitant d'un agenda dégarni pour prendre quelques bénéfices après sa récente phase de hausse.
A 12H32 (11H32 GMT), l'indice CAC 40 perdait 41,51 points à 4.415,11 points, dans un volume d'échanges de 1,1 milliard d'euros. Il avait gagné 0,92% vendredi et 3,29% sur la semaine.
Le marché parisien temporisait depuis l'ouverture, dans une séance dépourvue de tout indicateur notable aux Etats-Unis et en zone euro.
"Il est normal que le marché fasse une pause après un rebond de 15% en trois semaines", estime Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez HPC.
Le CAC 40 a regagné près de 600 points en trois semaines, revenant vendredi au plus haut depuis début janvier.
Selon le courtier Aurel BGC, "la confiance semble être revenue sur les marchés" qui avaient été déstabilisés depuis le début de l'année par ces craintes sur le pétrole, la Chine et l'économie américaine.
Le marché recule alors même que les prix du pétrole continuaient d'être bien orientés en Europe et en Asie, à la faveur des bons chiffres de l'emploi américain et de la chute persistante des activités américaines de forage.
Pour le reste, "les marchés financiers risquent d'être calmes, très calmes, en attendant jeudi et les annonces de la BCE", prévient Aurel BGC.
Le récent rebond des marchés a en partie été nourri par les spéculations quant à l'annonce de nouvelles mesures de soutien par la Banque centrale européenne (BCE) lors de sa réunion de jeudi.
Les investisseurs attendent une nouvelle baisse de taux et un renforcement du programme de rachats d'actifs, pour relancer l'économie et rassurer après les fortes turbulences financières du début d'année.
Parmi les valeurs, EDF chutait lourdement (-7,60% à 10,03 euros). Le projet controversé de construire deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point, en Angleterre, a provoqué une crise au sein de la direction du géant français de l'électricité, dont le directeur financier a démissionné en raison de doutes sur sa faisabilité.
Accor pâtissait (-4,07% à 38,19 euros) d'un abaissement de recommandation par Citigroup, tout comme Engie (-1,90% à 13,94 euros) par Credit Suisse.
Atos était soutenu (+0,12% à 67,60 euros) de son côté par UBS.
Foncière de Paris s'envolait (+20,77% à 142,75 euros) après l'annonce par Eurosic (+2,19% à 39,70 euros) d'un projet amical de fusion-acquisition, en vue de former le numéro quatre français de l'immobilier de bureaux, disposant d'un patrimoine combiné supérieur à 5 milliards d'euros.
DBV Technologies s'envolait (+9,29% à 50,22 euros) après des résultats encourageants d'une étude sur un produit contre l'allergie à l'arachide.
Cac 40 (Euronext)