Algérie: 20 ans de prison ferme requis contre Ouyahia et Sellal
Le parquet algérien a requis dimanche 8 décembre de lourdes peines d'emprisonnement contre d'anciens hauts dirigeants politiques, dont deux ex-Premiers ministres, et des hommes d'affaires accusés de corruption dans un procès sans précédent en Algérie, selon les médias locaux.
Le procureur a réclamé 20 ans de prison ferme contre deux anciens Premiers ministres de l'ex-président déchu Abdelaziz Bouteflika: Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal. C'est la première fois depuis l'indépendance en 1962 que sont jugés d'anciens chefs de gouvernement.
Le procureur a requis la même peine, de 20 ans de prison, par contumace à l'encontre d'Abdeslam Bouchouareb, ancien ministre de l'Industrie et des mines, en fuite à l'étranger.
Les autres peines requises vont de huit années d'emprisonnement jusqu'à quinze ans pour deux ex-ministres de l'Industrie, Mahdjoub Bedda et Youcef Yousfi. Le procureur a également réclamé la confiscation de tous les biens de tous les accusés et l'émission d'un mandat d'arrêt international contre M. Bouchouareb.
Ce procès est le premier consécutif aux vastes enquêtes sur des faits présumés de corruption, déclenchées après la démission, en avril, du président Abdelaziz Bouteflika, poussé au départ par un mouvement populaire de contestation du régime inédit, après 20 ans à la tête de l'Etat.
Les accusés, dont 18 présents dans le box, sont poursuivis pour financement "occulte" de la dernière campagne électorale de M. Bouteflika et favoritisme dans l'industrie automobile via des partenariats entre marques étrangères et grands groupes algériens, souvent propriétés d'hommes d'affaires liés à l'entourage du président déchu.
Appelé samedi à la barre comme témoin, le frère et conseiller de l'ex-président algérien, Saïd Bouteflika, mis en cause par l'un des accusés, a refusé de répondre aux questions du juge.
Depuis l'ouverture du procès au tribunal de Sidi M'hamed, dans le centre d'Alger, les principaux accusés nient en bloc et ne cessent de se défausser sur les autres.
Les débats se déroulent en l'absence de nombreux avocats de la défense qui ont décidé de les boycotter, dénonçant une "parodie de justice" et un climat de "règlements de compte".
(Avec AFP)
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