Alerte à Tindouf
Les gouvernements espagnol, britannique et américain ont émis récemment de sérieux avertissements à leurs citoyens pour éviter de se rendre à Tindouf en Algérie en raison de risques accrus d’enlèvements ou d’actes terroristes. Ces consignes sont récurrentes et semblent ne pas trop déranger les autorités de ce pays, et encore moins le mouvement séparatiste du polisario. Les alertes lancées visent en fait l’image de l’Algérie, même si elles concernent la région de Tindouf où se déploie le polisario.
Quand un pays pose de graves problèmes de sécurité, les gouvernements ont l’habitude de fournir des conseils à leurs citoyens qui pensent s’y rendre pour les alerter d’éventuels dangers. Ces communiqués renseignent sur les situations sur place qui pourraient avoir des répercussions sur leur sécurité s’ils y séjournent ou veulent y habiter. Une fois ces conseils émis, toute personne doit s’y conformer et assumer les risques de ses propres décisions.
Dans le cas des récents avertissements sur Tindouf, ce sont donc les pays qui se soucient du bien-être de leurs citoyens et qui attachent de l’importance à leur sécurité, qui alertent sur une région où l’Algérie accorde peu d’égards à ses habitants. Malgré les différents appels des Nations unies pour identifier les réfugiés et leur accorder la liberté de mouvements, Alger fait de ces lieux une zone de non-droit et un véritable fonds de commerce pour sa politique extérieure.
Les conseils et avertissements répétitifs sur les dangers que représente la région de Tindouf pour les visiteurs ne visent pas que les citoyens étrangers. Ils ont un impact négatif sur l’Algérie elle-même, dont cette région est devenue l’abcès. Aucun touriste ne s’y rend et encore moins des investisseurs, parce que l’État algérien ne s’y investit pas, la laissant à l’abandon et aux mains d’un groupuscule qui la gère à sa guise en dehors de toute légalité.
Le niveau des récentes alertes prononcés à l’égard de ceux qui peuvent être tentés de visiter Tindouf est le plus élevé. Généralement, les pays procèdent par étapes quand ils veulent attirer l’attention sur des dangers éventuels pour leurs citoyens. Quatre niveaux de conseils sont émis en fonction de la gravité de la situation. La première étape est de prendre des mesures de sécurité normale, ensuite faire preuve d’une grande prudence. Viennent par la suite les conseils d’éviter tout voyage non essentiel et, enfin, l’interdiction de tout voyage dans une zone donnée.
Ce sont donc ces deux dernières recommandations qui concernent toujours Tindouf. Elles annoncent des risques fort probables, et ne sont publiées que lorsque la sécurité des personnes pourrait être compromise. Le citoyen est donc appelé à éviter de s’y rendre, ou d’effectuer un voyage non essentiel. Donc ce cas, il faut se renseigner si une telle visite est réellement nécessaire. Si la personne y est déjà, il doit se demander s’il doit demeurer ou quitter rapidement la région.
L’émission de ces consignes servent les citoyens pour les persuader de se rendre dans une région. Cela signifie que ce territoire est dangereux, et qu’il est formellement interdit de le rejoindre. De même, toute personne qui s’y trouve doit envisager de le quitter. Ces informations sont communiquées uniquement lorsque la sécurité d’un pays pose des risques terroristes, et parfois même sanitaires. Les véritables responsables de cet état de fait et de ces alertes répétitives sur Tindouf sont les gouvernements algériens successifs qui, par leurs propres décisions et initiatives irréfléchies, ont fait de cette région ce qu’elle est actuellement, une zone de non-droit.
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