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Diplomatie : négociation à ciel ouvert

À l’heure où certaines puissances mondiales adoptent une diplomatie frontale, le Roi Mohammed VI incarne une approche tout en subtilité. Chronique de Hassan Hami, ancien diplomate, docteur en sciences politiques.

Le 3 juin 2025 à 15h39

Un échange musclé entre le président américain Donald Trump et le président sud-africain Cyril Ramaphosa, à l’occasion de la visite de ce dernier à Washington, les 19-22 mai 2025. La visite du chef de l’État sud-africain est très attendue dans la mesure où Pretoria est, depuis des semaines, l’objet de feux croisés de la part de la Maison Blanche.

Le président américain fait éteindre la lumière pour diffuser des images montrant des persécutions présumées dont seraient victimes des fermiers blancs. L’acharnement américain, selon la version sud-africaine, est perçu de différentes manières par les observateurs et les experts des affaires africaines. Les explications fusent et on en compte une bonne dizaine. Je vais en citer quelques-unes.

Certains experts sont d’avis que le comportement du président américain est une réponse explicite des États-Unis à la loi d’expropriation des terres adoptée par le gouvernement sud-africain le 23 janvier 2025. Cette loi vise directement les fermiers sud-africains blancs propriétaires de 80% des terres. La main d'Elon Musk, d’origine sud-africaine serait pour quelque chose dans le comportement de la nouvelle administration américaine.

D’autres experts y voient une stigmatisation de la position de Pretoria à l’égard d’Israël. Elle a intenté une procédure devant la Cour internationale de justice accusant Tel Aviv de génocide dans la bande de Gaza en 2023. Par ailleurs, une fine poignée d’observateurs perçoivent l’attitude du président américain comme étant un grief à peine dissimulé de la position de l’Afrique du Sud au sein des BRICS.

Marchandage diplomatique nouveau style

Cependant, ce papier vise un autre objectif. Il s’agit de l’examen de l’enracinement d’un nouveau style diplomatique par le président Donald Trump dont l’esquisse a été présentée lors de son premier mandat (20/01/2017- 20/01/2021). Un style qui s’accompagne d’un nouveau pouvoir de marchandage diplomatique (A new bargaining power style) qui n’a cure des anciennes bonnes manières protocolaires.

Ce style ambitionne (et réussit) à obtenir les résultats escomptés en jouant sur le nerf des hôtes de la Maison Blanche. Plusieurs chefs d’Etat et de Gouvernement y ont expérimenté la magnitude et l’atmosphère électrique.

En matière de diplomatie intelligente, l’essentiel est d’atteindre les objectifs souhaités et de le faire montrer de belle manière. C’est dans cette perspective qu’il y a lieu d’observer un autre style, plus sobre, plus droit et sans langue de bois. Il n’est pas assez mis sous les feux de la rampe, mais qui atteint les objectifs escomptés : le style du Roi Mohammed VI.

Il ne s’agit pas ici de comparer dans le sens académique du terme, mais de réfléchir sur des styles diplomatiques qui évoluent en fonction de l’évolution du système international et des changements drastiques dans les sous-systèmes régionaux qui sont plus dynamiques que les autres. En l’occurrence, ces styles jouent à la fois l’adaptation et la fermeté, la souplesse et la détermination.

"Le style c’est l’homme", cette affirmation est on ne peut plus pertinente dans le cas d’espèce. Rappelons alors l’essentiel. Le cas du président sud-africain n’est pas le premier, comme souligné plus haut. Les observateurs se rappellent une scène qui se déroule le 20 mars 2018 au cours de laquelle le président Donald Trump présente au prince héritier d’Arabie saoudite, Mohamed ben Salmane, de grandes affiches des armes vendues à l’Arabie saoudite en 2017. Il essaie de le persuader d’en acquérir plus, mais surtout de démontrer que sa méthode de négocier avec les alliés traditionnels est plus efficace : un engagement de la part des Etats-Unis que ses derniers doivent payer conséquemment.

Loin des subtilités d’un marchandage d’affaires dont est réputé le locataire de la Maison Blanche, le message est plutôt diplomatique et stratégique. Il remet sur la table les conditions du parapluie sécuritaire américain en faveur de l’Arabie saoudite. Ce mécanisme est opérationnel depuis l’accord dit secret conclu entre le président américain Franklin D. Roosevelt et le roi Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud quand ils se sont rencontrés à bord du croiseur USS Quincy dans le canal de Suez en février 1945.

