Wall Street en petite hausse dans le sillage du pétrole et avant la Fed
La Bourse de New York évoluait en petite hausse à la mi-journée, provisoirement focalisée sur la reprise du marché du pétrole avant de chercher des indices sur les intentions de la Fed à l'issue de sa réunion de deux jours: le Dow Jones gagnait 0,06% et le Nasdaq 0,28%.
Vers 16h00 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 9,52 points à 17.261,05 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 13,42 points à 4.742,09 points.
Particulièrement surveillé par les investisseurs, l'indice élargi S&P 500 avançait de 1,90 point, ou 0,09%, à 2.017,83 points.
"Les prix du pétrole sont en hausse, et cela s'est confirmé avec les chiffres sur les réserves" américaines, montrant notamment un léger repli de la production, a déclaré Peter Cardillo, chez First Standard Financial, en guise d'explication de l'optimisme prudent des investisseurs.
Pour autant, la direction de la Bourse devra être fixée dans les dernières heures d'échanges, et la fin de la réunion de deux jours de la banque centrale américaine à 18h00 GMT.
Le consensus est qu'aucune mesure ne sera prise, mais les investisseurs espèrent que la présidente de l'institution Janet Yellen distillera des indices sur le rythme des hausses de taux d'intérêt à venir.
"Nous pensons que les responsables de la Fed vont préparer le marché à une hausse dans le trimestre à venir", a dit M. Cardillo, estimant que s'ils semblent "excessivement" favorables à un resserrement monétaire, "cela sera négatif" pour les indices.
Il en voulait pour preuve les hésitations de Wall Street, qui a d'abord cédé quelques points en début de séance après les chiffres de l'inflation de février.
Certes les prix ont encore baissé, mais hors énergie et alimentation, ils ont progressé jusqu'à atteindre un rythme de 2,3% en rythme annuel - alors que la Fed estime qu'un taux d'inflation stabilisé autour de 2% l'an justifie une normalisation de sa politique, extraordinairement accommodante depuis la récession de 2008.
"Franchement, ces chiffres donnent à la Fed une marge pour relever les taux dès aujourd'hui", affirmait Patrick O'Hare, chez Briefing, ajoutant que "cela pourrait au minimum encourager la Fed à créer l'impression qu'une hausse en avril est une réelle possibilité".
Deux autres indicateurs laissaient les investisseurs dans le doute sur la vigueur de l'économie: la production industrielle a baissé plus que prévu en février, mais les mises en chantier ont rebondi plus nettement qu'attendu, bénéficiant visiblement de la douceur de l'hiver.
- Chipotle baisse encore -
Peabody Energy, le plus gros producteur de charbon aux Etats-Unis, s'effondrait de 43,64% à 2,26 dollars. Il a prévenu qu'il pourrait déposer son bilan dans les prochains jours après avoir manqué une échéance de remboursement.
Le spécialiste de l'énergie solaire SunEdison dégringolait de 6,25% à 1,95 dollar. Il s'est vu contraint de reporter la publication de son rapport annuel, en raison de lacunes dans son contrôle de gestion. L'action a déjà perdu 91% de sa valeur en un an.
La chaîne de restauration rapide d'inspiration mexicaine Chipotle, touchée par une épidémie de gastro-entérites fin 2015, cédait 1,66% à 494,67 dollars. Elle a prévenu qu'elle enregistrerait un premier trimestre non pas à l'équilibre mais en perte, vu le plongeon de 26% de ses ventes de février à périmètre constant.
En revanche, le spécialiste des logiciels professionnels Oracle bondissait de 4,00% à 40,29 dollars après des résultats meilleurs que prévu, même si ses ventes ont un peu pâti du dollar fort.
Time Warner Cable et Charter Communications, dont la fusion devrait être prochainement approuvée par les autorités américaines à en croire le Wall Street Journal, gagnaient respectivement 3,58% à 202,69 dollars et 5,41% à 197,05 dollars.
Le marché obligataire était hésitant. Le rendement des bons du Trésor à dix ans montait à 1,978% contre 1,967% mardi soir, mais celui des bons à 30 ans baissait à 2,715%, contre 2,730% précédemment.
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