Selon des révélations non confirmées, les Etats-Unis garantiraient la sécurité militaire du Royaume saoudien contre son engagement à garantir la sécurité énergétique des Etats-Unis et de ses alliés occidentaux.

La mise en scène impeccablement jouée en 2018 par le président Donald Trump reposait sur deux vecteurs de l’interdépendance étatique : la vulnérabilité et la sensibilité. A l’époque, la situation intérieure en Arabie saoudite est électrique et les réformes introduites par le prince héritier saoudien secouent l’échiquier politique, sécuritaire et diplomatique national et régional.

Il en découle que la finalité de l’exercice diplomatique de Donald Trump est de placer ses interlocuteurs dans une position inconfortable, les poussant soit à relever le défi soit à se courber et laisser la tempête passer. La dimension psychologique est déterminante tant le président américain fait de l’imprévisibilité son cheval de Troie.

Le même scénario est mis en œuvre, à l’occasion de la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky en février 2025. Le président Trump fait remarquer à son interlocuteur qu’il n’a plus de cartes pour pouvoir négocier une solution avantageuse dans le conflit entre l’Ukraine et la Russie (H. Hami, L’Europe daltonienne et la phobie d’un Yalta 2, MEDIAS24, le 14 mars 2025). Le président ukrainien tente de se défendre en bravant le vice-président américain James Davis Vance, présent lors de l’audience, qui intervient pour appuyer l’argumentaire de son président. En vain.

Quelle lecture peut-on faire de ce nouveau style de négociation à ciel ouvert ? Un : la définition des règles de jeu et l’amorce d’une nouvelle trajectoire pour le déroulement des négociations futures. Il s’agit là d’une technique destinée à tourner la page des relations antérieures pour secouer le statu quo et exprimer la nécessité de trouver d’autres alternatives.

Deux : la hiérarchisation des priorités dans des relations asymétriques dans lesquelles l’acteur mineur est sommé de revoir les siennes et de les adapter à celles de l’acteur majeur. A défaut, il est appelé à voir ailleurs tout en assumant les conséquences de son choix.

Trois : la clarification des positions en prenant à témoin les médias, les acteurs étatiques impliqués et le public. L’exercice est une démonstration éloquente de la manipulation au grand jour. Elle est accompagnée indirectement (ou involontairement) de la démystification de l’image charismatique de certains dirigeants aux yeux de leurs opinions publiques.

Quatre : la provocation des médias réputés pour courir après les scoops qui défraient la chronique. Ils sont pris au dépourvu et cherchent, à travers des correspondants intraitables, à ne pas se faire reléguer. La scène du correspondant qui pose une question insidieuse au président Trump sur l’histoire du Boeing 747-8i (une version impressionnante de jumbo-jet) offert par le Qatar, pour désamorcer la situation chaotique dans laquelle se trouve le président sud-africain, est on ne peut plus révélatrice.

Epée de Damoclès dans le décor

Le président Trump ne se laisse pas faire et qualifie le journaliste d’incompétent pour avoir voulu détourner l’attention de l’audience et du public sur le calvaire qu’il fait subir à son interlocuteur sud-africain. Il confirme n’avoir aucun problème à accepter une telle offre. Pour mémoire, deux Boeing 747-200B sont au service de la présidence américaine depuis 1990. Le président Trump entend les remplacer.

Cinq : la délimitation du champ des visites des chefs d’Etats et de Gouvernements à la Maison Blanche. À moins de se bien préparer et de venir avec un agenda clair et négocié à l’avance et dans les détails les plus fins, il leur est conseillé de rester chez eux.

Pour ceux qui veulent voir le président américain leur rendre visite pour redorer leurs blasons, il leur est demandé de préparer leurs chèques et de passer à la caisse. Pas de contrepartie gratuite et pas d’œil fermé sans conséquence, non plus.

Six : la répétition délibérée d’erreurs protocolaires. Voilà une arme qui ne rate pas. Elle déstabilise les visiteurs et les met en porte-à-faux par rapport à leurs narratifs sur l’excellence des relations bilatérales et sur leurs perspectives prometteuses. On remédie à l’erreur, mais l’épée de Damoclès reste dans le décor.

L’une des erreurs préméditées est celle qui porte sur les drapeaux ou les fanions. L’exhibition d’un ancien drapeau ou sa confusion avec celui d’un autre pays avec lequel le chef de l’Etat visiteur a un conflit est l’une des astuces protocolaires qui fait mouche. Outre la déstabilisation requise, elle empoisonne l’atmosphère des entretiens officiels et limite la portée de la visite.

De même, l’erreur sur la carte géographique et politique est un signal fort sur la position du pays hôte par rapport à un conflit régional dans lequel le chef de l’Etat du pays visiteur est impliqué.

Sept : la justification d’une décision politique et diplomatique qui ne semble pas avoir été bien comprise. Cette posture est destinée aux pays dits alliés traditionnels qui rechignent à admettre que leur position privilégiée est en train d’être remise en cause. Un nouveau souffle est dans l’air du temps, favorisant le réalisme et le pragmatisme. Ils sont indirectement sommés de le comprendre ou de payer le tribut de leur lecture statique de l’échiquier géopolitique global.

La plupart des critères avancés plus haut se trouvent, toutes proportions gardées, dans le style du Roi Mohammed VI. Un : le recours aux médias pour faire passer des messages se fait à travers des médiums appropriés. Le roi Mohammed VI parle rarement directement aux médias. Il semblerait ne pas préférer se prêter au jeu des questions et réponses qui peut être porteur d’amalgames et de subtilités inutiles.

Deux : la clarté dans les idées et la maestria de la réaction aux problèmes d’urgence. Le Roi utilise un instrument de premier choix, rationnel, limpide et sans détours : les discours. Ils sont concis et vont droit au but. En matière de politique étrangère, les discours sont clairs et les acteurs visés identifiés. Le message est adressé dans la forme et l’élégance requises. Il ne ferme jamais la porte à la recherche des solutions à l’amiable.

Trois : le soin profond donné au timing et au contexte. Le roi en fait une pierre angulaire du message convié. Il s’agit là d’une démarche cohérente en adéquation avec les priorités tracées.

Quatre : la délimitation du champ des négociations futures avec les partenaires et les autres pays intéressés par des relations sérieuses avec le Maroc. L’intérêt national passe en premier. Pas de concession au sujet de la souveraineté dans ses dimensions politique, diplomatique, économique et sécuritaire.

Cinq : la justesse et la pertinence de la vision politique et stratégique. Deux discours et messages sont importants à citer à cet égard.

Diplomatie : transparence means business

 Premièrement, le discours prononcé le 20 avril 2016, à l’occasion du Sommet Maroc- Conseil de Coopération du Golfe (CCG). Le Roi Mohammed VI  y attire l’attention  sur les dangers qui guettent le monde arabe notamment les tentatives de changement de régimes et de morcellement des Etats arabes. Il met en garde contre les nouvelles alliances visant la création des conditions du désordre attentatoire à la stabilité dans la région et à la pérennité des Etats souverains.

Une année plus tard, une coalition de cinq pays (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Bahreïn, le Yémen et Egypte) se lègue contre le Qatar. Là encore, le Roi Mohammed VI se distingue par son maestria et sa vision et brise, en juin,  le blocus économique décrété contre ce pays par l’envoi d’une aide alimentaire d’urgence en juin 2017, en signe de solidarité avec le peuple qatari. Le Maroc n’en garde pas moins des relations amicales avec les membres de la coalition, en dépit d’un refroidissement de courte durée, vite oublié.

Le Maroc ne prête guère attention aux déclaratifs de certaines sphères à Doha qui prétendent, ignorant la symbolique du geste, que leur pays ne reçoit d’aide de personne et qu’il aurait payé pour recevoir ce type de soutien.

Deuxièmement, le discours dans lequel le Roi Mohammed VI trace les lignes rouges au-delà desquelles le Maroc ne peut accepter de promouvoir ses relations à la fois avec les partenaires et les adversaires. Le discours royal du 20 août 2022 sur le prisme à travers lequel le Maroc considère son environnement international en est l’illustration éloquente. Ce prisme est jugé en fonction de la position des pays amis et les autres pays à l’égard de la question du Sahara marocain.

Six : la valorisation de l’approche pacifique de résolution des conflits bilatéraux interétatiques. Le roi Mohammed VI fait valoir, au moins, cinq techniques de dialogue et de rejet d’alternatives belliqueuses  prisées par les adversaires du Maroc.

1 : La main tendue dans le but d’identifier les acteurs qui ont une dent contre le Maroc. Il s’agit d’acteurs étatiques souverains, membres de l’Organisation des Nations unies avides du double langage et amateurs de la langue de bois.

2 : L’invitation adressée à la communauté internationale d’être témoin de la bonne volonté du Maroc par rapport à la mauvaise foi de ses adversaires, acteurs étatiques dans les espaces euro-méditerranéens et arabo-africains.

3 : La distinction et la complémentarité entre les choix de politique intérieure et les priorités  de politique étrangère. Le lien entre les deux (Linkage politics) est fluide. Il est exprimé en fonction de la gymnastique politique et diplomatique en vogue sans déroger aux principes fondamentaux régissant les deux échiquiers.

4 : Le pragmatisme et l’adaptation. Les deux s’inscrivent dans le cadre de la neutralisation des adversaires et le maintien d’un fil de contact à travers les instances internationales. Deux exemples saillants. D’une part, la proposition du Plan d’autonomie en 2007 pour résoudre la question du Sahara marocain. D’autre part,  le retour au sein de l’Union africaine en 2017.

5 : La jonction entre les priorités nationales et internationales dans un même discours pour envoyer, de manière subtile, le même message. Il appartiendra aux acteurs intranationaux et internationaux de le saisir à sa juste valeur et en faire la lecture idoine.

Le style du président Donald Trump à travers le slogan "America First" qui fait grincer des dents lui permet de briser l’iceberg du doute de ses alliés et de ses adversaires. Lors de sa récente tournée dans la région du Golfe, il rentre à Washington avec des promesses d’investissements chiffrés à des trillions de dollars. De quoi faire perdre le nord aux planificateurs politiques et économiques et aux stratèges militaires, dont la plupart voyagent encore dans les aléas de la guerre froide ou de la littérature tiers-mondiste.

Le style du Roi Mohammed VI est tout aussi producteur de résultats positifs. Depuis le discours du 20 août 2022, la liste des pays qui reconnaissent publiquement la souveraineté marocaine sur ses provinces du Sud ou soutiennent le plan d’autonomie proposé depuis 2007 s’est élargie. Le dernier soutien en date est celui du Royaume-Uni, le 1er juin 2025.

On pourrait épiloguer sur la terminologie utilisée ou le choix de la syntaxe ; cependant, une chose est certaine, désormais, trois pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies soutiennent le Maroc. Ils figurent sur la liste de 117 pays à travers le monde qui adoptent la même position : la résolution du conflit régional autour du Sahara dans le cadre de la souveraineté marocaine.

Les différentes scènes passées en revue plus haut se déroulent normalement derrière les portes. Elles donnent lieu à des prises de bec légendaires dont certaines sont relatées dans les mémoires de chefs d’Etat ou de ministres des affaires étrangères. Elles associent menaces, intimidations et cacophonies diplomatiques.

En somme, la diplomatie évolue à la cadence de l’évolution de la structure du système international et des processus qui s’y jouent. Tous les moyens destinés à la mise en œuvre des choix en politique étrangère se valent à condition qu’ils soient créatifs, préventifs, réactifs dans la sérénité et le calme.  Force, à cet égard, de constater que la diplomatie de l’ère Post-Covid sera plus surréaliste pour les uns et plus réaliste pour les autres.

Toutefois, tant que la diplomatie travaille à clarifier les perceptions au lieu de les endiguer, elle aura atteint son objectif. La négociation entre Etats souverains est désormais sous les feux de la rampe, à travers des styles qui troublent parfois les observateurs.

Cependant, ces styles ne ressemblent pas au modèle classique de l’Etat spectacle. De même, la diplomate ne s’inscrit plus dans le schéma de la manipulation tous azimuts. Bien qu’elle garde les canaux classiques en fonction pour les affaires les moins pressantes, elle est plus directe. Elle est désormais pratiquée à ciel  ouvert.

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Le 3 juin 2025 à 15h39

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